( f 9 9 - )
énonciations les plus nettes, les plus positives ,pour fonder sur des mots ou des fragments dephrases des combinaisons d’idées tout à fait illo-giques.
Il ne s’agit pas, en effet, de savoir si, dansl’opinion de M. Biot, les Arabes sont d’ignorantscompilateurs, fort inférieurs aux Chinois, dontils ont été toutefois les maîtres, en matière descience, à partir de la fin du treizième siècle. Sansaucun doute, le jugement d’un savant aussi distin-gué sera toujours d’un grand poids dans les ques-tions de mathématiques et de physique ; mais lesdiscussions historiques et philologiques ne lui sontpas aussi familières, et il ne serait pas surprenantqu’obligé de puiser ses renseignements de côtéet d’autre, il ait pu être induit en erreur, et jetéen quelque sorte à son insu, dans les suppositionsles plus étranges. La discussion se trouve placéesur un terrain solide; nous avons un texte très-exactement traduit. Ce texte renferme-t-il unedécouverte attribuée six cents ans plus tard à l’as-tronome Tycho-Brahé , ou n’est-il qu’un chapitrede Ptolémée défiguré? Voilà le point qu’il fautéclaircir. Qu’importe que l’auteur soit aux yeuxde M. Biot un esprit de second ordre, ou mêmeun abréviateur imbécile : nous n’avons à nousoccuper que des indications que renferme un des