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dans les tonneaux, ce qui se fait par des trous pla-cés à leur partie supérieure, qu’on ferme exactementaprès cette opération, l’eau se décompose, et le gazproduit dans les divers tonneaux se rassemble dansles réservoirs B, B, d’où il est conduit dans l’inté-rieur du ballon par les tuyaux flexibles dont nousvenons de parler.
Nous croyons avoir exposé dans ce rapide résumé de1 histoire de l’aréonautique tout ce qui peut intéresserplus directement la science, et nous n’avons pu nous li-vrer à des considérations spéculatives sur cette décou-verte. Elle n’a fait que peu de progrès depuis l’expérience<le Charles, et le problème de la navigation dans l’airest demeuré à demi résolu. Il reste maintenant à décou-vrir les moyens de diriger l’aérostat : aucune des expé-riences entreprises dans ce but n’a réussi jusqu’à ce jour.Mais ce n’est pas une raison pour désespérer du succès,e t d’un moment à l’autre une nouvelle combinaison dela science peut enrichir l’humanité de la solution com-plète de cet important problème.
AÉROSTATIQUE ( De air et de <rraa je m ar-re te). Science de l’équilibre de l’air. Les lois princi-pales de l’hydrostatique s’appliquent à l’air considérécomme un fluide pesant. ( Voyez Hydrostatique. ) Onpeut donc poser les principes suivans :
i°. Chaque pression se propage également dans tousles sens.
2°. La pression est égale sur tous les points de chaqueplan horizontal ; mais à cause de la grande légèreté de1 air, cette pression diminue beaucoup plus lentementflue dans les liquides, à mesure qu’on s’élève, et suitd’ailleurs une autre loi de décroissement.
3 °. Chaque corps qui se trouve dans l’air perd autantde son poids que pèse le volume d’air qu’il déplace.
4 °. Un corps plus léger qu’un égal volume d’air aimo-s Phérique, s’élève dans l’atmosphère jusqu’à la hauteur° u d se trouve en équilibre avec l’air environnant, ladeusité de l’air diminuant en raison de sa hauteur au-dessus de la surface de la terre. C’est sur ce principefle’est fondée la théorie des aérostats ou ballons. VoyezAêr OSTat ,o N .
5 *. L’air étant non-seulement un fluide pesant, maisetlc ore un fluide élastique, et l’élasticité des fluides ten-^ a °t constamment à augmenter leur volume, il estné-cessaire, pour que l’équilibre puisse subsister, que lapesanteur soit égale à la force élastique : ainsi, comme^ pesanteur augmente ou diminue avec la densité,élasticité de l’air augmente ou diminue dans le mêmera Pport. V oyez Air .
AFFECTÉ (Alg.). Terme qu’on emploie pour ex-ténuer qu’une quantité est modifiée par le concours^ une autre quantité ou d’un signe particulier. Par
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exemple, dans l’expression 3 x la quantité a? est affectéedu coefficient 3 ; dans l’expression — x , cette mêmequantité est affectée du signe —; enfin, dans l’expres-sion \/ X, x est affectée du signe radical y'.
AFFECTION ( Gc’om .). Ancienne expression qui si-gnifie la même chose que propriété. Ainsi, on disaitjadis : cette courbe a telle affection, pour dire, a tellepropriété.
AFFIRMATIVE (Alg. ). Quantité affirmative. C’estla même chose qu’une quantité positive , ou qu’unequantité affectée du signe
AGE de la lune ( Astr.). C’est le nombre des joursécoulés depuis la nouvelle lune. On détermine l’âge dela lune, pour un jour donné, à l’aide de Yépacle del’année dans laquelle se trouve le jour proposé. Voy.Epacte.
AGENT (Mec.). Force ou puissance qui produit unmouvement ou tend à le produire.
AGNESI( Maria Gaetana) naquit à Milan le iG marsi'jiB, et devint un des rares exemples de la précocitéde l’intelligence, en même temps qu’elle se distinguapar des connaissances élevées, acquises au prix d’étudesabstraite-, cpie semblent interdire à son sexe sa faiblessenaturelle et ses habitudes sociales. A l’âge de neuf ans ,Marie expliquait déjà, avec une clarté et une facilitéremarquables, les passages les plus obscurs des auteurslatins. Mais la jeune fille dédaigna bientôt ces travauxélémentaires; elle voulut apprendre le grec , l’hébreu ,le français, l’allemand et l’espagnol . Elle réussit avecune promptitude qui tient du prodige dans ce projet,dont ses parons et ses maîtres essayèrent en vain de ladissuader. Jusque-là onaurail pu comparer les étonnantesdispositions dont Marie Agnes! était douée, à celles quel’Italie avait précédemment admirées dans Pic de la Mi-randolc ; mais elle ne tarda pas à appliquer aux plus su-blimes conceptions de l’intelligence ces connaissances,qui appartiennent souvent aux seules facultés de la mé-moire, et peuvent n’ètre ainsi que le résultat d’uneheureuse organisation. La jeune Marie se livra àl’étude de la philosophie avec la confiance et la té-nacité qu’inspire l’amour de la science et de la vérité.Elle y apporta les inspirations d’un esprit supérieur,et soutint, à l’âge de 19 ans, 191 thèses publiques suiles sujets les plus controversés de la métaphysiqueet de la psycologie. Ces thèses furent réunies et imprimées à cette époque sous ce titre : Propositionsphilosophicœ ( Milan 1 y 38 ).
Tant de travaux n’avaient point épuisé, dans cettejeune fille, ni son ardeur pour la science , ni cette mer-veilleuse facilité de l’acquérir, qui eu font à peu près unêtre à part dans l’histoire de l’esprit humain. Le pèrede Marie occupait avec quelque éclat une chaire de mathématiques à l’université de Milan ; elle les étudia avec