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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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TECHNOLOGIE.

traîne le tiroir avec elle , et la partie supé-rieure de ce tiroir descendant tout è fait au-dessous de l'ouverture P> la partie inférieuredescend aussi au-dessous de l'ouverture V.Alors c'est la partie supérieure du cylindrequi communique avec le condenseur, tandisque la vapeur sortant du tuyau S presse surla face inférieure du piston. ’

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Cet ingénieux mécanisme du tiroir ne surli-rait pas pour imprimer au balancier un mou-vement alternatif constant, à la montée commeA la descente, si la tige du piston n'etait pasliée à ceuii-ci d'une manière invariable, or,eu 6e reportant à la tig. 55, on voit que laquestion n'est pas aussi simple qu'elle le pa-rait au premier abord ; car la tige du pistondoit rester constamment dans la même ver-ticale, ce qui semble exiger qu'elle soit ler-minée par une chaîne flexible, susceptible des'enrouler sur tin arc de cercle; et d’un autrecôté, la rigidité de cette tige est une conditionnecessaire à la communication du mouvementd'ascension du piston au balancier, l.e paral-lélogramme articulé ( col. 75 i i donne uneélégante solution de la difficulté Walt l'a ima-gine en 1785

VII. Par la détente de la 'vapeur. — Sion laissait libre la communication entre lecorps de pompe et la chaudière, pendant toutle temps de la course ascendante ou descen-dante du piston, celui-ci serait soumis à l'ac-tion d'une force accélératrice constante; ilarriverait donc à l'une et à l'autre extrémitédu cylindre vertical qu'il parcourt, avec unevitesse très-grande qui produirait des chocsnuisibles à la solidité de l'appareil et une dé-perdition considérable de force motrice. Onpossède, il est vrai, des moyens de prévenir oud'atténuer les effets de ce genre dans les ma-chines en mouvement |col.7M). Mais, pourla machine è vapeur en particulier, on aimaginé d'interrompre la communicationentre la chaudière et le corps de poni[>e, àune certaine époque de la course du piston.Celui-ci continue à marcher en vertu de la

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vitesse acquise et de la force élastique que hvapeur possède encore, quoique n'eiant pluson contact avec le liquide qui l'a produite;la vitesse diminue, et elle est nulle eulln anmoment où le piston atteint l'une ou l'autreextrémité du corps de pompe.

Cette disposition, emjd.iyee d'abord uni-quement dans le but de remédier aux cbu<«.sans donner au volant une masse trop consi-dérable, a été bieniôt généralisée et mise enusage sur une grande echelle. On comprend,en effet, que si, au lieu de maintenir ta vapeurau maximum de tension dans le corps depompe, pour l'anéantir ensuite ronipléiementen la faisant passer dans le condenseur, uncesse d'en introduire des que le piston estarrivé è ta moitié, au tiers, au quart «le sacourse, celle qui existe dans le cylindre con-tinuera à agir en 6e détendant comme unressort comprimé ; et dons ce cas, la conden-sation n'aura plus lieu, à chaque coup de pis-ton, que sur une quantité de vapeur beaucoupmoins considérable, qui aura d'ailleurs pro-duit tout reflet qu'on pouvait en attendre.Tel est te principe des machines à détenteémis par Watt en 1782.

Il n’est pas difficile de concevoir commenton peut lier le mouvement du tiroir à celuidu balancier, de manière que la distributionde la vapeur ait lieu pendant une partie dé-terminée du mouvement du piston. H estdonc inutile que nous entrions dans aucundétail sur les machines où la détente s'opèredans le même cyliudre que le mouvement dupiston. La détente dans un second cylindre neparait pas présenter assez d'avantage pourêtre décrite ici. On se figure d'ailleurs sanspeine comment le mécanisme du tiroir peuiêtre adapte au sysième de deux cylindres, desorte que la vapeur affluant sur le petit pis-ton, celle qui est au-des-ous se détende enpressant l'autre piston dans le même sens.

VIII. Par de hautes pressions alterna*tives sans condensation. — Dans tous lesappareils dont il vient d'étre question, iln’est pas nécessaire que la vapeur agisse iune pression supérieure à celle de l'atmo-sphère, le contre-poids des machines atmo-sphériques permettant même de travailleravec une tension beaucoup moindre. Mais ilpeut arriver que la destination particulièrede la machine exige la concentration d'uneforce considérable dans un petit espace, clla suppression du condenseur et relie de songênant attirail. Les locomotives, par exemple,pourraient à peine suffire à se traîner elles-mêmes sur les chemins de fer, s'il fallaitqu'elles portassent avec elles, outre le char-bon de chauffage et l'eau destinée à la vapo-risation, la quantité d’eau froide nécessaireà la condensation. Dans ce cas, au lieu decondenser la vapeur, on laisse échapper dansl'air celle qui est chassée par le piston. Mais,pour que le jeu du piston soit possible, il fautnécessairement que la vapeur qui le poussesoit à une tension plus forte que celle de l'ai-mosphere; et d'ailleurs la perte de foicequir ésulte de la non-condensation sera d’autantmoindre que celte tension sera plus consi-dérable. Ainsi, à la pression dedix atmo'plières, la machine ne perd que 4/tO de la forceproduite, en marchant sans condenseur, tandis que la perte aurait éb* de f/3 à la pressionde 3, et de moitié à la pression de 2 atmo-sphères. Tel est le principe des machines uhaute pression et sans coud- nseur que Pa-pin avait imaginées dèsavaDt 4710. C’est avecdes machines de ce genre surtout qu'il est