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Campo-Santo de Pise , si sublime dans lesLoges du Vatican , manque dans les peinturesdes catacombes. C'est dans des miniatures desIX 1 , X* et Xl« siècles qu'elle appareil pour lapremière fois.
Le caractère de l’art du moyen-âge hiéra-tique chez les Musulmans comme chez lesChrétiens . c’est la prédominance absolue del’architecture religieuse. —Chez les ChrétiensiIV*—XVI* siècles), cette architecture se diviseen deux genres : t° genre roman; 2° genreimproprement appelé gothique.
t° Le genre roman , que nous avons vucorrespondre à la poésie de la basse latinité,nous offre du V e au XI e siècle des églises pe-tites, oblongues ; murailles épaisses, fenêtresétroites et arrondies ; extension de l'abside oudu chœur, croix entre celui-ci et la nef. Di-rection de l'est à l’ouest, voûtes, renôtres, por-tes t-r» plein—cintre ; cryptes pour rappeler lespremières retraites chrétiennes pendaut lespersécutions. Au VI* siècle, l’mveution descloches nécessita des changements. Quelquesvitres se rencontrent dès le VI* siècle, au Ylll«,il fallut des tours, vu la pesanteur des cloches.— Puis vint le roman secondaire , à partirdu XI* siècle, où les constructions s'agrandis-sent comme la papauté. Les tours deviennentornement; pour les élever haut, il faut éleveraussi le reste de l'édillce. Deux tours au por-tail de l'ouest, une autre à la jonction desbranches de la croix. Tours carrées, pyramidespeu élevées au-dessus. Voûtes eu plein-cintre,présentant des arceaux croisés; peu de mou-lures. Arcades demi-circulaires, en fer à che-v<il, en anse de panier. Portes très-ornôes enpiem-cintre chargées d’ornements en zig-zag , de câbles, de torsades, d’éioiles, etc. Lescolonnes sont des cylindres pleins ou des demi-coioupes réunies entre elles, et appliquées àdes piliers; fûts d’une égale grosseur , cliapi-teoux ornés de palmes, moulures nattées, grif-fons, grotesques, obscénités ; point de niches, depinacles m de statues; seulement des tourelles.
2° Où commença le style ogival qui en sipeu de temps, dans la seconde moitié duXII* siècle, se répandit dans l'Europe entière?On n'en sait rien positivement. l es historiensfrançais aflirment que la cathédrale de Cou-lances en France , qui appartient au style ogi-val le plus parfait, a été commencée dans cefttylusnus l'épiscopat de Robert, clu eu 1025,Çt qu elle étau complètement achevée en 1050.0 une autre part, ils prétendent que les arcsogives de Samt-Germain-des-Prés étaientcieves avant l'année de la mort de l’abbé Mo-rand, et iis font remonter ceux de la crypte de.''nuit-Denis au temps de Charlemagne . I,eçh^vatier Wiebeking, de Munich , place avant
# aj u ** ^’cle le commencement de lacathédrale de Naumberg en style ogival. EnEspagne , le style ogival fut, dit-on, introduitoaus les cathédrales de l.ugo et de Léon parNjn Domingo délia Casalda , pendant le pre-mier quart du XII* siecle. — En Italie , on acite comme premier essai de ce style quel-ques parties du baptistère de Pise ( 1152), par1 S ® ,V J- — U nous semble que l'arc, lavoûte, l arête, ces éléments capitaux du gothi -,m j Ilsla ' ent développés particulière-iicnt dans le tombant ; c’est à lui qu’ils furent,;°Pf u . n,e8 » «t s’ils ont subi plus tard dansio ch • rtnes des modifications partielles, ils„n, 1lv , e ! lt Partie aux exigences locales d’une*'*®P t,ere Plus septentrionale et neigeuse,!'.™f sentiment religieux chrétien qui,riomphant alors souveraïuemgn du haut duïîi n H* ,e8e ’ 8e Wt jour enfin dans l'Art. Mal-are aouç ses découpures sans nombre qui lui
donnent l’apparence d'une dentelle ou descristallisations de la gelée sur les branchesd'un chêne; malgré l’absence de muraillessolides et continues, de larges architraves, deligues prolongées horizontalement; malgréla hauteur prodigieuse et la ténuité de sessupports perpendiculaires, l'immensité de sesfenêtres et de ses arcades, les complicationsinfimes de ses toits , de ses flèches, de ses ai-guilles , de ses pinacles, de toutes ses formesaiguës et élancées qui s'éloignent, comme art,autant que possible de l'esprit de l'antiquité;c'est cependant de la vieille architecturegrecque que le style gothique descend, scien-tifiquement, en ligne directe, et par une filia-tion non interrompue qu'on peut remonter àtravers les générations intermédiaires, du ro-man et du lombard, du byzantin, du ro-main et de l’étrusque , du grec d’Italie , ilnous sufllra de dire ici qu'on voit le roman,dès 1050. hésiter, s'altérer: alors les cintrescroisés forment des intersections, ornementsdemi-circulaire? des murs intérieurs et exté-rieurs. Bientôt la nouvelle forme appliquéeaux fenêtres alterne avec le plein-cintre.C’est au XII* siècle, à l’epoquo de la plusgrande puissance de la papauté, que l 'ogivese dégage des ornements rornaus et devientlégère ; étroite , allongée comme un fer delance, ou la nomme lancette dans les partiesbasses. Le système des intersections engendredes cercles entrelacés qui forment à l'aide ducompas des quatre-feuilles, des trèfles, desroses, etc. C'est là la véritable architecturequ'on a appelée gothique, peut-être du nomdes ouvriers goths qui auraient eu la réputa-tion d'ôlre de bons et vigoureux maçons. — Legothique se subdivise en trois genres :
1° Le gothique primaire ou à lancette, dela On du XII* au XIV* siècle. Voici scs carac-tères : flas-cûtés prolongés autour de l’abside;chapelles dans les collatéraux, et un peu plustard chapelles dans toute la longueur desailes. Les lancettes étaient d’une hauteur dé-mesurée. on perce de plus larges ouverturesqu’on partage par des créneaux et des ogivesqui réunissent jusqu'à six lancettes. Les co-lonnes sont minces, allongées et entourentcomplètement les piliers. Les balustradesprennent îles ogives et des têtes de trèfles ; lespyramides ou flèches des tours, de carréesdeviennent octogones. On élève des arcs-boutants qui soutiennent le haut des grandsmurs et neutralisent la pesanteur des voûtes.On introduit les statues dans les niches; ad-mirables rosaces. — Le XIII* siècle est l’époquede la perfection du beau gothique.
2° Le gothique secondaire (XI 11* et XIV e siè-cles). Ce genre, nommé aussi rayonnant acause de la forme rayonnante des roses, descercles, des quatre feuilles qui ornent les fe-nêtres et en général tous les édiûces, a beau-coup des caractères du précédent. En innova-tion, on trouve une balustrade entre la flècheet la tour. Les fenêtres s'élargissent beau-coup, proportionnellement è leur hauteur;les colonnes groupées s’amaigrissent ; lescontreforts trop saillants sont lourds.
3" Le gothique tertiaire ou flamboyantI XIV* et XV* siècles). La dénomination de cegenre lui vient des compartiments en formede flammes ou de langues, des roses, desfenêtres et des balustrades. — De 1500 à lAGo,dégénérescence de l’architecture gothique; lalargeur des ogives devient considérable; lesformes prismatiques sont préférées aux for-mes rondes; les colonnes sont converties enmaigres (Jlets ; les ornements trop multipliésécraseut les fenêtres déjà trop courtes. Le