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s’abstenir de le généraliser, et se souvenir que ceque nous possédons aujourd’hui des écrits scien-tifiques des Arabes est infiniment peu de choseen comparaison des nombreux traités qui ne sontpoint arrivés jusqu’à nous. Si l’on s’en rapportaità M. Biot (r), l’histoire de l’astronomie orientale, àpartir de la fin du huitième siècle, se bornerait à *quelques indications d’un intérêt fort minime.
« En 772, le khalife Abou-Giaffar-Almanzor auraitaccueilli à sa cour un savant hindou très-versédans les connaissances astronomiques, et il se se-rait servi de lui pour les communiquer aux Arabes qui l’entouraient. U11 peu plus tard, l’Almagestede Ptolémée aurait été traduit, puis revu parIshac-ben-Honein et par Thébit-ben-Corrali;Albatégni serait venu ensuite ajouter quelquesnotions nouvelles à celles qui lui étaient trans-mises par l’école d’Alexandrie; et l’on n’auraità mentionner après lui qu’Ebn-Jounis, remar-quable par son intelligence des méthodes grecques ,mais au-dessous d’Albatégni comme inventeur,et Arzacbel, qui florissait vers 1080 en Espagne ,et dont les travaux ont dû servir de base auxTables Alfonsines , dressées au milieu du trei-zième siècle. »
(1) Journal des Savants , cahier de décembre 1843, p. 719et suiv. : des travaux astronomiques des Arabes.