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Tome premier.
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nouveau point de rapprochement entre l’exposédes savants du dix-septième siècle et celui d’Aboul-Wéfa; non-seulement c’est presque la même cons-truction géométrique, mais encore ce sont lesmêmes termes employés pour caractériser lesélongations, et l’on pourrait plus que jamais sedemander, avec M. Biot , si Tyclio-Brahé et sescollaborateurs n’auraient point eu connaissancede la découverte des Arabes. Cette opinion, quele savant académicien a émise en 18 /j i, puis aban-donnée en i843, ne nous*paraît pas dénuée detoute probabilité. Si l’on réfléchit, en effet, auxcirconstances qui ont accompagné l’introductionen Europe de l’Almageste, traduit d’abord sui-des versions arabes et hébraïques , on peut aisé-ment supposer que l’un des textes dont on s’estappuyé, au lieu de reproduire littéralement l’ou-vrage grec, ait fait mention cl’une partie des com-mentaires que les astronomes de l’école de Bagdad y avaient réunis , et dont on aurail bien à tort re-porté l'honneur à Ptolémée lui-même ; ce qui nousexpliquerait assez bien quelques-unes des asser-tions d’AbuIpharadj , qui ne saurait d’ailleursfaire autorité en pareille matière. Nous savons,en effet, que Copernic se servait d’une traduc-tion de l’Almageste faite sur l’arabe, que les labo-rieux rabbins du moyen âge avaient mnltiplié les