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se laisse-t-on pas entraîner, quand on obéit à despréventions systématiques; la vie de Tycho-Brahé lui-même est là pour nous le rappeler. Ne s’est-ilpas trouvé, en 1597, une commission de savantsqui déclara l’observatoire d’Uranibourg un objetde curiosité plus brillant quutile , et qui en obtintla destruction; et c’était cependant à Uranibourg ,devenue la métropole de l’astronomie européenneet la merveille du Danemarck , que depuis dix-septans Tycho-Brahé poursuivait avec une admirablepersévérance, cette série d’observations qui as-suraient sa propre gloire et immortalisaient sapatrie.
M. Biot , en refusant aux astronomes arabes ladécouverte de la variation, croit pouvoir les gra-tifier en même temps d’un brevet d’ignorance etde mauvaise foi; il va même jusqu’à leur appli-quer ces paroles d’un écrivain philosophe quiavait été, dit-il, en position de les bien connaître,« de los moros no se puede esperar verdad alguna,porque todos son embelecadores, falsarios y chi-meristas (1). » Une telle conclusion surprendraassurément ceux qui ont la plus légère teinture del’histoire orientale ; elle dénote un singulier oublides principes essentiels de la critique et des règles