RÉSISTANCES DES CORDAGES ET DES MILIEUX.
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daces les plus petits sont connus sous le nomde ficelles, et composés de deux petits 111$ cordésou commis ensemble. Les merlins ou lignessont composés rie trois Dis. Un toron , outouran , est l'assemblage d'un nombre rie filscompris entre 2 et liO tordus ensemble. Plu-sieurs torons tordu» ensemble forment unecorde simple, ou haussière ; plusieurs haus-sieres tordues ensemble forment un grelin.
Les cordages les plus employés dans laconstruction et dans les usages mécaniques.
Les lignes on merlins, appelées du pre-mier de ces noms parce qu elles servent àaligner les parements des murs ; les cordagesà main , dont le diamètre moyeu est de 17raillni'., et qui sont composes de 4 torons,formés chacun de G fils de carci ; les 'vingtai-nes, dont le diamètre moyen est de 27 rtiillim.,et qui 6ont formées de 4 torons à 7 fils ; lesbaubans, qui ont 34 millim. de diamètre , etsont composés de 4 torons de H) fils chacun ;les chàbleaux, ou petits câbles, dont le dia-mètre varie rie 47 a 54, à (>(> et a 81 millim.,les nombres des Uls de chaque toron éiantrespectivement de 40, GO, 72 ou 90, et le nom-bre de torons étant toujours de 4; les broyés,qui sont des chàbleaux , mais moins toruus ,et que l'on emploie pour lier les pierres.
D'après Cou onib , on ne doit jamais char-ger les tordes au delà de 40 kilog. par DI decaret, quoique, en général, elles puissentsoutenir de 4u à 50 ktlog. sans se rompre. Lescordes mouillées perdent près du tiers deleur force, et la résistance, à diamètre égal,n’est guère pour les cordes goudronnées queles 2/3 ou les 3/de celle des cordes blan-ches.
four avoir le poids d’un mèlre de longueurd'un cordage en kilog., il faut multiplier lecarré de la circonférence, exprime en centi-mètres, par le nombre 0,0820.
D'après l« s expei iences rie Duhamel, la ré-sistance des cordes blanches h la rupture estproportionnelle au carré du diamètre ; et elleaugmente, pour les cordes de l'ancien modede fabrication , dans un rapport un peu plusgrand que leur poids sous l'umiéde longueuret que le nombre des 11 s de caret dont ellesse composent. En désignant par d le diamè-tre d'une telle corde, expr.mé en centimètres,on pourra représenter la force nécessaire pourle rompre par 4<io kil. X d' 2 ’. La qualité duchanvre et les circonstances de la fabricationpeuvent d’ailleurs faire varier cette résistancede 1/5 en plus ou en moins.
La raideur des cordes se manifeste parleur résistance à l'enroulement autour despoulies ou cylindres. Si l'un imagine unecorde fixée par l’une de ses extrémiiés en unpoint de la verticale langenie à un cylindresupérieur dont Taxe est horizontal, puis en-roulée autour du cylindre ap:ès avoir suivicette verticale, le second brin, pour devenirvertical , devra être tendu plus fortementaue le premier. Cet ex« es rie tension, consi-déré indépendamment du frottement qui ré-sulterait du mouvement de l’arbre cylindri-que , eBt la mesure de la raideur de lacorde.
L'expérience a appris que cette résistancepeut être représentée généralement par l’ex-pression
d m
+ * Q )
où d représente le diamètre de la corde , Dle diamètre du cylindre ou de la poulie , Q
le poids qui tend le brin conduit de la cordea, b et m des constantes à déterminer pou;chaque espèce de cordes.
L’exposant m dépend surtout du degred’usé des cordes : il varie entre les limiies1 et 2. il est égal à 2 pour de grosses cordesneuves; à 1.5 pour les cordes plus qu’à demiusées, à 1 pour des ücelles très-petites ettrès-flexibles.
Pour les cordes goudronnées il est plusexact de remplacer le facteur d m par lenombre de Uls de caret dont elles sont cofn-
K usées. La raideur ne varie pus alors sensi-lement avec le degre d’usé.
Une table , que nous avons emprun-tée k M. Navier, ainsi que tout ce qui est re-latif è la raideur des cordes, offie des ré-sultats d’experienres utiles pour le calcul dela résistance due à celte cause, dans les casles plus ordinaires. (Voir col. 15G3I.
On conclut de cette table qu'une cordeblanche de trente fils de caret ayant 0 **» ,1*2de diamètre présente une raideur expriméeen kilogrammes par1
- (0,222 + 0,0097 i. Q)
D étant exprimé en mètres, Q en kilogram-mes, et ainsi des autres.
Tour faire usage dans les applications dece* résultats, D et Q étant donnes, on calculed'abord la valeur de la formule :
- ( d a -f- d b Q |
au moyen des données du tableau, pour lacorde comprise dans ce tableau qui se rap-proche le plus de celle qu'on a en vue. Nom-mant ensuite tV le diamètre de celte dernièref d ’
corde , on multiplie par le rapport y- j
ou 6’il s’agit d’une corde goudronnée par lu
rapport -, n étant le nombre de fils de caretn
de la corde du tableau, et n' le même nombrepour la corde dont on calcule la roideur.
Uksistxncr des milieux. — On appelle mi-lieu un espace rempli par un assemblagede molécules materielles , susceptible d’élretraversé ou pénétré dans tous les sens par descorps plus ou moins durs. L’eau parmi les li-quides, l’air parmi les gaz, sont les milieuxpour lesquels il importe le plus de connaîtreles lois de la résistance aux mouvements descorps solides.
Mais ces lois sont extrêmement compli-quées; elles semblent délier les observateurset les géomèlres les plus habiles. L’examenseul des tourbillons qui accompagnent lemouvement des solides dans les liquides etqui offrent des apparences si variées , faitconcevoir quelles difficulté» on rent outre lors-qu'il s'agit de soumettre ces lois à l'expé-rience ou au calcul.
D'après les observation» de Léonard deVinci et les considérations théoriques deNewton, la vitesse des differentes couches destourbillons croit à mesure qu'on ?e rap-proche du centre, en raison inverse.de lalongueur du rayon correspondant. C’e»t lecontraire de ce qui a lieu dans une rouetournant autour de son essieu.
Mais M. Poncelet pense qu'outre les mou-vements gyratoires communs & toute unepartie de la masse fluide, il s'en produit ausside secondaires ou de moins apparents qui