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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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TIIAVAU. MÉCANIQUE. i'RlftClI'E DES fORGF.S ViVÉS. J>,' t

paniques; en Hollande, ils font mouvoir desvis d'Archimède , qui épuisent et rejettent audelà des digues les eaux des ngobs d'assè-chement des polders. Il est à regretter quel'on n aît pas encore trouvé le moyeu pratiqued'accumuier la force motrice du veut, demanière à l'employer ensuite uniformé-ment.

La chaleur est aujourd'hui le moteur sinonle plus puissant, nu moins le plus mnniabieque l'industrie puisse employer, en tant queproduisant de la vapeur a un certain degrede tension. Pour donner une idée de sa puis-sance, il subit de dire que. quand on expose àune température sulUsnmuieni elevée un vasefermé hermétiquement et rempli d'eau, leva>e finit par faire éclaler l'enveloppe et paren lancer violemmeut les débris dansions lessens.

La chaleur produit des effets plus terriblesencore lorsqu'elle agit sur la poudre à canon.Il résulté des dernières expériences faites aMetz par MM. Piobert et A. Morin, que l’onpeut imprimer à un obus pesant A kilog. ,avec un canon de place charge de 6 kilog. depoudre, une vitesse de 7-45 meires par secoude,la plus grondé que l’homme ait jamais pucommuniquer à un projectile.

Ces efforts peuvent être dirigés, dans descirconstances assez limitées, il est vrai, versun but purement industriel, et produire alorsde grands avaulajes. Il résulte d'une expé-rience faite dans les carrières de pierre cal-caire, exploitées pour la construction dubrise-lame de Plvaiouth, qu'avec 150 fr. depoudreettt fr. de main-d'œuvre, on peutobtenir pour 1150 fr. de matière.

La dilatation que la chaleur produit dansles corps solides, a reçu aussi des applica-tions importantes dans l'art des constructions.C’est ainsi que M. Molard est parvenu, aumoy’-n de tirants en fer alternativementchauffés, puis refroidis et bandes chaque fuisau moyen d'un écrou, à rapprocher et à re-mettre dans leur aplomb les murs du Conser-vatoire des Arts et Métiers de Paris . C’est encoreainsi que l'on a consolidé lu coupole de Saint-Pierre de Home, par un cercle de fer; qu’onumt entre elles les jantes des roues devonure,et qu'on fretle une foule de corps en les enve-loppant, avec force, de bandes de fer placées àchaud.

Ueprodüctioîi dü travail. — I.e combustibledestiné à produire de la chaleur est un vérita-ble réservoir de force où l'on a emmagasinépar avance une certaine quantité de travail ;mais ce travail peut encore être accumulé etmis en réserve par des procèdes purementmécaniques, pour être consommé plus tard,sans que l'on au recours à des actions chimi-ques analogues à celles qui résultent de lacombustion du charbon , de l'inflammationde la poudre. Les ressorts fournirent un deces moyens. On conçoit que, s'il en existaitqui fussent doués «l’une parfaite élasticité,ils restitueraient, en se débandant lentement,toute la quantité de travail employée à lesbander. L’air et les gaz dits permanentssont à peu près les seuls corps à la fois très-compressibles et parfaitement élastiques.Aussi sont-ils ceux qui offrent le plus d'a-vantages comme ressorts destinés à restituerdes forces accumulées. L'usage de la détentede l’air dans le fusil à a/ent est connudepuis long-temps : on a proposé d’intro-duire ce mode d'action dans l'artillerie; ona même construit dans ces derniers tempsdes machines à air comprimé qui ont fonc-tionné d’une manière satisfaisante, et qui

semblent avoir quelque avenir dans l’indus-trie, pourvu qu’on ne les gâte pas par l’ideemalheureuse du chauffage de t’air. ( Voirl’ouvrage de MM. Andraud et Tessier doMotay, intitulé : De rair comprimé et di-laté comme moteur, etc.. Ta.is, 1840.) I *■“catapultes, balistes, arcs, arbalètes , etc., em-ployés autrefois à la guerre, lançaient des(lierres, des flèches, etc., par le debandementde ressorts formés par des cordes et despièces de bois flexibles. Mats de tels ressensabsorbaient en pure perte une grande portiondu travail qui leur était confié , par suite <hleur imparfaite élasticité. Les pendules et li smontres nous offrent une applicniion indus-trielle du debandemeul des ressorts.

La pesanteur offre, comme l’élasticité descorps , un moyen d’emmagasiner le travailmécanique et de le rendre disponible au be-soin. Ainsi, quand un poids a été élevé à unecertaine hauteur verticale, il peut être em-ployé à vaincre des résistances dont la somnn-soit précisément égale au produit que l'iioobtient en multipliant le pouls par la hauteur,c’est-à-dire au travail qui a eie dépensé pri-mitivement. C'est un poids qui communiquele mouvement aux grandes horloges, à certainstourne-hroches, etc. C’est pur son poids et parsa hauteur de chute que l'eau fuit mouvoirles roues des moulins et une foule d'autresmachines.

L’inertie de la matière esl elle-même unecause de reproduction du travail. Le volant(col. 746), eu fournit l’exemple le plus simple.

Déperdition do travail. — Mais quel quesoit le mode de génération ou de reprodurtiundu travail mécanique, une partie de ce travailse trouve toujours consommée en pure pertepour l'effet que l'on voulait produire, l’ourque le travail employé à la compression d'unressort supposé parfaitement élastique n'é-prouvât aucune déperdition, il faudrait queles intermédiaires qui ont servi à celte com-pression fussent parfaitement rigides et agis-sent sans chocs, sans frottements, chose toutà fait impossible. Les résistances dues àl'imparfaite élasticité des corps, aux chocs ouauxdetentes brusques, aux frottements, auxmilieux, absorbent toujours une portiou no-table du travail mécanique dépensé pour luproduction d'un effet quelconque.

Les moteurs tels que l’eau et la chaleur sup-posent eux-mêmes un travail primitif de lanature, bien supérieur à celui que nous ensavons tirer. Lorsque nous barrons une ri-vière pour utiliser la force motrice due à sonvolume et à la pente d'une certaine partie deson cours, nous n'obtenons qu'une i bute dequelques mètres de hauteur. Or les eaux queroule cette rivière proviennent de sources p usélevées; elles sont dues à la condensation desvapeurs autour des sommités de la surface duglobe, à leur chute sous forme de pluie, àleur fonte 60 us forme de oeige; ces vapeursont été formées par l'influence delà chaleuisolaire qui les a élevées dans l’atmosphère aune hauteur incomparablement plus grandeque celle de la chute d’eau. M. Poncelet a ap-pliqué ces considérations à la recherche dola quantité de travail que doit dépenser cettechaleur pour produire la quantité de pluiequi couvre annuellement une superücie de Akilomètres de cftté en carré. Il a trouvé qu'ensupposant de0»,50 la hauteur moyenne depluie tombée, et de 1200 m. la hauteur desnuages d’où elle tombe, la quantité de ioim«.i)cherchée représente un travail uniforme etnon interrompu de 4056 chevaux-vapeur en-viron.

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