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fois sur l’Orient et l'Occident , pendant une pé-riode de sept cents ans.
Et cependant, on est aujourd’hui disposé à fairebon marché des travaux des Arabes , tandis cpiel’on affecte une prédilection marquée pour tout cequi nous vient de l’Ilindoustan et de la Chine ,comme si l’on pouvait séparer des éléments quise confondent à chaque instant,et déclarer qu’unpeuple a été inventeur, en faisant abstraction deses rapports indirects ou immédiats avec les autresnations. Ce que nous ont appris nos habiles india-nistes depuis le commencement de ce siècle, prouveque la science orientale est allée puiser aune mêmesource ses plus belles inspirations; et l’histoire del’ancienne astronomie chinoise, élaborée avec unzèle si consciencieux, par nos missionnaires, aupoint qu’il ne reste plus qu’à glaner après eux,montre qu’elle se compose surtout d’empruntstrès-imparfaitement déguisés.
Mais si les productions scientifiques de l’Inde etde la Chine ont été soigneusement explorées, iln’en est pas de même, à beaucoup près, des mo-numents arabes; un nombre infini de manuscritsrépandus çà et là dans quelques-unes des biblio-thèques de l’Europe , n’ont jamais été traduits ouanalysés, et l’on sait parles dictionnaires biogra-phiques dont les écrivains orientaux nous ont