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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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TECH’NOLOGIF..

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embrassent un groupe plus nu moins grandîle molécules , et qui se distribuent dans lesintervalles des précédents. Il pense mêmequ'on peut admettre, saDs trop s'aventurer ,que de semblables mouvements de rotatiou<m d'oscillation sont imprimés aux moléculesindividuelles ou aux derniers groupes de mo-lécules. Pour donner une idée de la vivacitéet de la complication extrême des mouve-ments dont les molécules des fluides peuventêtre le siégé, le même savant indique l'expé-rience suivante:

On prend une plaque de verre transparenteet bien nettoyée sur laquelle on étend une( Oucbe mince de sirop d'orgeat, délayé, à lamanière ordinaire, dans une eau bien pure,l’.n interposant celte plaque entre l’œil arméd'une loupe et la flamme d'une bougie oud’un quinquet, on sera surpris de la bizarre-rie des mouvements présentes par les parli-culi8 étrangères. Ces mouvements, au sur-plus, se rapportent è la classe nombreusene ceux que I on a désignes sous le nom debrowniens t et que l'on a attribués à unesorte de vitalité de6 dernières particules or-ganiques.

En négligeant des causes particulières tel-les que la cohésion et le frottement des flui-des, les effets dus à In forme des corps, eic.,on arrive par le calcul, aussi bien que parin moyenne des expériences, à ces lois très-simples et très-remarquables :

La résistance que des corps semblables etsemblablement dirigés éprouvent dans un flui-de est proportiouoelle : l w au carre de la vitesselelativet'/ 2° è la densité p du milieu; 3° àTaire rr deia projection transversale du corpssur un plan perpendiculaire à la direction•iu mouvement.

dette résistance est donc proportionnelle à

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v“

o ,

p a v“ ou à p a —.

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ur - «*td égal h la hauteur h due a la u-

tessep (col. 155), on peut joue dire que la résis-tance d’un fluide est proportionnelle au piudsd'un prisme de ce fluide qui a pour base laprojection transversale du corps, sur ud planperpendiculaire à lu direction du mouvement,et, pour hauteur, la hauteur due à la vitesse.

Mais les circonstances particulières indi-quées ci-des>us et d’autres emore, comme,par exemple, la position des corps à la surfacedes liquides, modifient singulièrement l'ex-pression de cette loi.

Hêsistancb des matékiaux.— Les corps soli-des employés comme matériaux dans les ma-chine» ou dans les constructions de différentsgenres , sont soumis 6 des efforts qui tendenta altérer leur constitution moléculaire et àdétruire leur cohésion. Il est donc très-im-portant de connaître les rapports qui existententre les causes destructives et les forces quileur résistent.

Les lois de la résistance des matériaux n'ontpas été moins étudiées que celles de la résis-tance des milieux; et le résultat Qnal n'a

uère été plus satisfaisant dans un cas que

ans l'autre. Dans uu mémoire remarquable,publié il y a peu d'années ( Annales desFonts-et-Chaussées , 2 * seni. de 1833 , p.201), un ingénieur déjà bien connu par sesbeaux travaux sur les mortiers et cimeuts cal-caires, M- Viral, a prouvé qu'à pari certaines

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coïncidences fortunes, avec les résultats del'expérience , les formules données par lesthéories en vigueur ne peuvent être d'aucunsecours, même comme moyen d’approxima-tion. Voici le résumé des recherches de>!. Vicat.

Il établit d'abord que, parmi les diversesmaniérés dont l'ngrégaiion des corps solidespeut être attaquée et détruite, il en est troisqui sont ess-emiellement distinctes , et donttontes les autres dépendent probablement pardes lois plus ou moins simples, savoir : 1 ° letirage qui produit l’exteusion; 2Ma pressionqui produit l'ét rasement ; 3° l'effort qui tenda diviser un corps, en faisant glisser, pourainsi dire, une de ses parties sur l’autre,sans exercer ni pression ni tirage hors delàface de rupiure. Il appelle la résistance Sl'extension, force tirante; la résistance àl'écrasenien l, force portante; et force trans-verse, la résistance à toute disjonction parlemouvement tangentiel des parties les unes surles autres. Ces trois forces ou résistances sontd'ailleurs ou permanentes ou instantanées.Par exemple, si un cube de pierre d'un cenli-mètre de côté s'écrase en quelques minutesou en quelques heures , ou même au boutd'un laps de temps beaucoup plus long , sousune charge de 100 kilog., sans avoir été sou-rnis à aucun autre effort , ces 100 kilog. nesont que l’expression d’une force instantanée.Le mot instantané , par opposition au moipermanent, désigné un temps limité plusou moius court, tandis quere dernier s'appli-que à une charge qui peut éire poriée iude-IJtiiraent.

N n'existe aucune relation susceptible d’êtredéterminée à priori, emre les forces des troisespèces dénommées ci-dessus, lorsqu'ellessoniappliquées non-seuleineni à des substances dif-ferentes, mais encore à des variétés de lamême substance. Chaque force doit donc être,pour chaque matière, ('objet d'une recherchespéciale.

Les forces permanentes des matériaux sont,pour les cas généraux «les applicauons, lesseules importantes à connaître. C'est à leurdétermination que doivent lendre les expé-riences. Mais on rencontre pour cela de gran-des difficultés. Les faits suivants sont cites pmM. Vicat comme propres à éclairer le com-mencement de la question.

Uu cube de brique crue qui avait résistependant 94 jours sous la moitié de sa chargeinstantanée s’est brisé le 95 e jour.

Un cube de mortier à chaux grasse et à sa-ble ordinaire, placé dans le tueme cas, ne don-nait tncore aucun signe d'altération après Gmois.

Un cube de grès On (grès des couteliers) aporté pendant 14 jours les o,52 de su chargeinstantanée, et s’est fendu le 15* jour.

Un pareil cube soutenait depuis 3 mois les0.47 de la même charge, sans autre accidentque deux legeres écoruures aux angles de#sommets.

Des cubes de calcaire oolilhique. de calcairelithographique et de calcaire quartzeur, sou-mis respectivement aux 0.56 aux O.tîl et e Uï0,50 de leurs charges instantanée», elaieotdans un état complet d’iutêgritô au bout deplus de 3 mois. , „

Ces divers essais ont eu lieu dans un ateliercouvert et fermé, où aucun mouvement trepi-datoire ne se faisait sentir; chaque piececu-bique, dégauchie avec le plus grand 6om Sl ”toutes ses faces, était interposée entre deuxmorceaux de carton doux qui servaieut a éga-liser la pression. Ces circonstances favorables