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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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MK.si;ite DK, S FORCES DAKS LA MECANIQUE INDUSTRIELLE. 7 .Ml

l'unité de travail égale à un mètre cubed’eau ( 1000 kjlog. ou tovne.au, métrique |élevé à un mètre de hauteur , et ils lui ontdonné le nom d'unité dynamique , de dyna-ntie i M. Coriolis désigne cette unité par lenom expressif de dunamode (du grec dyna-misa puissance; odos, chemin.)

Mais ces diverses unités ne s'appliquentqu’au travail mécanique indépendammentdu temps. Pour speciller complètement lavaleur d'un travail, il faut avoir son expres-sion pendant un laps de temps déterminé.Aussi a-t-on proposé diverses unités dansle>qiif)|es le temps entre comme élémentobligé. Telle est le dyname de M. Ch. Dupin,qui a désigné sous ce nom le travail méca-nique nécessaire pour élever 1000 m. cubesd'eau à t m. de hauteur en 24 heures. Cetteunité équivaut à fl kil. 574 élevés à un mè-tre de hauteur en une seconde.

I.e6 praticiens préfèrent l'unité connue sousle nom de force de cheval , cheval-vapeur ,cheval dynamique y qui équivaut è 75 k.,élevés a l m. en uoe seconde ou à environ 0fois et demie le dyname. Kl le correspond àfort peu près a celle que Watt avait nomméeunité routinière et qui équivaut è 33 000livres (avoir du pois) élevées à un pied anglais en une minute (col. 621). Elle a été établied'après des expériences faites sur des chevauxde choix dont la force était moyennementdouble decelle des chevaux français ; etcomniemi cheval ne travaille pas plus de 8 heurespar jour, tandis que le travail de la machinepeui être continué sans interruption pendant2i heures, on voit qu'une machine de la forcenominale de 5 chevaux-vapeur, par exemple,produit réellement l'effet de 30 chevaux or-dinaires.

Conditions dü travail mécanique. — Le tra-vail mécanique suppose à la lois une résis-tance vaincue et un chemin décrit dans ladirection de cotte résistance ;‘il suppose deultisque le chemin décrit n’est pas indépen-dant de l'action de la force motrice et de larésistance. Ainsi un homme qui, placé dansune voilure ou dans un bateau, tirerait surun point iixe solidement attaché à cette voi-ture ou a ce bateau , n’exercerait aucuu tra-vail mécanique, puisque son tirage ne con-tribuerait en rien au mouvement.

De même, toutes les fois qu'une force agiten un certain point d'un corps en mouve-ment sans que ce point cède sensiblement àfaction de la force, le travail dù à cette forceest nul.

Il faut en conclure que, dans le transporthorizontal des fardeaux, le travail mécaniquene peut être évalué par le produit du poids etdu chemin parcouru, puisque ce poids agitdans une direction perpendiculaire au che-min. Mais, quel que soit le mode du trans-port, qu’il ait lieu è l'aide de véhicules ordi-naires ou par des moteurs animés , sans in-termédiaires, il en résulte toujours des effortshorizontaux que la force motiicé doit vain-cre, et qui dépendent, suivant certaines lois,ou véhiculé, des milieux où il exerce son ac-tion, de la vitesse du mouvement, et surtoutdu poids a transporter. En dernière analyse,le transport horizontal des fardeaux d innétoujours lieu à un véritable travail m ua-nique intérieur, il est vrai, non appare ntmais qui n’en existe pas moins.

ÎRAVAtL MÉCANlQGt DES MOTEURS ANIMÉS.—

La force musculaire de l'homme et des ani-maux est celle dont l’industrie a commencé àse servir. La quantité de travail que les mo-teurs animés peuvent produire chaque jour

varie suivant le mode de leur emploi et selonles circonstances ; mais elle est, dans chaquecas, susceptible d'un maximum è égalité defatigue Journalière ; ou , en d'autres termes,il existe une vitesse du point d'application,un effort et une durée de iravail qui sont lesplus convenables pour l'effet utile.

Le produit que l'on obtient en multipliantla vitesse moyenne en mètres du point d'ap-plication du moteur, par l'effort moyeu enkilogrammes et par la durée totale du travailjournalier en secondes, est ce que l’on appellela quantité d'action journalière des ani-maux.

Les valeurs de cette vitesse, de l'effort et dutemps, ont des limites nécessaires qu’il n'estpas possible aux animaux de dépasser, et donts'écartent notablement les valeurs qui corres-pondent au maximum d’effet utile relatif achaque ras. Ainsi la limite du temps paraitêtre de 18 heures par jour, ou le double de ladurée ordinaire et la plus avantageuse dutravail ; c’est-à-dire que , quelle que soit lapetitesse de la tâche journalière exigee d'unmoteur animé, il ne pourrait supporter cha-que Jour, sans inconvénients graves pour sasanté, plus de 18 heures de veille et de pré-sence sur les ateliers. Quant à l'effort, sa li-mite varie entre le triple et le quintuple de lavaleur qui convient au maximum d'effet, se-lon les circonstances ou la durée plus oumoins prolongée de cet effort. Enlin, la vitesselimite varie aussi eu raison de la durée totaledu mouvement, et est comprise, pourl'homme , entre quatre et six fois ; pour lecheval, entre douze et quinze fois la vitessela plus convenable au travail.

Lorsque les deux premiers éléments aug-mentent a la fois au delà des limites corres-pondant au maximum d'effet utile, la duréedu travail journalier diminue rapidement.Mais cette faculté que possèdent les moteursanimés de pouvoir augmenter jusqu'à un cer-tain point la quantité de travail dans un lapsde temps très-court, de donner un coup decollier , n'en est pas moins précieuse dansbeaucoup de circonstances.

Contrairement à l'opinion de Coulomb, ilparait que le mode d'action continu des mo-teurs animés donne un produit Journaliermoins considérable que le mode d'action in-termittent.

Nous renvoyons à la col. 1559 pour deuxtables relatives à cet sujet.

Il résulte de la première de ces tables quel'effet utile du manœuvre employé à éleverdes terres à la pelle n’est qu’environ la moi-tié de celui qui se rapporte à l'élévation despoids à la mam ou è l'aide d'une corde pas-sant sur une poulie, et seulement les 2/9 et les2/13 de ceux qu'il produirait s'il était employé àfaire tourner la manivelle et les roues a che-villes ou à tambour. Le travail journalier del'homme qui laboure la terre à la bêche n'estque de 34 330 k X m et encore moiudre, pat-conséquent, que celui du pelleur.

Il résulte de la même table que la plusgrande quantité de travail que l'homme puissedévelopper journellement sans trop augmen-ter sa fatigue, consiste dans l'élévation dupoidsseul de son corps Cette quantité égalea 280 800 k X m est 7 fois au moins celle dusimple pelleur, et surpasse presque des 2/3celle du manœuvre employé à tourner la ma-nivelle. Aussi Coulomb a-t-il fait observer que.pour utiliser cette quantiié de travail dispo-nible, il ne s’agit que d'employer la des-cente du poids de l’homme à élever un