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« aussi le nombre de Plolémée, et, ajoute-t-il, il« est évident que dans ce cas , le centre de lépicy-« de se rapproche de la terre ; c’est ce que Ptolé-« mée suppose encore. Enfin il fait tourner Tex-te centrique autour delà terre avec un mouvement« angulaire double du synodique, pour opérer ce« rapprochement deux fois par mois. C’est aussi« l’artifice employé par l’astronome grec; mais« Àboul-Wéfa ne le cite pas et dit toujours nous« en nom collectif ; d’où l’on voit bien que lors-« qu’il s’exprime ainsi, on ne doit pas en inférer« que c’est lui qui a découvert les choses dont il« parle. »
Si M. Biot avait voulu se donner la peine d’exa-miner plus à loisir l’ouvrage d’Aboul-Wéfa, il seserait épargné bien des jugements qu’on peut ap-peler téméraires , puisqu’ils ne sont nullementjustifiés par les faits. Aboul-Wéfa était un hommed’un très-grand mérite, profondément versé dansles sciences mathématiques dont il avait fait l’é-tude de toute sa vie, et il est facile de reconnaîtredans ses écrits les traits distinctifs d’un esprit ob-servateur, et je dirai plus, d’une lucidité remar-quable ; renommé chez les Orientaux comme pro-fesseur et comme savant, il réunissait autour delui les hommes les plus éclairés de son temps,et le célèbre Ebn-Jounis, que M. Biot traite on
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