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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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HYGIENE ET MEDECINE DES ACCIDENTS,

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cêruse, dcvronl chercher les moyens d'ospi-rer le moins possible In pou&sière'dangereuseau milieu de laquelle ils vivent. Un voile légeret constamment mouillé , enveloppant la Tare,est employé avec suecès par quelques ouvriers.

Le scieur de long, en couvrant ses veuxd’un crêpe ou d une gaze, prévient les opbthal-mies que cause souvent la sciure de bois auxhommes de sa profession.

Dans les professions pénibles de vidan-geur et d’egoutier , certaines maladies , faci-lement guérissables eu tout autre état decause, deviennent promptement incurableset mortelles. (t'arent-Duchâtelet.)

$ 4. Conseils à suivre en cas de maladie.

Lorsqu'on se sent malade, il faut cesser touttravail et se mettre à ia diète la plus sevère.Un attendant qu’on puisse se faire transporter àl'hôpital ou que le médecin vienne, il faut setenir au lit et boire une infusion légère deviolette ou de mauve , que l’on sucre avec dumiel ou de la reglisse, üu doit se garder desrefnèdes indiques par les commères ou lescamarades. Ainsi, le soldai, l'ouvrier qui sesent du malaise, de l'oppression, la tète lourde,les membres brises, ceue quelquefois aux dan-gereux conseils de prendre un bol de vincbaud ou de punch, et aggrave ainsi une af-fection qui , prise à temps et combattue pardes moyens rationnels, aurait pu céder facile-ment.

Dans les maladies des yeux, on ne peut re-courir trop tût aux conseils du médecin : uousavons vu souvent, dans les liôpitaux.de mal-heureux ouvriers qui, pour avoir négligé, quel-ques jours, quelques heures, les soins néces-saires, perdaient un mil et quelquefois lesdeux yeux.

Maladies coîstagiecses. — Les plus gravessont : la variole ou petite-vérole et ses modi-fications, la rougeole, la scarlatine, la gale,le fa vus ou teigne faveuse, la tnentagre ousycosis menti, qui est quelquefois communi-quée par les rasoirs, la rage, la syphilis : lesauteurs ne sont pas d’accord sur la conla-giou de la peste d’Orient. Lorsqu'on s'estexposé à contracter une maladie contagieuse,par exemple, lorsqu'on a touché les effetsd’ungaleux, un animal mort de la pustule mali-gne, etc., ce qu'on a de mieux à faire, c’estde laver long-temps et soigueusement le pointqui peut être infecté avec du chlorure desoude ou de l'eau de savon. S'il existe uneécorchure, une coupure dans la partie sus-pecte, il faut la faire cautériser aussitôt avecle nitrate d'argenl.(v.lesAi>DiTioNs.)

En cas de brûlure, ia première chose àfaire est de plonger dans l'eau froide la partiebrûlée ou de Ja couvrir d’une compressequ’on humecte sans cesse d'eau froide. Les lo-tions froides doivent être continuées au moinstrois ou quatre heures pour être utiles.

L’eau froide et pure est encore le meillenrremède à employer d’abord en cas de bles-sure par coutusion.

Il faut se garder de l'usage toujours inu-tile et souvent dangereux des liqueurs ou po-tions, dites 'vulnéraires .

HÉMORiuiAfiiE. — Quand, à la suite d'uneblessure, on voit jaillir en abondance un sangrouge, il n'y a pas de temps à perdre, il fautsur-le-champ arrêter l’hémorrhagie. Le meil-leur moyen pour cela, c'est de tamponner lablessure.c'est-a-dire d’y enfoncer du linge.dela charpie, de l'étoupe, de l'amadou, en un motle premier corps mou et flexible qu'on trouvesous sa main, ou bien un ou deux doigts, si celaue suffit pas pour remplir et boucher la plaie.

En fermant le passage au sang, on sauve lavie au blessé, qui peut attendre ainsi le mé-decin le plus proche.

« Au siégé d'Acre, le citoyen Arrighi, aide-» de-camp du général Bertiiier, reçut un coup» de balle à la batterie de breche, qui lui coupa» la carotide externe à sa séparation de t'iu-» terne. La chute du blessé et un jet de sang» considérable qui s-* faisait par ces deui ou-» vertu res appelèrent l’atteiitiou des canon-» niers. L'un d'eux, fort intelligent, eut u» présence d’esprit de porter promptement» ses doigts dans ces mêmes ouvertures, et il» arrêta ainsi l'hémorrhagie. On me lit appe-» 1er; je courus lui porter secours au milieu

» des balles et des boulets.» ( Larrey, Af/jL

chirurg. de Farinée d'Orient. )

Si la blessure a son siégé au membre su-périeur, on peut arrêter l'héuiorrbagie eucomprimant avec les doigts l’artère axillaireque l'on sent battre à la partie supérieuresinterne du bras On peut aussi, mais plus dif-ficilement, comprimer cette artère daus l<creux de l'aisselle. Si c'est au membre infé-rieur, il faut comprimer l’artère crurale quipasse dans la partie externe de l’aine. (VoyezAnatomie. A. ftxtllaire, A. crurale. )

Poisons. — Empoisonnement par inocula-tion. En cas de morsure par un serpent veui-meux, ou d'introduction sous la peau d'uupoison quelconque, il faut pratiquer à l’in-stant sur le doigt ou le membre blessé uneligature très-serrée au-dessus de la morsure,pour empêcher la circulation veineuse;puaréclamer au plus vite les secours d’uu mé-decin.

Quand la morsure est faite par un animalenrage, il faut employer le moyen de la li-gature, si c'est un membre qur est h esse;on doit, de plus, laver la plaie avec du chlo-rure de soude, ou tout au moins de 1 eau, àdéfaut d'autre chose, et la faire cautériser leplus promptement possible par un médecin.

J.a cautérisation profonde et complète dela plaie est de toute nécessité en cas demorsure par animaux atteints de la rage.

Empoisonnement par ingestion Quandun poison quelconque a été introduit daml'estomac, la première chose à faire c'est d’ex-citer le vomissement, soit en faisant prendrecinq ou six centigrammes d'euiétique, soiten faisant avaler de l'eau tiède et chatouillantle gosier avec les barbes d'une plume. C’est afaire vomir le malade que doivent se bornerles soins des personnes étrangères à la méde-cine, quand elles ne connaissent pas la naturedu poison ingéré. . .

Quand le poison est connu, voici les contre-poisons qu'on peut faire prendre en attendanth: médecin. Nous lesavousclassés dans l ordrede leur importance ; il ne faut pas oubliertoutefois qu'il n’est pas de contre-poisoncomplètement efficace et qui empêche mià fait le poison d'agir. Enfin, on ne peut troptôt prévenir le médecin dont la présence il»toujours utile pour diriger les soins, et net»saire pour donner certains secours qui souiuniquement de son ressort, comme la 6aigu«,par exemple. „„ m ir

Champignons 'vénéneux. Faire w® [•Administrer ensuite soixante grammes q nui»de ricin, un lavement purgatif, P» 1 *l'eau de fleurs d'oranger à laquelle on oieier -pour 125 grammes d’eau, 8 gramme** o eu.

Ce mélange devra être pris par cuillerée» «cinq en cinq minutes. , „ ji„,ooo»»rA défaut d'éther et d'eau de fleurs d oranger,faire prendre de l’eau fortement aciduleeavetdu vinaigre ou du jus de citron. j