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Tome premier.
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et son inclinaison moyenne de 5°9, l’inclinaisonvéritable variant tout au plus de il' autour dece terme moyen. Si Hipparque et Ptolémée lui-même n’ont pas aperçu ces variations non plusque les oscillations périodiques des nœuds ,parce qu’ils considéraient presque uniquementla lune dans les éclipses, où ces phénomènes nese manifestent point, peut-on conclure, commele fait M. Biot (i), que « leur existence est restée« pareillement inconnue aux Arabes , et qu’avant« Tyclio-Brahé, on a observé les mouvements lu-rc naires hors des syzygies, avec trop peu de suite,« ou avec trop peu d’exactitude, pour y constater« les inégalités principales qui les affectent.»

Hipparque avait reconnu le premier, par l’ob-servation de plusieurs éclipses de lune et par uneméthode regardée comme l’une des plus bellesconceptions du génie grec, une inégalité de cinqdegrés, la seule qui pût s’y manifester; il l’expli-qua par un excentrique, c’est-à-dire en abandon-nant l’idée d’un mouvement circulaire autourd’une orbite dont la terre aurait occupé le centre.Ainsi (fig. 4), soit T la terre, C le centre de l’ex-centrique AGPH; A l’apogée, P le périgée; la

(1) Tournât des Savants, décembre 1 843 , p. 610.

(2) Voy. l’appendice de la deuxième partie, note v.