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connaître que la description qui en est donnéepar les auteurs arabes et persans se rapporte entous points à celle de Proclus . Pourquoi donccette dénomination de cercle indien , appliquée àun instrument connu des Grecs du cinquième siè-cle? Est-il donc réellement un emprunt fait auxIndiens ( 1 )? C’est ce dont il est permis de douter,et nous aurons bientôt l’occasion de traiter plus àfond cette question.
Après avoir parlé du destour, Aboul-IIhassans’occupe de la face à sinus du cadran d’Arzachel;mais toute cette partie de son traité était fort dif-ficile à traduire; la rédaction en est confuse; laplupart des lettres manquent sur la figure du ma-nuscrit, et quelques-unes sont mises dans le textel’une pour l’autre. Nous sommes néanmoins par-venu à rendre les explications claires et intelligi-bles. Le cadran d’Arzacbel, en ce qui concerne lematériel, se rapproche du cadran destour et del’un des cadrans du sliafiah de cet astronome,dont nous aurons, plus loin, l’occasion de fairela description. Un mugerrih (indicateur ou curseur)est placé sur cet instrument; il sert, entre autreschoses , à trouver les déclinaisons des étoiles,
(i) Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences (io décembre 1888). Rapport de MM. Arago et Mathieu; etplus haut, p. 278 et 297.