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qu’une interprétation mot à mot, faite sans l’in-telligence du sujet, et dont la plupart des termesnécessiteraient un commentaire, ne conduira ja-mais, dans quelque langue que ce soit, et surtouten matière de science , à la déduction rigou-reuse de la pensée d’un auteur (i).
Mais avant de nous engager dans l’examen de"la version littérale de M. Biot et de ses trois tra-ducteurs, il est bon que nous arrêtions notre at-tention sur quelques considérations préliminai-res qui se rattachent à notre sujet :
On nous apprendre le manuscrit arabe, n° 11 38,ancien fonds, qui contient l’ouvrage d’Aboul-Wéfa, présente des lacunes ( 2 ); c’est une remar-que que nous avons faite il y a bien des années ;non-seulement nous avons exprimé le regret de nepouvoir apprécier le travail de l’astronome arabedans son ensemble, mais, sur notre demande, le Bu-reau des Longitudes a bien voulu, dèsl’année 1 836,prier M.l’ambassadeur deFrance à Constantinople de rechercher si l’on ne pourrait se procurer unexemplaire complet du traité d’Aboul -Wéfa.
A
M.Aragoet M. Poisson ont également, dans leurcorrespondance particulière, insisté à plusieurs
(1) Comptes rendus des séances de l'Académie'des sciences ,8 janvier 1844-
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