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avec la •mémo promptitude; et eu vertu dela loi d'inertie (col. 289:, le volant tend àpersévérer dans un mouvement de rotationuniforme, malgré ces variations. Aussi l'a-t-oticomparé avec raison à uu réservoir quiemmagasine la force motrice lorsqu'elle ex-cede les résistances qu'elle doit vaincre, etqui la restitue lorsque les résistances devien-nent au contraire moindres que cette force.
Les effets surprenants du volant commecoudensateur de force font croire mal à pro-pos aux personnes peu initiées à la théorieque cet appareil augmente la puissuuce desmachines. Au contraire, comme le poids duvolant augmente le frottement sur les touril-lons de l'arbre qui les porte, comme à raisonde son volume et de sa vitesse il éprouve unerésistance dans l’air, son emploi occasionneloujours une perte de force motrice. Maiscette perle est peu de chose en comparaisondes avantages qu'il procure lorsqu'il est con-venablement placé.
Toujours est-il qu'on ne doit l'employerque dans les cas où, soit la puissance, soit larésistance , soit toutes les deux à la fois ,sont soumises à de6 intermittences. On leplace le plus près possible de la piece dontle mouvement estvanable.
Le frein est uu appareil au moyen du-quel on peut modérera volonté, et même,au besoin, anéantir complètement la vitessed'un mécanisme en mouvement. Le p ! usconnu de tous les freins est celui quiest adapté aux voilures publiques pour en-rayer dans les descentes rapides, et oui estdésigné parle noin vulgaire de la mécani-que. C'est un arc de cercle en bois ou enmétal, placé derrière une des grandes roues,et qui peut éire serré coutre cette roue aumoyen d'une vis de pressiou , de manière ala ralentir ou à l'arrêter complètement dans«a rotation autour de l'essieu. La vis commumquepar une corde sans tin avec unemaui'elle que te conducteur placé sur la ban-quette fait mouvoir sans être obligé de sedéranger.
Ce mode d’enrayure a l'inconvénient grave•t'exercer sur l'essieu une pression qui tenda le fléchir et à forcer la cbeville ouvrière.M. Arnoux y a remédié dans les voituresarticulées qu'il a construites pour chemins•le fer de toute courbure, et dont il seraquestion plus tard (col. 805). Son frein secompose d'un double arc mobile symétri-quement placé par rapport à l'axe verticalde la roue, et dont les deux parties se rap-prochent également de manière à serrercomplètement la roue, sans exercer aucunepression sur l'essieu. Ce système, appliqué auxdeux roues de la même paire d'une locomo-tive, permet de faire cesser le mouvement derotation des roues presque instantanément,et donne ainsi le moyen le plus prompt d'ar-rêter un convoi animé d'uue grande vitesse
S De ht nature , de Vusage et de la me-sure des forces appliquées à la mécani-que industrielle.
Travail necamqob. — * Travailler, > ditM. Poncelet dans son excellente Intro-duction à la Mécanique industrielle,a laquelle nous allons faire de nombreux em-prunts, « c'est vaincre ou détruire, pour le» besoin des arts, des résistances telles que la•• force d'adhérence des molécules des corps,
" la force des ressorts, celle de la pesanteur,
» l'inertie de la matière, etc. — User, polir» uu corps par le frottement, le diviser en» parties, élever des fardeaux, traîner une voi-
» lure le loug des chemins, bander uu res-» sort, lancer des pierres , des boulets , etc.,» c’est travailler, c'est vaincre, pendant un» certain temps, des résistances sans cesse» renouvelées dans la duree de ce temps. »
Le travail mécanique suppose a la foisune résistauce vaincue ou uu effort exercé clun chemin parcouru. Il est proportionnel àla résistance lorsque le chemin parcouru estle même, et au chemin lorsque la résistanceest constante : il est donc aussi proportionnelau produit de ccs deux éléments.. Le diemin parcouru doit être mesure dans la di-rection opposée à la résistance.
Lorsque la résistance varie aux différendpoints du chemin, on peut la représenter en sesdifférents points par les ordonnées successi-ves d'une courbe dont les abscisses seraientproportionnelles aux distances parcourues.Le travail total sera alors représenté par l’airede la courbe, aire que l'on obtiendra facile-ment par la méthode de Thomas Simpson (col. 224). L 'effort moyen s'obtient en divi-sant cette aire par le chemin total.
L'élévation verticale des fardeaux fournill'exemple le plus simple d'un travail méca-nique. Tous les autres genres de travauxpeuvent être rapportés à celui-là, quelquedifférents qu'ils en puissent paraître au pre-mier coup d'œil. Ainsi, lelmieurappuie pourfoire mordre sa lime , et il exerce un effortpour la faire glisser le long d’un corps. Ilest facile de concevoir que son travail pour-ra it n'étre pas changé si la lime était char-gée convenablement de manière à mordre,et qu'il la promenât d'un mouvemenl uni-forme le long de la surface horizontale qu'elledoit attaquer. Kntln ce dernier travail estévidemment l'équivalent de l'élévation d'uupoids, puisqu'un poids convenable agissant àl'extrémité de la lime et dans la direction dpsou mouvement, à l'aide d'uue corde cid'une poulie de renvoi, pourrait remplacerle moteur animé.
Ce que d’après MM. Poucelet et Corioli»oous désignons sous le nom de travail méca-nique a été appelé puissance mécaniquepar le célèbre ingénieur anglais sroeaton;moment d'activité par f.8rnot ; effet dyna-mique par Monge et Hachette ; quantitéd'action par Coulomb , Navier et quelquesautres.
Diverses unités de travail mécamqce. -Le kilogramme étant l'unité de poids, et lemètre l’unité linéaire , il est naturel deprendre pour unité du travail mécanique,celui que l’on dépense lorsque l'on elève àun mètre de hauteur le poids d’un kilo-gramme. On représente ordinairement lesnombres rapportes à cette unité en la faisantsuivre des initiales k x m, ou k.tn, ou sim-plement km mises en exposant ( col. 081.Pour ne pas confondre cotte notation aveccelle des exposants algébriques , nous place-rons le premier signe à droite et à côté desnombres eux-mêmes, de sorte que le travailmécanique qui eleve 5 kilog. à 7 m. de hau-teur, sera représenté par
5 k X 7 ni = :t i k X ni ,
Notation cqimuletUe à
k x m, ou ^ jjj k. m, ou e nfl,| à a
Il ressort de ces notations même, commedu principe fondamental relatif à la mesuredu travail mécanique, qu'il revient au ro* n, j-d’élever 5 k. a 7 m. de hauteur que 35 * »1 m. ou t k. à 35 m. __
Montgolller, Hachette et Clément «m