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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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."55 iIMENTS, BOISSONS, MÉDICAMENTS. i

fant rfjeler une parlie du lait, raillé ou non,il faut lui donner le sein moins souvent oumoins long-temps chaque fois, car le vomisse-meDt indique toujours chez les enfants un étatmaladif de l'estomac, et rien n'est plus fauxque ce dicton des nourrices : Si l'enfant re-jette, c'est signe qu’il profite.

Boissons. — Veau est, sans contredit, l’unedes meilleures boissons et celle dont l’hommepeut le moins se passer. Quand il ne s'agitque d’apaiser la soif, c’est celle qui remplitle mieux ce but.

Toutes les eaux ne sont pas égalementbonnes; et le choix à faire entre celles quisont potables n'est pas sans importance enhygiène.

Les eaux chargées de sels calcaires, celles despuits de Paris ou de la Beauce, par exemple,allèrent rapidement l'email des dents. Leseaux de source et en général les eaux slagnan-tesou coulant avec lenteur sont de digestiondifllcile. Suivant M. Boussingault, leur usagecontribue puissamment à produire le goitre etmême le crétinisme, ce qui tient, d’aprèscet auteur, à ce qu'elles ne sont pas suffisam-ment aérées.

L'cxpericnce des habitants des campagnesleur apprend du reste à apprécier les eauxqu'un cours rapide et accidente mélange d'unegrande quantité d’air; et. parmi les nom-breux ruisseaux qui coulent près de son cha-let, le berger des Alpes choisit toujours pours'y désaltérer celui dont l’eau est le plusbattue.

On trouve de l’avantage à mêler à l’eaucertains acides, comme l’acide sulfurique, levinaigre et le suc de citron, L'addition de cesacides peut rendre moins nuisibles des eauxiusalubres que la nécessité contraint quelque-fois de boire. Le mélange d'eau et d’acidesulfurique, dans la proportion de 5 grammesd'acide pour 2 kilog. d’eau, a été préconisédans ce dernier temps comme préservatifcontre ces maladies redoutables auxquellessont exposés les ouvriers qui travaillent leplomb, tels que les peintres, etc.

Le mélange d’acide acétique ou vinaigre etu eau plait comme boisson et semble débité- 'rer mieux que de l'eau- pure’; mais il a l’in-convénient d'exciter la transpiration , et l'onsait que les sudoriliqnes altèrent et surtoutaffaiblissent,

Le suc ou jus de citron, au contraire, a uneaction tonique qui ne peut qu’augmenter leslorces en diminuant la transpiration; il estdonc préférable comme moven d'aciduleri eau ; mais, dans nos climats, il est malheu-reusement d’un prix élevé.

Les boissons froides, c'est-à-dire 5 la tempé-rature de Pair, ont un avantage incontestable«ur les boissons chaudes à l’état de santé. Oncomprend néanmoins que bien des circon-stances peuvent proscrire, surtout en hiverusage des boissons froides; et, dans tousrro.S dS ,’ 00 doil se garder de boire un liquidenn,i ■’‘ or , s< l Ue l'° n a chaud: les affections deu» !. ? e J? s P^ 18 graves sont presque toujours•a suite d une pareille imprudence.

.‘J. 0 cependant peu d’inconvénients 5 boire,de reau ^aîcbe, lorsque l’onvn!im“ e im ®ediotement la marche ou le tra-V V0 V sa «*>s en sueur et altéré,a nno eS n C losos é 8 a,es d'ailleurs le lait froidfroide nUCnte encorc P lus ^"este que l’eau

eîroiS prisav y cniodérat,on est d'un «sagesavoir inn la santé. L’homme ssge doità m.H P éner la quantiW-qu» lui convient:q^lqués-nns U suffit d’un verre de vin gé-

néreux par jour, et le travailleur le plus ro-buste doit se contenter d'une bouteille s'il estsobre.

La bière est une ressource précieuse pourl'homme à qui ses moyens pecumaires nepermettent pas l'usage du vin ; c'est une bois-son tonique, nourrissante, et dont se trouventfort bien les personnes dune constitutionnerveuse. Toutefois, on doit se souvenir quela biere non fermentee est d'uue digestionassez diflicileet a sur la muquei^e des voiesurinaires une action souvent lâcheuse.

Veau-de-vie et tous les spiritueux, connusvulgairement sous le nom de liqueurs, peu-vent toujours être avantageusement remplacespar le un.

Il n’est pa^ tin ouvrier qui ne sache qu'unverre de vin lui donne plus de forces et lesoutient plus long-temps qu’un petit verred'eau-de-ue.

C'est surtout bues à jeun que les liqueursalcooliques ont sur lu santé de funestes effets.Bien des ouvriers prennent le matin du vinblanc; celte habitude est surtout comimme.chezceux qui, abusant fréquemment des spiritueux,ont besoin le matin de s'exciter, ils croientrecouvrer ainsi leurs forces, et ne fout queles user davantage. Quant à ceux qui oui lafuneste habitude de boire de l'eau-de-vie nudes liqueurs ù jeun, ils voient leur constitutionfléchir encore plus vite. Quel est l’ouvrierqui n’a pas sous les yeux quelque exemple ef-frayant de l'abrutissement moral et de l’a-néantissement physique où l’usage toujoursabusif des liqueurs fortes a conduit des mal-heureux qui, avant de s’ètre tynsi perdus,étaient cités comme habiles dans leur pro-fession?

L'usage de l'eau-de-vie est donc inutile, etquelque modéré qu'il soit, il est toujours nui-sible; c'est une habitude dangereuse, mêmepour l’homme qui n'en prend quVr« petitverre par jour. Quelques rares exceptionsne sauraient infirmer cette règle.

Toutes les liqueurs alcooliques, fortes oudouces, sont sans aucune exception aussiuuisibles que l'eau-de-vie.

C’est à tort et par préjugé que l’on attribueà L'absinthe, au genièvre vi à quelques au-tres liqueurs une vertu particulière et uneinfluence salutaire.

.Médicaments. — On doit se garder des re-mèdes vantes par des gens étrangers à lamédecine, et en général de tout remède an-noncé avec les formes du charlatanisme. Ilne faut jamais prendre de ces prétendus spé-cifiques sans demander conseil à un médecin.

Les consultations gratuites des hôpitaux of-frent à,tout le monde, riches ou pauvres, unmoyen excellent de soigner les maux les pluslégers comme les plus graves.

Tous ces rémèdes, tous ces sirops préconiséscomme infaillibles, ont presque toujours pourrésultat unique de faire entrer dans la pochede celui qui les vend l'argent du malade quiles achète, et de faire perdre à ce dernier untemps bien précieux, quand il s’agit de sedébarrasser d’une maladie.

Les médicaments dits médecines de pré-caution, que quelques personnes prennentd’elles-mèmes contre les maux à venir, n’ontpresque jamais d’autre effet que de dérangerla santé actuelle sans prévenir les maladies.

Coups étrangers. — Poussières , etc. Quel-ques professions exposent inévitablement «ucontact, à l’ingestion ou à l'absorption de sub-stances nuisibles.

Le carrier qui travaille le grès ou le moel-lon , l'ouvrier des fabriques de blanc def 24