TACTIQUE. STRATEGIE.
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clies de flanc et les marches de front consti-tuent les deux mécanismes fondamentaux , ett’est entre elles que se divisent les règles rela-tives aux diverses manières d’ouvrir les dé-bouchés et de disposer ainsi que de conduireles differentes parties de l’armée.
IIatviu. es. — La formation des ordres debataille est ce qu'il y a de plus compliquédans la lactique.
On distingue deux grandes classes d’ordresde bataille; les ordres contigus, lorsquetoutes les forces de t’armée sont réunies; lesordres séparés, dans le cas contraire.
Les ordres contigus se divisent eux-mémesen offensifs et en défensifs. Nous ne pomonsmieux faire que d emprunter ti-xiuellenn ntici au Magasin pittoresque p. 3IQI un
ficellent résumé qu'il a donne de ce qui c>-trelatif aux ordres contigus.
« Le but d'une bataille offensive est de chasserl’ennemi de la position qu'i 1 occupe tout euentamant son armée. On peut y parvenir, soiten culbutant sa ligne sur un point quelcon-que de son front, soit en la debordnm pour laprenJre en flanc et à revers, soit enlin en fai-sant concourir ces deux moyens à la fois.Pour cela, il faut que l’armee offensive se dis-pose suivant un ordre de bataille appropriéau genre d’attaque qu'elle se propose d'essayer.»
Le général Jomini indique douze espècesd'ordres de bataille. Les ligures ci-jointes lesreprésentent.
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io L 'ordre parallèle simple. — Cet ordreest le plus élémentaire, mais aussi le plusmauvais : car il n'v a aucune science de tac-tique à faire combattre les deux armées àchances égales, bataillon contre bataillon. Onpetit sans doute gagner une bataille en l'adop-tent, mais la victoire restera nécessairementà celui qui aura les meilleures troupes , etquiles engagera le plus à propos et avec les meil-leures manœuvres.
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2 l'ordre parallèle avec un crochet surle flanc. — Cel ordre se prend le plus ordi-nairement dans une position défensive. Lecrochet se trouve quelquefois fort exposé.
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3 L ordre parallèle renforcé sur une'lue est plus favorable que les deux premierset plus conforme su principe général de latactique, qui est de porter toute la masse deses efforts sur un point.
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4 L ordre parallèle renforcé sur le cen-r/e est analogue au précédent, avec cette seuledifférence que l’effort principal de la bataille,au lieu de se porter sur une aile de la lignecouenne, se portera sur sou centre.
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5° L'ordre oblique simple ou renforcé surune aile est ce;ui qui convient le mieux àune armée faible qui attaque une armée su-périeure. Ses avantages sont faciles à aper-cevoir ; car, tout en portant le gros des forcessur un seul point de l'armée ennemie , Hrefuse l'aile affaiblie en la tenant loin del'ennemi, de maniéré à le tenir en respectdans cette partie de la ligne; et cette ailequi se refuse peut servir de réserve à la par-tie agissante. Cet ordre de bataille paraîtavoir été inventé par les Grecs. C'est lui quifut employé par Kpaminondas aux célèbresaffaires de Leuctres et de Mantinée . C’estegalement à lui que F ré léric-le-Grand futredevable de la victoire de Leuthen , qui atant contribué à l'établissement de la monar-chie prussienne.
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G 0 et 7° L 'ordre perpendiculaire sur uneou sur deux ailes ne peut être considéréque comme une formule de pure théorie;car l'armée attaquée perpendiculairement nemanquerait pas de changer son front de ba-taille pour faire face à son ennemi; et l'arméeassaillante elle-même , pour engager la ba-taille, serait obligée de quitter la perpendicu-laire pour s’aligner au momp en partie dansle sens de l'autre armée. I/attaque sur deuxailes ne peut être avantageuse que quandl’armée assaillante est tres-supérieure , carautrement, divisant ses forces , elle s'expose-rait à être plus facilement rompue.
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8° L 'ordre concave sur le centre — Cetordre peut être très-bon par suite des évé-nements de la bataille, quand l'ennemi s'en-gageant imprudemment dans le centre quieede devant lut se laisse envelopper par lesdeux ailes. Mais si on prenait un pareil or-dre avant la batail'e, l’ennemi De manque-rait pas de tomber sur les ailes qui se pré-senteraient à lui par le flanc, c'est-à-diredans la position la plus désavantageuse. Cetordre de bataille a joui d’une grande célé-