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Briefe von Leibmz. an Christian Philipp.
il ne f'aut pas s’arrester. Vous jugcres ii peu pres Monsieur ce qu’un Iiommecomnie cela avec sa femme et enfans doit avoir pour vivre ii Ilambourg.Quand vous aures reduit sa demande u quelque cliose de raisonnable, alors je laproposeray ä S. A. S. mon maistrc de qui il depend de l’approuvcr ou moderer.J’espere Monsieur que vous aures cette honte pour moy, et cette charite pourcot homme qui en a si besoin. Kt je souliaitte des occasions, pour vous estreutile en quelque chose.
M. de laRocque est auteur du journal depuis (|u’il a recommence d’estrecontinue sans interruption Car auparavant M. l’Abbe Galloys (qui luy a trans-porte son privilcgc pour un certain temps) ne donnoit quelques fois que dcuxou 3 journaux par an depuis que M. Colbcrt l’avoit attire a luy. Car apresenl
il est son domestique, et il y a des gens qui disent qu'il pourra estre Kvesquc
un jour. — Les Conferences de M. Denvs n’ont rien de coinnnin avec le jour-nal. Q nan d M. de la Rocque connnenga, les Conferences avoient deja cesse.M. Denys fut oblige de change.r ses memoires en Conferences, a cause du pri-vilege tie M. Galloys au quel ces memoires estoient contraires.
S. A. S. est revenu de Linsbourg samedy passe ou eile s’etait abboucheeii Mons. l’Evesque d’Osnabrug; il y avoit une Conference a Stoekhem gueresloin de la, entre les ministres de la maison.
Il y asses long temps que M. Buchwald 1 ) a passe icy. Mais alors tont
le monde eroyoit qu’il n’avoit pas eu de grandes negotiations ii faire je croy
que toutes ses negotiations icy doivent aboutir a |)rocurer la pai.x ii l’Allemagne,
et quelque satisfaction ii la Suede sans le passage des Francois dans I’Empire,
iiui est dangereux et bonteux tout ensemble. T
1 8 Leibmz.
P. S Je voudrois bien s^avoir des particularites de ce que vous m’avoisdit un jour en passant du secret cbymique de l’EIecteur Auguste. II me sembloque l'Electcur a eu le secret de David Beuther 2 ) Vous m’aves dit qu’il nemanque aujourd’hui que le cimcnt: il seroitii souhaiter que I’on put voir au moinsce qu'on en a, parceque j’ai trouve un Manuscrit ou il y a quelques secret dece Beuther et entre autres un ciment 3 ).
1) v. Buchwald, dänischer Abgeordneter für Hannover. Yergl. Br. Ifi.
2) Dav. Beuther, Alcliymist b. Kurfürst August v. Sachsen.
3) Hier die Antwort Philipp’s: ... , ,, .
* 1 . Hambourg ce 2 I Decembre l(>/8.
Monsieur
je vous jure, que je m'employeray toüjours avec la plus grande joye du inonde ä vosServices, de Sorte que vous n’avez pas besoin d’user d’aucune excuse lorsipie vous m’endonnez l’occasion, puisejue je le prendray toujours pour une marque de vostre slncereaniitie, que j'estime infiniment. Mr. Brand me vint voir hier au soir, oii ajires quelquesparoles generales, je le priay, de mc dire sans fa£on, ce qu’il demandoit par semaincpour l’entretien de sa personnc et de sa famille. il me repondit, qu’il nourrissoit obezluy 8 bouches qui, avec la sienne, luy coütoient chaque jour 7 marcs ii entretenir, etqu’il ne eroyoit pas que ce seroit trop, s’il demandoit 2 ecus par jour, qu’il pouvoitgagner facilement icy avec ses malades, et quoyque je luy disois, que c’estoit trop, etqu'il devoit estre raisonable dans une aflaire oü il s’agissoit de son etablissemcnt, ilpersista pourlant en cette demande, et me dit qu’il vous en vouloit ecrire luy-mesme.II est bien vrav, qu'il fait assez eher vivre icy, sur tout quand on doit entretenir unefamille; avec tout cela, je erois que 500 eeus suffisent par an pour un homme de sa