( 2I 9 )
résultats. Or, Ptolémée nous parle d’une inégalitévariable qui s’élève, d’après les observations d’Hip-parque, à 46' dans un des octants, à i° 26' dansun autre; on ne comprendra jamais qu’en analy-sant ce passage, on puisse dire que le maximumde l’inégalité est constant dans les quatre octantset de 45 ' ; c’est pourtant ce que fait Aboul-Wéfa.M. Biot croit expliquer suffisamment cette cir-constance en imaginant que l’auteur arabe n’a-vait qu’une compréhension incomplète du sujet ;mais, plus l’ignorance qu’il lui reproche seragrande, plus il suivra fidèlement le texte qu’il asous les yeux; et, dès l’instant qu’il aura unmaximum à déterminer entre 4b' et i u 26', souchoix ne sera pas douteux. Pour qu’Aboul-Wéfaait adopté le nombre 45 ', il faut qu’il ait euquelque motif grave, et ce motif découle natu-rellement des nouvelles observations qu’il a en-treprises ou combinées , et qui l’ont conduit àla connaissance d’une troisième inégalité lunaireindépendante des deux premières. Or, il se trouvejustement que le nombre auquel il s’arrête se rap-proche d’une manière singulière du coefficientde la variation. Voilà encore un de ces hasardsintelligents qu’on ne saurait trop admirer; la seulechose qui nous étonne, c’est que l’absurdité desArabes ne soit pas devenue proverbiale. M. Biot ,