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SC trouve dilate, par conséquent, au point que sa pe-santeur soit moins considérable qu’une masse d’air égale,cet appareil doit s’élever dans l’atmosphère jusqu’à ceque l’air qu’il contient devienne plus froid et se condensedavantage, ou bien que l’air environnant devenantmoins dense, ces deux espèces d’air aient atteint îmepesanteur spécifique égale. Dans cette circonstance, l’ap-pareil doit redescendre graduellement si la chaleur n’estrenouvelée et ne dimiuue de nouveau sa pesanteur.Mais si, au lieu d’avoir recours à ce moyen, dont lesprocédés fort difficiles ne sont pas sans danger, l’appareilétait rempli d’un fluide élastique, plus léger que l’airatmosphérique, il continuerait à s’élever jusqu’à unehauteur où les couches d’air environnantes auraient lemême degré de pesanteur spécifique.
Ce dernier problème fut résolu par l’emploi du gazhvdrogène. Comme nous l’avons dit plus haut, le phv-sicieu Charles et son frère Robert s’exposèrent les pre-miers aux hasards de cette expérience. L’appareil qu’ilsfirent construire, à l’aide d’une souscription qui futimmédiatement remplie, différait sous beaucoup derapports des montgolfières. Il était de forme sphérique,en taffetas enduit de vernis de caoutchouc, d’un dia-mètre de u7 pieds et 1./2. Un filet fut tendu sur l’hé-misphère supérieure de ce ballon et assujéti au cercle quien marquait le milieu; il était terminé par des cordes aux-quelles on suspendit une nacelle dans laquelle les aéro-nautes devaient se placer, et d’où ils pouvaient faire ma-nœuvrer une soupape pratiquéeau sommet de l’appareil,au moyen d’une corde dont l’extrémité était entre leursmains. Cette disposition avait pour but de permettre auxvoyageurs, sinon de diriger le ballon , au moins de lerendre plus lourd à volonté, en donnant issue à unecertaine quantité de gaz. ( PL I, fi g. 1. )
Ce fut le i er décembre 1783, que celte expérienceeut lieu dans le jardin des Tuileries . Les deux frèresmontèrent dans la nacelle à quatre heures moins unquart, et s’élevèrent rapidement dans l’air aux applau-dissemens et aux cris de joie d’une foule immense,accourue de toutes parts dans la capitale de la France ,pour jouir de ce spectacle si étrange et si nouveau.
Nous n’entreprendrons point de rapporter toutes lesexpériences qui furent tentées depuis cette époque pouraméliorer cette découverte. Quelques-unes ont eu dessuites funestes; Pilatrc des Rosiers, qui avait attaché sonnom à la première de toutes, périt avec Romain, soncompagnon, le 14 juin 1 7 85 . MM. Biot et Gay-Lussac,et ensuite M. Gay-Lussac seul, entreprirent, en 1804,des expériences d’aéronautique dans un but tout scienti-fique; car jusqu’alors cette découverte n’avait guère serviqu’àcxciterla curiosité publique, età augmenter l’attraitdes fêtes populaires. Les Français crurent cependantpouvoir appliquer l’aéronautique à l’art de la guerre;
mais l’essai qu’on en fit à la bataille de Flcurus n’a pasété renouvelé depuis, ce qui prouve suffisamment qu’ilfut à peu près infructueux.
Ce fut seulement le i 5 septembre 1784 que l’italienVincent Lunardi essaya en Angleterre un voyage aérien.Le célèbre Blanchard, accompagné de M. Sheldon, pro-fesseur d’anatomie à l’Académie royale, y renouvelèrentla même expérience le >6 octobre suivant. Nous nedevons pas oublier que Garnerin y fit pour la premièrefois, le 21 septembre 1802, l’expérience audacieuse demonter dans un ballon et d’en descendre à l’aide d’unparachute, appareil qui avait été imaginé par Blanchard.Le parachute n’est autre chose qu’un vaste parapluie entoile, d’environ 3 o pieds de diamètre , mais sans baleineet sans poignée, disposé de manière qu’il puisse êtreouvert par l’aéronaute qui se place, alors qu’il veutfaire usage de l'appareil, dans un panier d’osier qui yest attaché. Quand le parachute se trouve séparé duballon , il s’ouvre nécessairement en raison de la résis-tance de l’air, et permet à l’aéronaute de descendregraduellement à terre. Cette expérience réussit complè-tement à Garnerin . Lorsque ce célèbre aéronaute coupala corde pour la séparer du ballon et descendre enparachute, il tomba d’abord avec une grande rapidité,mais quelques nstans après, quand la machine s’ouvrit,il descendit très - doucement et graduellement. Enarrivant à terre, Garnerin éprouva plusieurs chocs : ilavait les traits décomposés au moment où on l’aida àsortir de son panier, mais il reprit bientôt connaissance.
( hfg- 3 - )
O11 ne fait plus aujourd’hui aucune expérience aéro-nautique sans employer l’insufflation du gaz hydrogènedans le ballon. Ce moyen est fort coûteux, et rend parconséquent assez difficiles les progrès dont cet art estpeut-être susceptible.
Il existe plusieurs moyens de préparer le gaz hydro-gène qui sert à remplir les ballons. Tous sont plus oumo : ns coûteux. Celui qu’on obtient par l’incinérationdu charbon de terre, nécessite une perte de temps qu’ilest convenable d’éviter dans ces sortes d’expériences, etd’ailleurs exige l’emploi d’un appareil trop embarrassant.On se sert généralement du gaz obtenu par la décompo-sition de l’eau à l’aide de l’acide sulfurique et de lalimaille de fer, et c’est à ce procédé qu’est employél’appareil dont nous donnons la figure ( PI. I ,Jig. 4 )•
B, B, sont deux réservoirs entourés de tonneaux quicontiennent l’eau et la limaille de fer; ces tonneaux ontà leur partie supérieure des tubes d’étain qui plongentau fond des réservoirs. A , A , sont deux appareils quirecouvrent les réservoirs B, B, et qui donnent passageau gaz par deux autres tubes d’étain, auxquels onadapte des tubes flexibles qui pénètrent dans l’inté-rieur du ballon. Lorsqu’on verse l’acide sulfurique