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le caractère vague des termes grecs ; elles doiventdonc indiquer certains points fixes et déterminés.Comment les Arabes ont-ils été conduits à cettetransformation ? L’Almageste de Ptolémée nousl’explique. Les seules observations qu’il emprunteà Hipparque , et qui se rapportent aux distancesintermédiaires entre les syzygies et les quadratu-res , placent la lune à 45° et à 315° environ d’élon-gation à l’égard du soleil. Ces points sont préci-ment les octants , c’est-à-dire qu’ils se trouvent àdistance égale des syzygies et des quadratures. Lesastronomes arabes ont compris qu’ils devaientadopter, pour ces points, une dénomination par-ticulière, qui ne laissât subsister aucun doute,aucune incertitude dans l’esprit, et appliquant lequadrans aux dichotomies, ils ont désigné partrions et sexlans les pivoeiJeîç et les ài/.<ptx'jpTûi, unpeu trop vagues, de Ptolémée .
On a dit, il est vrai, que dans les observationsdont nous venons de parler, la lune n’était pasexactement à 45° et 3i5° du soleil, puisque ladifférence signalée par Ptolémée était prise entre46° 4o' et 48° 6', 3i 4° 28' et 3i3° 42'; mais à celal’on peut répondre que, pour déterminer la se-conde inégalité lunaire, Ptolémée (liv.V, ch. in)choisit une observation où la distance vraie aper-çue entre le soleil et la lune, était de 86° i5', et