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de cette méthode sévère qui sert toujours de guideaux véritables érudits ; et l’on ne conçoit pas qu’ilsoit possible de confondre à ce point les hom-mes et les époques. — Quand bien même Aboul-AVefa n’aurait pas déterminé la troisième inégalitéde la lune, ce qu’il faudrait avant tout démontrer,il n’en résulterait pas qu’on dût prononcer unesentence de proscription contre les Arabes ,et ce que nous connaissons déjà de leurs traitéssur les mathématiques, l’astronomie et la géo-graphie, suffirait pour leur faire assigner dans lesannales de la science, un rang beaucoup plusélevé que celui d’aucun autre peuple de l’Asie .
Malheureusement, M. JBiot, partant d’une idéearrêtée d’avance dans son esprit , et lui sacri-fiant volontiers les faits et les traditions, necherchant pas même à s’éclairer', en pénétrantplus avant dans une mine dont les abords seulsont été jusqu’à ce jour mis à découvert, se con-tente de quelques notions superficielles qui luiont été communiquées de seconde main, pourprononcer en dernier ressort sur des cjuestionsqui sont à peine posées ; c’est pourquoi ses articlessont semés d’aperçus et de généralités que personnene saurait accepter comme le dernier mot de lascience.—Nous aurions peut-être hésité à contesterl’autoritédel’honorable académicien en pareille ma-