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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’HOMME.

dont l’opacité constitue la maladie nomméecataracte. A la surface interne de l'œil s'épa-nouit la rétine séparée de la sclérotique par lachoroïde que recouvre un pigmentum noirqui remplit dans l’œil le même but que le noirdans les instruments d’optique. Sur la rétineformée par l’expansion du nerf optique, vientse peindre l’image des objets que nous voyons.

Le globe de l'œil est protégé en avant parles paupières auxquelles l'unit une membranemuqueuse , la conjonctive. Le sourcil om-brage l'œil et en détourne la sueur. Enfin , laglande lacrymale , placée dons l’orbite au-dessus du globe oculaire, sécrète les larmesqui le baignent et entretiennent la souplessede ses memhtanes, puis s'écoulent par lespoints lacrymaux et sont reçues dans le saclacrymal.

L’ôheille est l’organe de l’ouïe. L’appareilauditif est divisé en trois régions : Vorei/leexterne , l 'oreille moyenne et Yoreille in-terne ; ces deux dernières renfermées dans.'épaisseur du crâne. L’oreille externe estcomposée de la conque, véritable cornetacoustique, et du conduit auditif externe paroù le son arrive dans la cavité auriculaire. Cettecavité est fermée par une membrane, le tym-pan , en arrière duquel s'étend un espacenommé caisse du tympan. Le son frappe etfait vibrer le tympan ; trois osselets que leurforme a fait appeler le marteau , l 'enclumeet l 'étrier, transmettent cette vibration dansl oreille moyenne et Jusqu'à l’oreille interne ,où le son, après avoir parcouru les conduitssinueux du labyrinthe , des canaux demi-circulaires et du limaçon , est perçu par lesexpansions du nerf auditif.

L'air arrive dans la caisse du tympan par uncanal qui s’ouvre à la partie supérieure et la-térale du pharynx, C'est la trompe d'Eus-tache.

Fosses nasales. — T.e sens de l'odorat a sonsiège dans une osvité comprise entre In basedu crâne et le palais. Une cloison la sépareen deux moitiés latérales que l’on nommefosses nasales , et qui sont tapissées d’unemembrane muqueuse nommé memb. pitui-taire. Trois feuillets osseux roulés sur eux-mêmes, et que l’on nomme cornets , aug-mentent dans chacune des fosses nasales lasurface que tapisse la pituitaire. Les sinusfrontaux et maxillaires et les cellules eth-moidales communiquent avec les fosses na-sales dans lesquelles arrivent, par le canalnasal , les larmes qui de l'œil sont reçuesdans le sac lacrymal. En arrière , les fossesnasales s’ouvrent au-dessus de l’arrière-bou-che.

Voies aériennes. - Les fosses nasales for-ment avec la bouche l’entrée des voies aérien-nes. Les fonctions de la bouche sont nom-breuses : elle livre passage à l’air, c'est danssa cavité que la voix revêt la forme du lan-gage; elle renferme aussi l'organe du goûtet les appareils chargés de la première élabo-ration des aliments.

Fermée en avant par les lèvres qui jouentun rôle important dans ses fonctions, elle esttapissée dans toute son étendue par la mu-queuse, et présente à son pourtour les arca-des dentaires, formées chacune chez l’adultede seize dents , savoir quatre incisives, deuxcanines et dix molaires. Les dents sont leproduit d'une sécrétion spéciale et ana-logue à celle des ongles et des poils. Ellescommencent à paraître chez l'enfant vers laÛn de la première année, c’est ce qu’onnomme la première dentition. Elles ne par-viennent alors qu’au nombre de dix à chaque

arcade dentaire. De sept à douze ans, ces pre-mières dents ou dents de lait tombent, etsont remplacées par la deuxième dentitionqui s’augmente ae quatre molaires en hauiet en bas. Enlln, de dix-huit à vingt-cinq ans,paraissent les dernières molaires ou dents desagesse.

Sur la partie inférieure de la bouche reposela langue, véritable membre, que composentet meuvent des muscles nombreux. Sur lesbords et la face supérieure de la langue, onvoit des papilles de formes différentes, etui, comme celles de la peau , sont chargéese percevoir les sensations. La cavité buc-cale est bornée en haut par la ajoute pala-tine, d'où pend I entoile du palais , cloisonmobile, dont le bord libre forme deux arca-des séparées par la luette.

L'espace circonscrit par la basede la langueen bas, les piliers du voile du palais latérale-ment, et le voile du palais en haut, se nommeisthme du gosier.

A droite et à gauche , le voile du palaisvient se rattacher au pharynx par deuxreplis qu’on nomme piliers du voile dupalais, et qui embrassent les amygdales,ou tonsilles , glandes dont l’usage est in-connu.

Appareil de la RESPIRATION . — Dans le pha-rynx est placé un organe qui en forme la pa-roi antérieure, et que l'on nomme le lart/nx.C'est un tube forme de cartilages articulés en-tre eux; l'intérieur est tapissé par une mem-brane muqueuse, et s'ouvre dans le pharynxpar un onllce triangulaire dirigé d’avant e»arrière, et de haut en bas.

Cet orillce est clos par une sorte de soupapecartilagineuse, mobile, rattachée à la base dola langue, et que Ton nomme épiglotte. Au-dessous de l'orifice supérieur ou larynx, lamuqueuse forme des replis qui circonscriventun espace triangulaire , et par leur vibrationproduisent les sons comme l’anche des instru-ments à vent. Ce sont les cordes vocales,et le canal qu'elles laissent entre elles senomme la glotte.

Voix. — C’est donc dans la glotte que seproduisent les sons qui constituent la voix;ils sont ensuite moditlés par les mouvementsinstinctifs «le la glolte elle-même et dularynx, du voile du palais, des parois de Isbouche, des lèvres et de la langue qui estl'orgnne de la parole, comme la glotte est ce-lui de la voix.

Au-devant et à la partie inférieure du la-rynx , on trouve un organe glanduleux < etsymétrique et dont l’usage est inconnu : c’estle corps thyroïde, dont l'hypertrophie con-stitue le goitre.

Le larynx se continue avec la trachée-artère, tube formé de cerceaux cartilagi-neux, unis entre eux par une membranefibreuse; au niveau de la troisième vertèbredorsale, la trachée se divise en deux rameauxui se subdivisent eux-mêmes en une foule'autres: ce sont les bronches. Elles péné-trent dans le poumon comme les racinesd'une plante dans le sol, et chacune de leursradicules va s'ouvrir dans une des cellulespulmonaires. Les parois de ces cellules, ta-pissées par la membraue muqueuse, soot for-mées par le tissu propre des poumons etcontiennent dans leur épaisseur les vaisseauxet nerfs pulmonaires. Adossées les unes auxoutreset indépendantes comme les alvéolesd’un rayon de miel, ces cellules constituentpar leur ensemble les poumons , organesprincipaux de la respiration. .

Les poumons sont au nombre de deux ei