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à Rhodes le 17 payni et le 11 pharmouthi del’an j97 de la mort d’Alexandre, c’est-à-dire àdeux mois de distance, « la lune est à peu prèsapogée ou périgée ; de sorte que dans les deux caselle se trouve presque placée sur la ligne des ap-sides : » l’une donne à l’anomalie signalée dans lepremier octant la valeur de i°a6'; l’autre, qui serapporte au quatrième octant, marque une diffé-rence de 46'. Ptolémée conclut de ces deux ob-servations, et , à ce qu’il assure, d’un grandnombre d’autres, que la ligne moyenne desapsides de l’épicycle, que l’on supposait jusque-là dirigée constamment vers la terre, s’en dé-tourne pour se diriger, non pas vers le centrede l’excentrique, mais vers un point fixe N, ainsiqu’on peut le voir dans la construction tout à faitidentique donnée par Ptolémée (1), par Delam-bre (2), et par les traducteurs arabes de l’Alma-geste ( 3 ), fig. 12 et i 3 .
M. Biot modifie cette construction d’aprèsles idées que nous avons émises dans notre
(1) Ptolémée, Almageste , édition grecque de 1538, p. 112et suiv. ; édition latine, p. 106; édition française de l’al)béHalina , t. I, p. 3oi et suiv.
(2) Hist. fie l’astronomie ancienne, t. Il, p. 193 et suiv.
(3) Ms. ar., n° 1139 et n° 1107, fol. 88 et suiv. — M. Biot indique à tort ce dernier manuscrit sous le n° 1137. ( Journaldes Savants , décembre 1843, p, 729.)