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t'ont aucun résultat intéressant, et de découragerainsi ceux qui s’appliquent à lever le voile qui lacache encore à nos yeux, il vaudrait mieux exci-ter le zèle des travailleurs, et soutenir leurs efforts,au lieu de le paralyser par des attaques qui n’au-ront d’autre effet que de faire abandonner lelaborieux examen des manuscrits et de reculerpeut-être d’un siècle la manifestation de la vérité.
On se ferait à coup sûr une idée bien faussedes progrès des sciences chez les Arabes , si l’onadmettait avec M. Biot , qu’Albatégni, Ebn-Jouniset Arzachel (de 880 à 1080) en sont les seuls représentants. L’école de Bagdad , après avoir étenduson influence en Afrique et en Espagne , alors quel’Asie est entraînée dans les croisades, bien loinde disparaître entièrement sous l’invasion desMongols au treizième siècle, et des Turks orien-taux au commencement du quinzième siècle,semble au contraire renaître et se répandre jus-qu’aux dernières limites de l’Asie orientale ; ellejette un nouvel éclat à Maragah, avec Houlagou-Khan et Nassir-eddin-Tbousi, vers 1260; à Pékin ,avec Koublaï et Co-cheou-King, en 1280; à Sa-marcande, avec Oloug-Beg,petit-fils de Tamerlan ,Cadhi-Zadeh, Djemschid , Ali-Koudjschii et Me-riem-Tchélebi. Les traités des savants astronomes,observateurs et mathématiciens, qui remplissent