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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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751 TECHNOLOGIE. 752

fardeau égal au sien propre, de la hauteur àlaquelle il est parvenu à chaque fois. Ce prin-cipe a été appliqué avec succès à plusieursgrands travaux de terrassements, et notam-ment a V mrenues, par M. Coignet. capitainedu génie ; au Jlâvre, où les travaux sont au-jourd'hui en cours d'execution, par MM Re-naud et Chevallier, ingénieurs des punls-et-chnussées. Les manœu'res gravissent le longde rampes douces les talus de la fouille dubassin que l'on creuse, ei, quand ils sont par-venus à la partie supérieure, ils se placent surun plateau A roulettes que leur poids en-traîne jusqu'au fond ne la fouille, et qui agitpar une conte enrou ée autour d'une grandepoulie de renvoi, sur un plateau semblablequi remonte en emportant avec lui des brouet-tes rempliesdeterre. A Vmcenoe-sou a trouvéuu'uu manœuvre produisait moyennement282 100 kxm en élevant 310 fois le poids deson corps ( 70 kilogr.), à la hauienr de 13mètres. On trouverait seulement 261 950 kxnien lisant à 65 kilog. le poids 11105 en d<- l'homme.

( Voyez le 12 e u° du Mémorial de l'officier du.génie, )

On a établi, d’après le même principe, despompes è double effet destinées à l'ascensionde l’eau, ün balancier mobile autour de sonaxe horizontal porte è ses exirémités les tigesdes pistons de deux corps «te pompe, (inhomme marche alternativement en sens con-traire, sur le balancier muni d'un plancherconvenable, et lui imprime un mouvementoscillatoire qui détermine le jeu des pompes.

Les roues à chevilles et à tambour offrentune conlirmation du même principe, puisquel'homme agit par son poids. Mais commeelles sont très-coûteuses, très-gênantes etqu'elles donnent lieu à des étourdissementsei à des dangers de toute espèce, on com-mence à les remplacer par de petits treuil» enfonie.

Dans les prisons anglaises on emploie desroues de 1 ®,:i 0 à in»,r>o de diamètre en noyau,mais irès-larges et munies extérieurementde marches comprises cuire deux connûmescirculaires, et sur lesquelles les hommes mon-tent souvent au nombre de 20 . en s'nppuy intdes mains contre une perche placée "a lahauteur de la poitrine. La tâche journalièrede chaque prisonnier consiste moyennementà monter 5o marches de om,2 de hauteur, parminute, ou 3 000 par heure, et à répéter cetravail pendant 7 heures par jour. Celte tâcheéquivaut à 7 X 3000 X 0.2 X 65 = 273 000À' X m,nombre qui surpasse de 1/t5 environ ceux desroues à chevilles ou à tambour mentionnéesau tableau, et qui a été obtenu dans les pri-sons de Brixton. Des roues de ce genre ontmême produit jusqu'à 352528 k X m l.e tra-vail mécanique qui ré.-ulte<ie l'emploi de cesroues est utilise, dans les prisons anglaises,pour moudre du ble, Hier du coton, etc. EnFrance on préféré, avec raison, mettre à pro-lit l’adresse et l'intelligence des prisonniers,de manière à leur créer, pour l’avenir, unétat qui puisse h s détourner de leurs habi-tudes vicieuses.

On a tente quelquefois d'utiliser les ani-maux en les faisant agir par leur poids surdes p ateaux circulaires tournant autour d'axesinclinés de 5 à lo° sur la verticale. M. Pon-celet a vu en Pologne un système de ce geo remu par un bœuf de forte taille, et qui étaitemployé à faire tourner deux équipages demeules à farine, d'environ 1 “ «le diamètre surO"*,15 d’épaisseur, à raison de 100 à 120 tourspar minute. Mais ce mode d'action ne paraît

pas offrir d'avantages sur l’attelage & un ma-nège ordinaire.

Nous empruntons aussi à M. Navier mutable relative au transport horizontal des fardeaux. (Voir col. 1563).

On voit, d’après cette table, que le parti leplus avantageux que l’on puisse tuer delà forcemusculaire de l'homme, dans le transport hori-zontal des fardeaux, c’est de lui faire traînerune charrette à deux roues; viennentensuitelnbrouette, le transporté dos, la civière, la pellepar jets successifs de 4”» environ «ie longueur.Les effets utiles correspondant à ces cinq cassont respectivement comme les nombres 1811,7.6 et 0,6.

Il faut à peu près autant de temps à un pel-leur pour charger une brouette, un camionou un tombereau, que pour projeter la mêmemasse de terre à une hauteur verticale de1 m. 60 ou à une distance horizontale de 4“.

Un manœuvre ordinaire peut, en une Jour-née de 10 heures «te travail effectif, charger15 m cubes de terre pesant moyennement1 800 kilogr. le mètre cube, dan» une brouetieplacée à la hauteur d'environ un mèire au-dessus de la partie en déblai. Un manœuvrene peut charger dans un tombereau ou éle-ver à la hauteur de im.60,ou enGn pro-jeter horizontalement à la distance de 4«*.plus de 12 m. c. dans le même temps.

Travail mécaniqie des motecrs inanimés.-L'eau et le vent sont des agents naturels quipeuvent travailler sans avoir besoin de prépa-ration préliminaire; il suffit de soumettre àleur action des appareils disposes convenable-ment pour la recevoir. Les chutes d'eau, for-mées par des barrages naturels ou aruQcielsdans les rivières, sont utilisées dons toutesles contrées où la civilisation n'est pas troparriérée. Quelquefois d'immenses travaux otilété faits dans le but unique de procurer celleforce motrice à des localités importantes quien étaient dépourvues. C'est ainsi qu’à Créé-nock, par la dérivation des eaux du Show, oua obtenu une force d’environ 1 700 chevaux,capable, pur c«mséquent, de mettre en mou-vement trente-trois usines de plus de cin-quante chevaux chacune Ailleurs on a pro-filé des masses d’eau considérables que lesforages artésiens amènent du sein de laterre à la surface du .»ol, et qui sont, danscertains cas, comparables à de petites ri-vières.

Les alternances dans la hauteur du niveaumoyen de l'océan, qui sont si considérable»en certains points du littoral, fournissent Ihforce motrice des moulins de marée, éta-blis ordinairement dons les vallées étroites oùla mer monte, et où il est facile d'établir de»barrages artificiels.

ün moulin de ce genre se trouve placé dans<fos circonstances singulières, près de In vil’ed'Argostoli, dans Céphalonie > l'une des septIles Ioniennes. Vers le nord, au fond duport, se trouve un gouffre qui obsorhe loutl'eau qu’on peut y faire tomber. Le moulin estmis en mouvement par l'eau d'un étang ali-menté par la mer elle-même; celte eau.aprè-i avoir agi sur le moulin, se jeite dans legouffre et disparaît aussitôt. Le mouvementa lieu sans interruption.

Il est évident que la mesure du travail mé-canique que représente une chute d'eau estégaie au produit du volume débité dans ur 1temps déterminé par la hauteur de chute.

Les moulins à vent sont employés sur nn*grande échelle dans certains pays. Tantôt usservent è la moulure des grains de diversenature, et à une foule d’antres opérations me-