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Moules,a te. Plusieurs substances alimen-taires, comme la viande, le poisson salé oufume, ayant subi un commencement de dé-composition, quelques poissons, les crustacés,certains mollusques et surtout les moules,peuvent donner lieu à des accidents assez gra-ves, quoique bien rarement mortels. On nesait pas à quelle cause est dû cet erfet desojoules et de quelques autres coquillages.
Soins à donner. Faire vomir ; administrer,quand les vomissements ont cessé, 40 gram-mes d'huile de ricin ou deux verres d’eau de'iedlitz ; faire prendre quelques gouttes d’é-ther sur du sucre et une limonade légère.
Narcotiques : opium et ses préparations,nisquiame , belladone, stramoine, etc. Te-nir le malade éveillé de force en l’excitant, lepinçant, l’agitant, et lui faisant prendre coupmit coup quaire ou cinq tasses de café à l’eau;puis continuant h lui en donner une tasse decinq en cinq minutes.
Avides concentrés. Contre-poisons : magné-sie calcinée, délayée dans de l’eau et admi-nistrée en grande quantité; eau de savon.
Alcalis concentrés. C. p. Eau fortementvinaigrée; œufs battus dans l'eau.
Sels de mercure : sublimé corrosif ,* selsde cuivre : vert de gris , etc. Contre-poisons :œufs battus dans l’eau; lait étendu d’eau ; fa-rine détayee dans de l'eau.
Arsenic. Contre-poisons : peroxide de ferhydraté; œufs battus dans l’eau; lait; eau dechaux; décoction de quinquina, de noix degalle.
Antimoine, émétique , etc. Contre-poisons :infusion de noix ae galle, d’écorce de chêne,dequinquina.
Plomb , extrait de saturne , etc. C. p. li-monade sulfurique que l’on prépare avec cinqgrammes d’acide sulfurique pour deux kilo-grammes d'eau, sulfate de soude dissous dansIVuu , carbonate de soude , œufs battus dansl'eau.
Premiers SECOtmsà donner aux gens noyés,pendus, ou asphyxiés par gaz délétères.
Coucher les noyés sur le côté droit , latète plus haute que les pieds; désobstruer leursnarines et leur bouche, si ces ouvertures sontbouchées par des corps étrangers, de la vase,de l’écume, etc. ; prendre à pleines mains Inparoi antérieure de l’abdomen, la soulever etla laisser retomber, tandis qu’on presse lescôtés de la poitrine, de manière à ramener deforce la respiration. Frictionner en mêmetemps le corps et les membres. Exciter l'éter-nument en insufflant du tabac en poudre dansle nez, en chatouillant les narines avec lesbarbes d’une plume.
Mêmes moyens pour rétablir la respirationchez les pendus.
Asphyxiés par le charbon. Etendre lemalade tout nu par terre, ne jamais le placer
d’asphyxie. .V><S
de prime abord dans un lit chaud, lui Jeteravec force à la surface du corps de l’eaucbaude , frictionner la plante des pieds et l’é-pine du dos avec une brosse ; faire respirer del’ammoniaque ou du vinaigre; chercher è ré-tablir la respiration comme pour les noyés.
Asphyxiés pa r le gaz des fosses d'aisanceel des égouts. Faire respirer du chlorure desoude ou du chlore dissous dans l’eau. Dureste, mêmes secours que dans l’asphyxie parle charbon.
§ 5. Esquisse historique et bibliographi-que.
Histoire. — De loutes les parties de la mé-decine, l’hygiène est celle que nous trouvonsla plus avancée dans l'antiquité. En effet ,nous n’avons presque rien ajouté è ce que l’es-prit observateur des anciens leur avait révélea cet égard.
L'histoire de l'Égypte , Moïse , Xénophon ,nous font voir que les préceptes hygiéniquesétaient devenus des lois rigoureuses , et sou-vent môme avaient été transformés en prati-ques religieuses par de sages législateurs. Celtehygiène antique de l'Orient a été conserve»*dansles lois que Mahomet a données à l'Orientmoderne.
C'est dans les ouvrages d’Hippocrate quel’on trouve pour la première fois l'hygièneréduite en principes et considérée médicale-ment. Plutarque, Aulu-Gelle , ont écrit sur h*même sujet; tuais ce fut Galien qui fit faireles plus grands pas à cette partie de la méde-cine, et c'est h lui que remonte la divisionsuivie de nos jours encore dans les traitésd'hygiène.
Dans le courant <fti seizième siècle, l’écolede Saierne publia un traité d’hygiène en verslatins. Un grand nombre des aphorismes de celivre sont devenus populaires.
Les découvertes de la science moderne ontpermis d’étudier l'hygiène d'une maniérémoins empirique. Au commencement de notresiècle, le professeur Hallé.de nos Jours Parent-Duchâtelet, se sont efforcés de sanctionner parl’expérience les principes d’une science qui leurdoit beaucoup.
Les progrès de la chimie, en rendant plusparfaits les moyens d'analyse, permettent d’es-pérer qu'un temps viendra où l’on pourra re-connaître, d'une manière certaine, la présencedans l'air ou dans les liquides des principesnuisibles jusqu’à ce Jour insaisissables. Un ré-sultat pareil ajouterait beaucoup aux connais-sances hygiéniques, et serait un bienfait im-mense pour l'humanité.
Bibliographie. — Annales d'hygiène pu-blique et de médecine légale, Journal quiparaît depuis 1829. — Parent-Duchâtelet , Hy-giène publique. I.onde, Éléments d’Hygiène.
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XV. ZOOLOGIE.
S l. Préliminaires.
Définitions, — La zoologie [%ôon, animal ;logos, discours) est la science qui nous faitconnaître les animaux. Elle peut être déflnie:histoire des animaux envisagés sous toustes points de vue, en tant qu'êlres organisésagissant sur le monde extérieur et en subis-sant I influence, celle d* leur exploitation en
rapport avec nos besoins, et des lumières in-tellectuelles que leur observation procure à laphilosophie générale.
Elle se partage en plusieurs branches, sui-vant les sujets divers dont elle se proposel’étude , et chacune de ses branches reçoit unedénomination particulière. Mais c'est à tortque beaucoup de personnes ne considèrentcomme constituant la zoologie que la descrip-