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Briefe von Leiuniz an Christian Philipp.
la croiray que lors qu’il n’y aura plus lieu de douter. Mons. le Major Jordancst icy et a son poste dies l’aisne des princos d’Osnabrug. Los lettresdisent que les Francois ont pris Lechenich, et assiegent (c’est a dirc prendront)Grevenstein 1 ). L’assemblee de Francfort doit cominencer bientost, et Mons.Busch que j’ay veu icy, et qui vient de Vienne v doit aller de la part de M.d’Osnabrug. On presse ce Prince d’accepter la qualite de General des armeesalliees du coste du Rhin, mais il s’en defend, jusqu’a ce qu’il y ait plus d’ap-parence d'avoir tont ce, qu’il faudra pour exercer digncinent une teile Charge.Ils font grand bruit a Ratisbonne sur ce que Monsieur le duc de Lorraine asomme les estats voisins en des terines un peu forts de contribuer a l’entretiende la garnison de Philipsbourg. Ou se forinalise sur des bagatclles et onneglige l’essentiel.
Si le refutateur des Longitudes de Bond 2 ) prelcnd d'avoir demonstrel’immobilitc de la terre, il ne doit pas estre grand Matheinaticien. C’est connnesi on vouloit demonstrer rimmobilite dune piece de bois ipii flotte dans lamer. Je n’ay point de commerce immediatement avec Mons. Hook, et M. Grew 3 )m’envoya seuleinent un billet de sa main. Je n’ay pas cncor ecrit depuis enAngleterre, mais j’ecriray au premier jour
Si la regle de la declinaison de l’aimant estoit trouvee, les longitudes leseroient aussi. Or pour y arrivcr j’ay un dessein en teste, qui nie paroistconsiderable et qui pourroit aumoins nous faire avancer beaucoup. C’est queje me suis imagine une espece de compas plus sensible sans comparaison queles ordinaires, par le moyen du qucl on pourroit peut estre observer leschangeinens de la declinaison de seinainc en semaine et de licue en lieu au lieuque dans les ordinaires on l’observe seulemcnt d’annee en annee, et de 10lieues en cinquante Heues plus ou moins. Le mal esl que les ouvriers icysont trop mal adroits et trop intraitables pour executer quolquc chosc de cettcnature. Cela se pourroit bien faire a Hainbourg, mais je n’oserois vous prierd’avoir l'oeil la dessus, car vous aves bien d’autres affaires. Cependanl c’estdommage qu’une teile chose demcure la, car je ne doulc point que celleSorte de compas nc soit un jour mise en voguc.
Je ne sgay rien qui merite d’estre ecrit a M. Ilevelius; car il cherchedes observations et je ne sgay point d’observateur a 100 lieues a la ronde.Mons. de Mariolte 4 ) a Paris trayaille a un traite de I’arc en ciel, ou il pretcndcxpliquer des choses ou M. des Cartes est demeurc court; sur tont a l'egarddes couleurs, il y pretcnd aussi de rendrc raison des experienccs de M. Neuton,qui semblent renverser les maximes ordinaires de la dioptri(|ue.
Au reste, Monsieur, je suis oblige de vous demander une grace, quivous empörtere quelques lieures, si vous aves la honte de l’accorder; c’eslf l ue J a y bien des livres de M. Schulze qui ne sont pas encor accordes. Ce-pendant il a deja rcceu (|uehpic argent, et il demande le roste, comme deraison. Or il n’est pas aise de marchander par lettre. C’est pourquoy je vousenvoye icy les deux inemoires de M.'Schulze marques de A. B. en vous sup-pliant d’aeeorder avec luy comme vous le trouveres apropos et comme vous levoudries faire pour vous meine. Mais ä lin que vous ayies moins de peincpour Iß faire, je vous envoye deux untres inemoires ou mon valet a calcule