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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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TECHNOLOGIE.

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sud poids, et le dégraissage encore 40 et même45 p. 400.

Le fuseau est l'outil le plus simple et leplus auciennemeot employé pour la confec-tion des flls. Le rouet offre déjà un per-fectionnement notable sur le fuseau. Cetingénieux appareil présente, sous sa plussimple expression, l'effet composé de toutesles grandes Olatures. ii a pour objet deuxfonctions distinctes: il tord l'étoupe , et ill'envide avec un effort de traction autourd'une bobine.

Le degré de finesse des flls obtenus par unprocédé quelconque s'exprime par un numéroqui indique combien il faut d'écheveaux de4000 m. de longueur pour peser uii demi-kil.Ainsi, Je 111 n°80est celui dont 80 écbeveaux,ou 80 000 de long, pèsent 500 grammes. I.epoids de l’écheveau sera donc de 025 centigr.

Dans le filage, on distingue la laine grasseou cardée de la laine peignée.

Le filage de la laine cardee comprend lebattage et démêlage , le huilage , le drous-sage, ou premier degré de cardage, le car-dage en fin ou à loquettes, le filage en groset le filage en fin. Le fil provenant de toutesces opérations n'a pas besoin d'étre d’uneégalité parfaite ; mais il doit présenter unesurface hérissée de poils.

Le filage de la laine peignée diffère essen-tiellement du précédent. Il y a 6 machinespréparatoires, savoir : 4° le dé/eutreur, com-pose de peignes , de laminoirs ou cylindrescannelés d'entre lesquels la laine sort sousforme de rubans; 2° et 3° le tambour engros et le tambour en fin , autour desquels elleest successivement enroulée ; 4° la machine àréduire, ou étirage, construite comme ledéfeutreur » mais d'une manière beaucoupplus fine; 5° la machine à réunir plusieuisrubans ;6° le boudinoir, ou machine en gros,qui enroule la laioe sur des bobines saus latordre; 7° la machine en tin qui façonne réel-lement le fil.

Le filage des autres matières textiles s'o-père par des procédés qui ont plus ou inoiusd'analogie avec les précédents.

La moyenne des filatures de coton enFrance peut être estimée, en moyenne, ycompris emplacement, bâtiments, moteur, àraison de 35 c. la broche, 449 525 000 fr.

Le nombre d’ouvriers qu’elles emploient estde 70 000, à raison d'un pour 49 broches.

En 4834, la différence de prix entre le cotonen laine et celui des filés n°* 30 à 40, qui estl'objet de Ja plus grande consommation, a étéde 3 fr. 20 par kilog , prix de façou exorbi-tant; mais elle est tombée à 4 fr. 07 en 4839,et jamais le prix du filage n'avait été aussiréduit. La cause de ce mal consiste dansune concurrence illimitée à l’intérieur, etdans l’absence des débouchés à l'extérieur.Les exportations sont restées stationnaires,tandis que les quantités de coton importé ouréservé pour la consommation intérieure ontaugmenté de 36 900 000 à 51 200 000 kil. en4838.

Le filage du lin et du chanvre à la méca-nique a pris naissance en France ; commetant d'autres découvertes ou procédés utiles,il n'a été réellement rais à profit chez nousqu'après avoir été apprécié par les étrangers.Le système anglais , avec des étirages courtset à l'eau chaude., paraît préféré aujour-d'hui comme donnant des fils plus régulierset plus beaux; cependant quelques filateursfrançais obtiennent encore d’assez beaux ré-sultats avec des étirages plus longs.

Le filage de la soie n'est réellement qu'un

sort

simple dévidage. On plonge préalablementles cocons dans des chaudières d'eau bouil-lante.

Tissage. — On peut ranger les tissus en sixclasses principales, savoir : 4° tissus srai-les (les toiles ordinaires, le calicot. In«liste, la mousseline, etc. ); 2° tissus croiséset brochés (les étoffes damassées , beaucoupde rubans, les cachemires, etc. ); 3° tissus iipoils (le velours, la peluche, la moquette, lestapis, etc. | ; 4° les tissus à mailles fixes oumobiles (le filet, le tricot, la dentelle, le tulle,etc.}; 5° tissus foulés ou demi-feutrés (ledrap, le Casimir, les couvertures, etc.) ; 6° feu-tres proprement dits (certains chapeaux etmême certains draps-feutres) dont la fabrication est très-remarquable.

Les éléments du métier ordinaire de tisse-rand plus ou moins modifiés, entrent dans lesmachines destinées à In fabrication des tis-sus des trois premières et de la cinquièmeclasses.

Ces tissus sont essentiellement composés dedeux séries de flts perpendiculaires entre eux.entre-croisés de telle sort,* que chaque 111passe alternativement au-dessus et au-dessousdes fils qu’il rencontre. La chaîne est la sériedes fils parallèles à la longueur de la pièce;la trame est le ÛI qui parcourt alternative-ment la largeur de la piecedans les deux sens.

C'est au génie de notre Vaucanson que l'ondoit la première application des procédésmécaniques au tissage. L’ingénieux et mo-deste Jacquart est parvenu, au moyen du mé-tier qui porte son nom, à exécuter aussi, d’unemanière entièrement mécanique, les dessinsles plus riches «t les plus variés sur touteespèce d’etoffes. I.e métier à la Jacquart estl'expression la plus avancée de l'industrie dutissage, et tout porte à croire que cette indus-trie n'a plus guère à espérer que des progrèsde détail, si on la considère comme limitée àla production d’étoffes analogues è celles quisont fabriquées aujourd'hui.

Il serait possible de définir rigoureusementtoutes les variétés imaginables de tissus, euemployant une notation très-6imple et très-expressive que Vandermoude, géomètre dis-tingué, avait proposée à ce sujet vers la findu siècle dernier, et qu'il avait appliquée àune tresse et à un tricot.

§ 8. Faits divers sur les industries rela-tives à Vétablissement du logement del'homme, aux constructions de naturequelconque ei à Vameublement.Préparation des materiacx de diverse na-tcre. — Le bois, la pierre, la chaux, lesabte ,le fer et plusieurs autres métaux, l'argile etmême la terre, le marbre, l'ardoise, et diver-ses autres substances d’origine minérale , leverre, etc., sont employés dans les construc-tions élevées par l'homme . soit pour servird'bahitation , soit pour tnodiUer le relief duglobe d'une manière conforme à ses desseins.Le nombre des industries qui se rattachent àce titre est très-considérable.

La charpenterie et la coupe des pierressont deux arts fondés en majeure partie surdes principes de géométrie , et qui par con-séquent sont constitués à l’état de sciencesrégulières. Lorsque l’on a arrêté par avancela forme de la construction que l’on veul éle-ver, il faut déterminer aussi la forme et lemode d’assemblage de chacune des partie»en bois ou en pierres qui doivent entrer danscette construction : le charpentier et le tail-leur de pierres sont obligés, pour cela, de tra-cer de véritables épures fondées sur les pno-