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beau leur objecter que de nouveaux élémentspeuvent surgir, que d’importants documents ontété négligés, qu’elles se sont appuyées sur des don-nées incomplètes ou erronées ; peines inutiles :elles ont dit leur dernier mot.
Cette manière de procéder est assez commode,mais elle ne peut empêcher la vérité de se faire jour.Pour affirmer que les manuscrits scientifiques desArabes n’ont point d’importance, il faut, commenous l’avonsdéjàdit,savoircequ’iIs contiennent, etc’est là surtout le côté faible de la critique, qui nerepose que sur des considérations purement hypo-thétiques. On regrettait tout récemment encore,qu’un astronome tel que Delambre, écrivant unouvrage très-volumineux sur l’histoire de l’astro-nomie, eût mis trop peu de soin dans la recher-che et dans la discussion des matériaux qu’ilemployait; aujourd’hui, ce n’est plus de même.« Delambre dans son Histoire de l’astronomie au« moyen âge, dit M. Biot(i), me parait avoir très-ju-« clicieusement apprécié l’ensemble des travaux ef-« fectués par les astronomes arabes. » En restrei-gnant ce jugement au petit nombre de documentsque Delambre avait à sa disposition, on pourraitl’admettreà quelques égards; mais il faut avant tout
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