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BltlEFE VON LEIBNIZ AN CHRISTIAN 1*1111,IPI'.
ün croyoit l’affaire l'aite a Niimveguc cnlre 1’Einpcreur et la France, maiseile so tronvc accrocliöe de nouveau sur la question du passage, et de la sa-tisl’action de Lorraine. II ine scmblc, cpie 1’Empereur ne pourroit inicux sa-tislaire a sa reputation, qu’en prenant sur luy et sur l’Fmpire la restitution dela Sucde, en execution d’un resultat de la diete, <ju’il aura sans doute quandil voudra. La France pourroit joindr.e cpielques mille lionnncs aux siens eneas de necessite; mais sans doute les affaires ne viendroient pas alors a cetteexlremile. Je croy qu’on a de la disposition a Zell d’entcndre a un accommo-deinent raisonnalile, et qu’on ne s’arrestcra gucres aux oppositions des Ministresde Dannemark et de Brandebourg. Mons. l’Fvesque de Munster ne dissimulepas qu’il croit (pi’on ne doit pas risquer le principal pour un petit accessoire.Si la Suede se relaclioit taut soit peu, je croirois les affaires faites.
LAmbassadeur d’Espagnc a este mal satisfait de cc que le prince Electo-ral de Saxe a eu place immediatement apres I Finpereur au diverlissemenl destraisneaux; je trouve les F.spagnols bien ' 's avcc (outes leurs rodo-
montades liors de saison. II esl constant qu’il n’y a gueres de bonne intelli-gence enlrc Vienne et Madrit et que les Espagnols eherclicnt des pretextes pourempeeber le mariage du Key d'Espagne avec rArcbiducbcsse fillc de l’Empcreur.
J'ecris au Sr. Brand par la möme poste.
J’aurois (pielcpies untres journaux pour les votis envoyer; je suis avecpassion etc. Leibniz
P. S. Je vous supplic de me recommander a M. Ic Chancelier de Puffen-dorf et a Mons. le Consr. (ludius 2 ). Si vous voyes meine Mons. le Baron deMarenliolz 3 ), je vous supplic d’en faire autant. Vous m’obligcries aussi enlaisant Souvenir M. Klinger de quebpies clioses qu’il m’a fait esperer de Jena.Je voudrois bien s^avoir en quel estat est apresenl la cour de M. lc duc deMeclenbourg Schwerin.
1) llojas oder Roxas aus dem Geschlecht« der Spinola, Bischof von Tliina, be-kannt durch seine henolischen Versuche, die ihn damals an den Hof des katholischenHerzogs Johann Friedrich führten. Vergl. Guhrauer t, 2 10. 359. 360. Rial. 4-6.ltd. 2, 19.
2) Marq. Gude, zu bekannt, um liier näher bezeichnet zu werden, hochgeachtetund oft begrüsst von Leibniz. S. u. a. Br. 11.
3) Von diesem Diplomaten s. auch Br. 13. 23. 21.
VIII.
Monsieur
Nous n’attendons que des mechantes nouvelles tlu coste du Rhin, soitde Cologne ou de Strasbourg; a cause du froid ipii continuc et tpii donneramoyen aux Francois de passer les riviercs sans dilliculte. Je crois que la paixseroit deja conclue, si les Francois vouloient avoir c|iiel<|ue egard ii rhonneuret a la reputation de 1’Enipcreur. Mais ils veulenl (pi’on recoive d’eux la paixcomme une grace, et cju’on les supplie it mains ‘ ' s de proroguor le tonne