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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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INFLUENCE DE L AIR , DE LA LUMIÈRE , DES CLIMATS. 530

5 1 . Les milieux.

L’ilB ATMOSPHERIQUE ET LA LUMIÈRE. — L'air

renouvelé sans cesse, et la lumière du soleil ;voilà ce qu'il faut avant tout à l'homme. C'estsurtout dans l'enfance, pendant le développe-ment rapide des organes, qu'un air pur, quele grand air est de toute nécessité, l’arcoureznos rues, voyez dans les cloaques étroits etsombres de la Cité ces êtres chétifs, au teintplombé, dont les 9/10 périssent dans leur pre-mière année, dont le reste traîne une enfancemaladive. Ces pauvres enfants vivent dans desrues où le soleil ne donne Jamais , où l'air nese renouvelle presque pas au-dessous du qua-trième étage.

Voyez au contraire, sur les quais du midi,sur nos grandes places, dans des quartiers,non pas plus riches, mais où l'air et le soleilabondent; comparez le chiffre de la mortalité,la taille, la force, la mine des enfants.

Les rues de Lille sont bordées d'ateliers sou-terrains, véritables caves où vit une populationlaborieuse qui ne respire qu'un air croupis-sant et connaît à peineTa lumière du soleil.Quand on a vu les tisseurs de Lille , ou sait ceque vaut le graud air.

L'bomme qui peut choisir sa résidence de-vra s'établir dans un lieu bien aéré. Dans lesvilles il préférera les rues exposées au veut etau soleil; il évitera ces logements humidesdonnant sur des cours étroites et semblables àdes puits. Hors des villes, il redoutera le voi-sinage des terrains humides, des prés mareca-geui.

Les cours d'eau ont la plus grande influencesur le renouvellement de l'air des pays qu'ilsarroseut ; car, au-dessus d'une rivière, s'eta-blisseut toujours des couraniset couire-cou-rauls d’air. Daus les vallées des Alpes , partoutoù les torrents coulent vite, l'air est vif et lapopulation saine. Quand, au contraire, leseaux stagnent ou coulent lentement, l'air dela plaine est stagnant comme les eaux, et l'onvoit apparaître les crétins.

On doit craindre moins l’odeur infecte d'unefabrique de colle-forle que les émanationsinodores dos berges marécageuses d une ri-vière ou d un pâturage où croissent des ro-seaux.

Le gaz qui se dégage du charbon en com-bustion , de la braise enflammée, no répaudaucune odeur et tue.

L’infecte voirie de Montfaucon inspire ledégoût et révolte les sens; mais ses émana-tions fétides n'agissent pas sensiblement surla santé des gens qui y travaillent et des po-pulations d'alentour. ( Parent-Duchiitelet I.

Rien n'altère aussi promptement l’air at-mosphérique que la respiration animale.

L accumulation d’un grand nombre d'hom-mes ou d'animaux dans un espace restreintconstitue le foyer d'infection le plus dange-

Cest à l'encombrement des hôpitaux qu'edû le typhus.

Ce futjans les quartiers encombrés de ppulahon, dans les maisons des logeurs , quecuoiera ül en 18:12 les plus grands ravages.

il faut éviter de coucher en grand nombioans la même chambre. Craignez pour voiet vos eufauls les alcôves étroites et ferméewriiei-vous d'entasser les enfants dans imeme ht, comme ou le fait trop souvent-n.«!îj V ^ élaux dégagent peudant la nuit uigrande quantité d’acide carbonique, et de pLbsorheut 1 oxygène de l’air. Le parfum diogereuse ** * yMèine u « r ’ yu v x une iufluen

On doit donc éviter de conserver pendantla nuit des végétaux odorants ou sans odeurdans la chambre où l'on couche.

S'il vous faut loger dans des quartiers po-puleux, dans des maisons encombrées, choisis-sez les étages supérieurs. Si, de vos fenêtre®!vous découvrez une grande étendue de ciel, sivous pouvez faire pénétrer dans votre demeureles rayons du soleil et de grands courantsd'air, vous 6erez en garde contre les plusmauvaises chauces qu'offre l'habitation deevilles.

Il est dangereux d'exposer les yeux a l'actionde la lumière sotaire ou artificielle fortementréfractée. En Italie, notamment à Florence ,où la plupart des maisons sont badigeonnéesen couleur blanchâtre, et où les rues sont dal-lées de pierres d'un gris clair, les maladiesdes yeux sont extrêmement fréquentes. Nullepart on ue voit plus d'aveugles qu'en Orient,oh toutes les maisons sont blanchies à lachaux. *

Les cordonniers, et en général les ouvriers

3 ut sc servent de boules de verre nlcines d'eauisiillée pour augmenter l'intensité de leurlumière, fournissent aux hôpitaux la plupartdes maladies des yeux. Les ouvriers qui tra-vaillent les corps brillauts sont exposés auxmêmes dangers.

Les lampes qui donnent une lumière très-iniensc, et la chandelle dont la flamme rougeet vacillante éclaire si mal, sont presque éga-lement nuisibles à la vue. Il y a sans duuieavantage a obtenir d'un luminaire quelcon-que une lumière blanche, mais il faut éviterd’en placer le foyer trop près des yeux.

Une personne qui travaille à la lumière doitchercher autant que possible à placer le foyerlumineux au-dessus ne sa tète, un peu en ar-rière. Quand il est placé en avant ou de côté,les rayons arriveut directement aux yeux, etquelque précaution qu on prenne, le globe del'œil est sollicité, par une force irrésistible, austrabisme convergent ou divergeut dout il neprend que trop vite l'habitude.

C'est par cette raison qu'il ue faut Jamaisplacer le berceau d'un enfant de manière quela lumière arrive obliquement à ses yeux oudirectement en face.

Les climats ont sur la santé la plus grandeinfluence, et l'hygiène varie suivant les régionsdu globe. L’Indou peut vivre de riz et d'eaulactée; l'habitant des régions équatoriales doitcombattre par des bains fréquents l’effet d'unetempérature quelquefois supérieure à celle deson sang; l’homme de l'occident et du nord nepeut se passer de viu et de viande; si les bainsfui sont nécessaires, ce n'est plus pour pallierl’effet d'une transpiration excessive, c'est pourentretenir la souplesse de la peau, pour com-battre la faligue musculaire et prévenir ou ar-rêter les effets d'un régime de vie souvent peujudicieux.

L'habitant des pays chauds, transporté dansle nord, doit s'appliquer surtout à prévenir l’ef-fet de l’air froid sur sa constitution. Il porterades vêtements de laine, de la flanelle sur lapeau, même en été; il se soustraira aux chan-gements brusques de température. Un peu devin, une nourriture animale lui réussiront, sises organes digestifs ne sont pas altérés par lerégime incendiaire des pays méridionaux.

L’bomme du uord qui va vivre entre les tro-piques doit se soumettre à un régime peuexcitant. Le bain froid , la diète végétale ,l'usage modéré des fruits acides lui serontutiles; mais surtout, et sous peine de la vie,qu'il fuie tout excès.

Jacquemont, à son arrivée au Bengale, s'é-