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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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COMMERCE.

fr.i

portent des droits de 4A,5 0/0; les produitsfabriqués, 17,6 0/0; les matières nécessairesà l'industrie t‘2 0/0 environ.

§ A. Indications historiques et bibliogra-phiques.

Histoire. — L’origine ou commerce, commecelle de la civilisation, se trouve dans l'Asie .Les Phéniciens doivent être placés au pre-mier rang des nations commerçantes de l'antiquité. Leurs relations s'étendaient, d'uncote, à travers les déserts de l'Arabie jusqu'àl'Veuien, au delà de la mer Rouge jusqu'auxcôtes de l'Ethiopie ; et de l'autre jusqu'auxcolonnes d’tlercule.

Les Madianites et les Iduméens, peuplesarabes, servaient d'intermédiaires aux Phé-niciens pour quelques-unes de ce6 relations

Baclres, opis, s ir le Tigre, à peu de distanceau-dessus de Bagdad, et surtout Babylone , fu-rent des places importantes de commercedans l’Asie. L'ile de Ceylan et les côtes de laterre ferme servaient de rendez-vous au com-merce de l'Inde .

Les colonies grecques des bords de la merNoire, Olbia (Khersoni, à l’embouchure duBorysthènes (Dniéper ), Panticapée tKertsrhj,dans la Chersonèse taurique (Crimée ), Phana-gorieet Tanats, au fond de la mer d'Azof,Dioscurias, près des bouches du Phase, etenün Ilèraclée, Smope et Amisus , sur la côtede l’Asie mineure, s'étaient appropriés la navi-gation et le commerce de cette mer.

Les Indiens avaient des relations commer-ciales avec la Chine , la Bactriaue, la presqu'îleau delà du Gange, l'Egypte, l'Arabie et la côtede Zanguehar.

Carthage , colonie phénicienne, conservatoujours des rapports intimes avec Tyr , samétropole. Cette ville étendit ses relationscommerciales, non seulement sur les côtesdelà Méditerranée occidentale, mais encoreau delà des colonnes d'IIercule jusqu’aux LesCassitérides (Britanniques), vers le nord, etjusqu'au delà du Sénégal et de la Gambie , ausud. Le commerce par terre avec l’Afriquecentrale avait aussi unegrande étendue.

L'Egypte avait interdit d'abord aux mar-chands étrangers l'accès de son territoire,leur assignant un seul port, relui de Naucratis.Cependant cet isolement cessa peu à peu, etle pays Unit par proûter des avantages de saposition. Alexandrie fut long-temps l'entre-pôt des relations commerciales de l’Orientavec l’occident.

Les villes commerçantes de la Grèce et sescolonies éparses sur tout le littoral de la Mé-

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diterrnnée et des mers intérieures qui ycommuniquent, rivalisèrent avec Carthage etTyr. Athènes dut à sa puissance maritimel’influence qu’elle exerça sur la Grèce conti-nentale et sur l’Archipet,

Le commerce de l'empire romain fut con-sidérable et étendu. Pline évalue à 50millionsde sesterces ( environ 9 millions de fr. | l’ar-gent que Home faisait passer tous les ansdans l'Inde , l’ülmyre, située dans le désertal'est de la Syrie , était l'entrepôt des marchan-dises échangées avec l’Asie centrale , et avaitatteint un haut degré de splendeur lorsqu’ellefut subjuguée par Aurélieu.

Depuis l'époque où le siège de l’empire futtransféré à Bysance, cette place n'a rien perdude l'importance commerciale qu’elle ne tardapas à acquérir.

Les Arabes exercèrent leur activité au moyen-flge. en se lit rant à nu commerce étendu avecl'Orient et l'Occident .

Cependant la direction du commerce an-tique se modifie profondément. Venise et sesrivales, Pise. uènes, Arnalfl , brillent en vaind'un éclat éphémère. Les découvertes de Vosrode Gama et de Christophe Colomb enlèvent ala Méditerranée son importance.

Mais cette phase n'est pas sans retour. Nousvoyons se manifester aujourd'hui une périodenouvelle, où le perfectionnement des voies decommunication intérieures et des véhicules etdes moteurs destinés à y circuler rendra lestrajets directs plus courts et moins dange-reux. Le temps n'est pas éloigné sans dou'coù la route de l’Orient par le cap de Bonne-Espérance sera presque complètement aban-donnée.

P.IBUOORAPHIE. — Parmi les ouvrages nom-breux auxquels on peut avoir recours pourprendre une idée nette de la théorie et desfaits principaux du commerce, nous citeronsau premier rang l’excellent Dictionnaire d.'commerce , et des marchandises (2 vol.in-W, Paris , t8'i()|, qui est, ainsi que l’an-nonce son titre, une véritable encyclopédie ducommerçant.

Les tableaux publiés par l’administrationdes douanes, et surtout le tableau décennal ,fourniront des renseignements utiles au com-merçant, à l’économiste et à l'homme d'état.

VApplication de /'arithmétique au com-merce et à la banque , par M. Juvigny, estun livre estimé

Nous avons extrait notre esquisse histori-que de l’article Commerce de VEncyclopédienouvelle , dirigée par MM. P. Leroux et J.Keynaud.

XX. ART MILITAIRE.

§ I. Tactique.

Définition. — La tactique . suivant Jomini ,est l'art de bien combiner et bien conduire lesbatailles. Maison peut aussi comprendre dansla tactique, suivant les définitions données parPolybe et Arrien , l'art d’assembler et de meureen ordre une foule d'hommes destinés aucombat et de les instruire dans tout ce qui estutile à la guerre. Cette partie de l'art mili-taire s’étend donc logiquement depuis l'écolede peloton Jusqu’à la formation de l’armée encolonnes de marche ou en ordre de bataille.

Mabcbes — Les marches soni la partie es-

sentielle de l’art de la guerre. Elles se divisenten marches-manœuvres et en marches deposition , suivant que leur objet est une at-taque coulre l’ennemi ou une prise de posi-tion. Les secondes ne difièrent des premièresque par la nécessité de conduire les bagagesen même temps que les colonnes.

Quant à leur direction, on diviseles marchesen A espèces: celles qui se font perpendiculai-rement au front de l’année ; celles qui se toniparallèlement; celles dans lesquelles on passede l’une de ces directions à l’autre ; crelles enurioù une partie de l'armée marche par le liane,taudis que l'autre marche de front. Les uiar-