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Tome premier.
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lémée; personne assurément ne songerait à entirer contre lui des inductions défavorables. Pourjustifier une assertion qui pouvait affaiblir l’auto-rité de l’auteur arabe, il fallait démontrer, sonlivre à la main , qu’il n avait point observe. C’est,bien la conclusion à laquelle M. Biot paraît vou-loir arriver, lorsqu’il nous présente Aboul-Wéfacomme un abréviateur inintelligent de Ptolémée ;mais quelle preuve a-t-il produite à l’appui de sonopinion ? Nous a-t-il fait connaître un seul chapi-tre de l’ouvrage de l’astronome de Bagdad , denature à confirmer une semblable appréciation?Il se borne à reproduire, avec l’aide de ses troistraducteurs , une paraphrase confuse des seulspassages que nous avons donnés,et s’il ne soutientpas ses allégations, en publiant quelque autre cha-pitre, qui leur fournisse une base réelle, il nousmet en droit de supposer qu’il n’a rien trouvédans le manuscrit, qui puisse justifier ce qu’ilavance. Cela est d’ailleurs tellement vrai , queM. Biot parle (i) d’un chapitre fort court, qui suitcelui que nous avons rapporté, et qu’il jugeavec les idées des modernes, au lieu de se placerau point de vue des savants arabes, et il se gardebien d’en publier la traduction, parce qu’Aboul-

(i) Journal des Savants , décembre 1 843 , p. 786.