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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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TECHNOLOGIE

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dû au savaut M. de Prony u'a pas ces incon-vénients. lise compose d'une espèce de man-chon en bois que l'on adapte à frottement surl'arbre tournant principal de la machine dontil s’agit de mesurer la force. Un contre-poidsest placé à un bras du levier qui dépend dumanchon, de manière à empêcher le mouve-ment de rotation que ce mam hou tend a pren-dre sous l’influence de Faction de l’arbre tour-nant. Des boulons adaptés au manchon permet-tent de le serrer plus ou moins, et d'ailieurson peut faire varier ta distance b du centrede gravite du contre-poids P à t’aie de l'arbretournant, jusqu'à ce que le bras de levier breste horizontal. Si )e manchon est parfaite-ment symétrique des deux côtés du la verticale,et que le nombre de murs dans l'unité detemps soit de n, la quantité de travail pro-duite par ia machine dans ce même laps detemps sera

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résultat indépendant du frottement.

8 6. Faits divers sur les industries ei les

substances utiles à la nourriture de

l’homme.

La chasse , la pêche et l'agriculture four-nissent les matières premières nécessaires àla nourriture de l’homme | voy. col. 502,590,718,726). Le règne minerai lui-même fournitle sel maria , assaisonnement dont nous nepouvoDsnous passer. La technologie les pré-pare de maniéré à faciliter le travail de la di-gestion et de l'assimilation.

Les principales industries qui se rattachentà la préparation de la nourriture de l'homme60 nt : la boulangerie, l'art culinaire, la fabri-cation des boissons fermentées, des liqueurs,du vinaigre, 1a pâussene, la limonadene , lafabrication des pâles, celle du sucre, etc

Considérée comme substance alimentaire,l'eau elle-même doit subir, dans certains cas,des préparations, telles que le filtrage, la dé-puration et le refroidissement.

La question du filtrage en grand ne paraitpas encore complètement résolue. Des som-mes énormes ont été dépensées naguère enAngleterre, notamment a Glasgow , en essaisqui n’out pas réussi. Sur les huit grandescompagnies chargées de l'approvisionnementd'eau de Londres , une seule livre de l'eau U J -trée; les autres ont déclaré que l'opération dutlltrage augmenterait de 15 p. 0/ü le prix del'eau.

Cependant l'Académie des sciences a ap-prouvé, eu <837 {Comptes-rendus , 2® sem.,p. 205), le nouveau procédé de M de l’on-vielle, qui consiste à fermer hermétiquementles caisses où s'opère le Ultrage , ei à f >irepasser l'eau au travers de la matière ültr.inte,couche de oharbou entre deux couches de sa-ble, par l'action d'une forte pression ( uneatmosphère et 1/6). Le Ultre de M. de Fou-vielle^ l’Ilôtel-Dieu , a donné par Jour aumoins 50 000 litres d'eau clarifiée, pum uneétendue de moius d’un mètre sup illeiel 11peut donner mi produit presque triple. Aprèsavoir fonctionné sans interruption pendantplus de huit mois . sur 12 000 000 de litres, iln'ayait pas encore besoin d’êire renouvelé.Maison le nettoie périodiquement par l’ac-tion de deux courants contraires

La glace donne à la boisson de l’agrément etdes qualités hygiéniques précieuses , lorsquel'on u'en abuse pas. Les plus misérables hahi-lauts de la llussie méridionale savent parfai-tement en conserver des quantités considéra-bles , et mettre pour ainsi dire en réserve,

contre des chaleurs de 35 à 40° e., un des effetsdu froid de--<0 à — 30° c. qu’ils subisseut.Il n'y a pas de simple Cosaque qui ne boivefiais pendant tout ( été ; et dans la plupart denos villes on es: privé d'une dcnree qui a unevéritable importance. Cependant la construc-tion des glacières est chose facile. Il surfitd'établir dans la terre une espèce de cage ter-minée en entonnoir, de deux mètres en toussens , garnie extérieurement d'uue enveloppeen charpente , intérieurement de paillassons,avec un petit conduit en piauches pratiquédans le couvercle pour que l'on puisse y jeterla glace pendant l'hiver, nn tuyau de dégor-gement pour les eaux au fmd de l'entonnoir,une double porte bien pailla*sonnée tournéevers le nord , et quelques arbres autour pourentretenir un ombrage suffisant. Les dépeusesd'établis>ement ne moment pas à 150 fr.

Au Bengale, quoique la température de l'airne de.'rende jamais à o u , on obtient de la glaceeu exposant de l'eau au rayonnement noc-turne , par les nuits sereines , dans des vaseslarges et peu profonds Uuprocédéanatogueestemployé, dans les hivers doux, pour l'alimen-tation de la glacière de Saiut-Oueu, prèsParis .

La boulangerie a reçu . dans ces dernierstemps , des perfectionnements remarquables.MM. Mouchot , dans leur etablissement duPetit-Montrouge, près Paris , ont introduitl'application d'uue force mécanique, la conti-nuité des opérations , l'éclairage des fours augaz , et ils ont supprimé le travail insalubre ,pénible et bruyant des gemdres. Leur fabri-cation journalière e»t portée à 5 oOO kilog.

La féculerie s’est aus>i améliorée eu em-ployant de meilleures râpes et de meilleurstamis. La râpe de M. Stou, exactement cylin-drique, fait 7 à 800 tours par cniuute. et réduitea pulpe <50 à <60 hectol. de pommes deterre en <2 heures.

La clarification ou le collage dés vins exigeannuellement en France , à raison de 4 œufspar pièce de2<5 à 225 litres, environ 8î mil-lions d'œufs. On veud aujourd'hui pour20 000 fr., chaque année, d'une poudre com-posée de matières albumineuses de peu devaleur, qui produit l'équivalent de 2 millionsd’œufs C’e>l un service rendu à la cousom-mation ahmemaire.

L’art culinaire, considéré comme néces-saire à la vie de l'homme, est une industrierecommandable; mais il doit se borner à cher-cher les uiovens de nous donner p>ur la forceque réclame le travail, la nourriture qui nousconvient le mieux, tout en épargnant les res-sources de la nature. S'il se fait Fesciave d'unsensualisme grossier, il ne mérite plus quele mépris Les principes les plus avérés d'hy-giène (col 528 et sutv.) subiraient pour légiti-mer le b'âme sévère que l'iutemperance oumême que la gourmandise a toujours encourude la part du bon.sens public.

La conservaiion des substances alimentai-res, par le procédé Appert, esl une des amé-liorations les plus notables que l'art culinaireau reçues depuis long-temps Grâce a ceprocède, le regnne alimentaire des classesp.iuv res, des marins, des voyageurs, etc., peutêtre singulièrement amélioré.

La fabrication des pâtes a fait en France de telB progrès, qu'une seule fabrique livreannuellement au Commerce 450 000 hilogr. depâtes ou semoules, provenant de <' 000 hec-tol. de blé, et qui se vendent, en detail, aumême prix que les pâtes d’Halie, c ’ est *®, î! e</3 en sus du prix auquel il serait possible deles livrer.