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HYGIÈNE ET MÉDECINE DES ACCIDENTS.
Joigne du monde, suit les règles de J'bygiènela plus stricte, et malgré ses travaux et ses fa-tigues, il échappe à l'influence meurtrière duclimat. Mais, après deux ans de prudence,l'exemple l'entraîne, la table de ses amis an-glais lui porle te premier coup ; trop couliantdans ses forces, il bra\e pendant six semainesune chaleur de'»0°; les marais empestés de nieSalsette font le reste, et il succombe à unemaladie du fuie.
Les changements brusques de températuresont les causes les plus fréquentes des mala-dies deTIo poitrine ; le froid humide est parmiles conditions atmosphériques une des. plusmauvaises. L'homme riche peut aisément t^esoustraire à ces influences fâcheuses de nosclimats. Four l'homme dont le travail et parconséquent la santé sout les seuls moyensd'existence, qu'il évite soigneusement des im-prudences souvent fatales.
*§ 2. Cor pi' appliqués à la Peau.
Vêtements. — L'usoge des vêlements de.laine est nécessaire à tous en hiver, dumoins pour la partie supérieure du corps ; etmême, pendant l'cté, l'homme que sa pro-fession oblige à travailler dans des lieuxhumides et à des courants d'air, ne devra pusporter des vêtements légers et surtout s'endépouiller lorsqu'il sera en sueur.
Les bas de laine déterminent vers les jambesun afflux de sang trop considérable; à moins queleur usage ne suit réclamé par des conditionsde santé particulière , on doit le rejeter dansla jeunesse et l'âge mûr ; mais c'est une res-source précieuse dans la vieillesse; car alorsil faut surtout empêcher le sang de se portervers la télé, et d'ailleurs les vieillards uesauraient être trop chaudement vêtus.
Les chaussons de laine, qui enveloppentle pied seulement, devraient être adoptes partout le momie; car c'est presque toujours parle froid aux pieds que l'on s’enrhume, et l’onvoit souvent une toux opiniâtre céder au seulusage de celte chaussure essentiellement hy-giénique.
En général, on ne court aucun risque, etl'on trouve au contraire de grands avantages,sous le rapport de la sunlé, à se vêtir chaude*ment.
Les marins de nos climats portent tous dela laine sur la peau et des vêlements de laineépais et nombreux —On n'observe presquepas d'exemple de phthisie parmi les marins.
On ne gagne que des maladies de poitrineà braver le froid avec des vêtements insufti-sants.
Parmi les enfants de { à 15 mois qui meurenten hiver, la plupart sont tués par le froid oupar des maladies qui en sont la conséquence.
Les sauvages du N. de l’Amérique vont nusdès leur enfance, et à 30 ans ils sont pour laplupart torturés par les rhumatismes.
En Angleterre, où les enfants vont demi-nus, où les servantes font leur travail du malinles bras nus jusqu'aux épaules, où les femmessont toujours légèrement vêtues, ou observela phthisie pulmonaire dans une pruporlionénorme. A Londres , un quart des morts ontlieu par suite de phthisie.
La phthisie, chez les femmes, n'a jamais étéplus fréquente en Fiance qu'après l'Empire,époque ou les femmes portaient les cheveux ala Titus , les bras uus et la poitriue fort décou*verte.
C'est donc un préjugé meurtrier que celuides parents qui, pendant l'hiver, promenèutleurs enfants les épaules 'e* bras et les jambes
nus , sous prétexte de fortiûer leur conslitu*tion.
C'est une mode funeste que celle adoptée de*puis quelques aimées par les jeunes ailes etles femmes de sortir décolletées.
Les vêtements lie doivent pas être trop ser-rés, principalement dans l'enfance et la pre-mière jeunesse. On doit se garder surtout dela mauvaise habitude qu’ont les nourrices deserrer fortement les langes autour de la poi-trine des enfants, llien de plus contraire nudéveloppement du corps que la compressionpar des langes serrés ou des vêtements étroits,
L'usage des corsets n'est utile nue commemoyen orthopédique, dans le cas de déviationde la taille imminente ou déjà comnieaceeI/hobilude que les femmes ont presque toutesde se serrer beaucoup la taille produit surleur sauté les effets les plus funestes, soit dansl'adolescence, soit dans le reste de la vie, eugênant beaucoup la circulation.
Les vétemeuts lâches sont plus frais cq été,plus chauds en hiver.
Le bain est un excellent moyen hygiénique.En été, le bain froid doline du lonauxur*ganes et contrebalance avantageusement fin-liuence de la chaleur atmosphérique. Le baintiède, en entretenant la souplesse et la pro-preté de la peau, est un moyeu des plus puis-sants de prévenir les affections cutanées, nsouvent dues au contact des matières pulvé-rulentes inévitable dans certaines professionset plus souvent encore à la malpropréié.
Le bain est dangereux pour les personnes,qui toussent ou qui s’enrhument facilement.aussi convieut-il peu aux vieillards.
I.es frictions sur la peau avec une brossedouce , un morceau de laine ou un linge, en-tretiennent la souplesse des muscles, augmen-tent leur force, et dissipent la fatigué. Prati-quées chez les enfants , elles favorisent puis*somment leur développement physique.
§ 3. Substances ingérées.
Aliments. — I.a subriélé est une des premiè-res conditions de la sauté. Le choix des ali*ments est aussi fort important, car, sans man-ger trop, on peut se nourrir de substances dontl’usage prolougé devient nuisible.
Le riche doit bannir de sa table les ragoûtsfortement épicés ; l'homme qui travaille uepeut malheureusement p.is toujours choisir sanourriture; il devra toutefois ne manger au-tant que possible que des viandes rôties oubouillies , se garder de l'usage des épices etsurtout du poivre dont l'action sur l'eslouiacet la réaction sur la peau sont des plus fu-nestes. ..
Les maladies de la p<.au et de l'appareil di-gestif, fréquentes dans la classe peu aisée, sontdues en grande partie à l'abus des salaisous,e*notamment de la charcuterie. .
La soupe, cet:o nourriture fondamentaleoenos pays, est sans contredit ’ le meilleur aii-nieut; mais pour sullire à l'homme qui re-vaille, il faut qu'elle soil faite avec du bouillonde viande. I.'homme nourri de viandeexecuidans un temps dunné plus d'ouvrage queCflui duut la nourriture est principalement * *
^alimentation de l'enfance. — En généralI'enlant doit être nourri exclusivement îlejusqu'à l’apparition des premières dents. •inutile de prolonger l'allaitement, s.iuiles cas exceptiouuels, au delà de neut a
On ne doit pas gorger les enfants Je iail etleur faire prendre le sein a tout prHP°J u . !piélexte de les caluicr. Des qu on voit.u