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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’ilOMME. ^43

Salamanque déclarèrent à Charles V que lareligion défendait l'ouverture des cadavreshumains.

Cependant, l'anatomie et la physiologiemarchaient alors à grands pas, grâce auxtravaux de Vesale de Bruxelles , le plus grandanatomiste de notre ère.

11 fut le chef de cette école d’Italie , alors sigrande et qui produisit dons l’espace d'unsiècle Eustachi,Butai, Fnllope, Varole, Bauhin ,Fabrice d’Acquapendente, Ingrassias et tautd’autres. Le reste de l'Europe n’avait alorsque bien peu d'anatomistes.

Au xvu* siècle. Harvey prouve la circulationdu sang, déjà indiquée par .Michel Servçt ; à lamême époque, Aselli découvre les vaisseauxchylifères; l’ecqnet et Yesling, Iludbcck, Bar-tholin et Jolyf décrivent le canal thoraciqueet le système'lvmphalique.

L’invention du microscope ouvrit alors auxétudes anatomiques un champ nouve.au , etLetivenhoeck s'illustra par ses découvertesmicroscopiques.

C’est au xvi* au xvu c siècle et au commen-ment du xvm« qu'appartienuent AmbroiseParé , l’une de nos gloires scientitiques;Ruisch, célèbre par ses injections ; Malpiglii,Vieussens , Itigbmore, Willïs, Valsalva, Sauto-rini, Sénac, Duvernay, Glisson, Sténon , Wins-low et Morgagni, l'IIippocrate moderne.

Après eux vint le grand Haller, qui comptaparmi ses disciples Meckel et les principauxanatomistes de ce siècle. Il ajouta aux con-naissances anatomiques et résuma dans unouvrage admirable la science physiologique

Vers la fin du xvme siècle, pendant queSpallanzani s'illustrait en Italie , parut enFrance Bichat, le créateur de l’anatomie gé-nérale.

Au xix 6 siècle appartiennent Cuvier clM. Geoffroy Suint-Hilaire, les deux plusgrands zoologistes des temps modernes ; Mas-cagoi et scarpa , qui, pendant leur longue et

brillante carrière , ont fait revivre l’anciennegloire de l'Italie .

L’Allemagne s'honore des travaux de Bur-dacb, de Carus, d'Ehrenberg, de MUller etd’une foule d’autres hommes supérieurs.

La France répand en Europe les ouvragesde Boyer, de MM. Cruveilhier, Cloquet, Bres-cbet, Blandin et autres professeurs distingués.

L’Angleterre seule , quoiqu'elle ait produitA. Cooper et Abernethy, est encore sous 1»poids des préjugés du moyen Age. Les étude*anatomiques y sont presque impossibles, etLondres et Edimbourg envoient leurs élèveset môme leurs docteurs apprendre l'anatomiedans nos amphithéâtres.

Bibliographie. — Nous citons de préférence,dans la foule de bons auteurs qui ont écrit surl’anatomie et la physiologie, ceux dont les ,travaux embrassent le cercle entier de lascience.

Les Eléments de zoologie de M. Milne Ed-wards nous paraissent l'outrage le plus propreà donner une idée générale de l'anatomie etde la physiologie chez l’homme et dans toutle règne animal. C’est en grande pariie à cetouvrage que sont empruntés nos prolégo- 1mènes d’anatomie et de physiologie générales.Parmi les traites spéciaux nous citerons ceux 1de Béclard, Bichat, Bourgery , Boyer, f.ru-veillucr, F. Meckcl, anatomie; Carus, anato-mie comparée. Les planches de l’ouvrage deM. Bourgery sont d'une grande utilité pour (l’étude de l’anatomie, et peuvent en donner jrapidement une connaissance suffisante auxgens du monde, à qui répugnent la longueur .et les dégoûts d>'s travaux de l'amphithéâtre. ,

Les ouvrages de Burdach . .Millier et Pritchardforment le résumé le plus complet de In science iphysiologique de notre époque. O 11 peut en- |core consulter la physiologie de Ridierand, »revue par M. Bérard, les ouvrages de MM. Lett-re t et Lassaigne, Tiedeinauu et Gmeliu sur ladigestion.

XIV. HYGIÈNE ET MÉDECINE DES ACCIDENTS.

Préliminaires. — \,'hygiène (hygiêia, santé)nous apprend à couserver la sauté, en nousfaisant connaître les causes de maladies, et lesmoyens dont l’emploi bien dirigé peut pré-venir lqg effets de ces causes. Quand cesmoyens rentrent par leur nature dans le do-maine de la médecine ou de la chirurgie,l’hygiène prend le nom de médeciue pro-phylactique.

L’hygiène est d'un grand secours à la mé-decine pour ramener à la santé le corps at-teint par la maladie , son emploi constituealors le traitement hygiénique.

Dans l'antiquité , l'hygiène était presquetoute la médecine. La plupart des lois qui ré-gissaient les peuples antiques, notammentcelles de Moïse, reproduites par Mahomet ,sont basées sur l'hygiène la mieux raisonnee.On ne peut qu’admirer cet esprit d'observa-tion qui avait révélé aux anciens tant de faits.La gymnastique et le bain étaient chez euxd’un usage général et presque Journalier. Ilsportaient des vêtements larges et de couleurclaire, sachant bien que ce sont les plusbauds en hiver, ie6 plus frais en été.

Cependant, parmi d’excelleuts préceptes,bien des erreurs s'étaient glissées dansl’hygiène antique; queloues-unes, résultat de

l’ignorance et de la superstition, d'outrescalculées avec une science déplorable. AinsiLycurgue condamnait à la mort des enfant*qui, nés faibles en apparence , pouvaient de-venir de robustes soldats; et, croyant affermirencore la constitution de ceux qui lui parais-saient valides, il les plongeait dans un bainfroi J nu sortir du sein de leur mère; affreuse

expérience, qui de nos jours eucore na quetrop d'aveugles partisans.

Et pourtant quel homme de bon sens vou-drait se plonger tout en sueur dans la Seine-

Lycurgue et la plupart des chefs de l'anti-quité avaient besoin de soldats beaucoup pi®que de penseurs. Aussi cherchaient-ils a dé-velopper surtout le corps, ils cierçaient lesmuscles plus que le cerveau, et dans leursinstitutions la gymnastique tenait le pre-mier rang. Sparte*, Thèbes , étaient peupieesd’hommes athlétiques; mais, suivant l’expres-sion de Cabanis, les athlètes .chez les ancienspassaient pour des gens qui ne regardaientpas de si près aux choses. ' ,.

Trois sortes d’agents influent sur la sanie •les milieux dans lesquels on vit, circunijusa*les corps appliqués à la surface de la peau,applicata ,• les substances ingérées ,

gesta .