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sa
AL
14. Il suit des propriétés précédentes que si les deuxtermes d’une fraction avaient un facteur commun , onpourrait le retrancher sans changer la valeur de la frac-
tion. Soit, par exemple, la fraction g, dans laquelle A
= ap, et B — bp, on aura
A ap aB bp b
en supprimant le facteur commun p.
Lorsque les deux termes d’une fraction n’ont aucunfacteur commun , elle est dite irréductible ou h sa plussimple expression.
i5. On peut exécuter sur les fractions les quatre opé-rations qui nous ont été données par les deux premiersmodes de construction des nombres, savoir: l’addition,la soustraction , la multiplication et la division.
I.es deux premières opérations 11c peuvent s’exécuterimmédiatement que lorsque les fractions sur lesquellesou veut opérer ont le même dénominateur; mais il esttoujours possible de ramener les autres cas à celui-ci,par la propriété que possèdent ces nombres de pouvoirchanger de forme sans changer de valeur. Par exemple,
si 1 on a plusieurs tractions j , J , 011 peut aisé-
ment les transformer en d’autres fractions qui leur soientrespectivement égales , et qui de plus aient le môme dé-nominateur; il ne faut, pour cela , que multiplier lesdeux termes de chaque fraction par les dénominateursde toutes les autres , et alors elles deviennent
a.df h c.b.f.h e.b.d.h g.b.d.f
bTfh ’ dJfl ' fbJM ’ TÜTdf'
Or, ces fractions ont le môme dénominateur , puisqu’ona b.d.fdi = d.b.fjh = f.b.d.h = li.b.d.f (5); et ellessont égales aux proposées, puisqu’elles ont été forméesen multipliant les deux termes de chacune de ces pre-mières par un même nombre ( 13).
A l’aide de cette préparation , qu’on nomme réduc-tion au même dénominateur, l’addition des fractions neprésente aucune difficulté : il suffit d’additionner lesnumérateurs et de donner à leur somme le dénomina-teur commun. Voy. Addition des fractions.
16. La soustraction des fractions s’exécute en prenantla différence des numérateurs et en donnant à cette dif-férence le dénominateur commun. Par exemple, pour
retrancher — de -2- on retranche 3 de 9, et on donne
au reste 6 le dénominateur commun 11 ; on a ainsi
9 _ 3 _ 9~3 _G
11 n ’ 11 ii'
Les raisons de cette règle sont les mômes que cellesde l’addition. '
O11 a donc en général
a c a—c
b~z = ~~r-
Si les fractions ont des dénominateurs différens, oncommence par les réduire au môme dénominateur, eton opère ensuite comme ci-dessus. Ainsi, pour les deux
fractions générales ^on obtient
a c a.d c.b a.d — c.b
b d b.d b.d b.d
17. Pour multiplier une fraction par une autre frac-tion , il faut multiplier les deux numérateurs l’un parl’autre et les deux dénominateurs l’un par l’autre; lepremier produit est le numérateur du résultat, et le se-
Cl c
cond est son dénominateur. C’est-à-dire que ^ X ^ est
e s al a Y.ci
En effet, en multipliant^ seulement par c, on ob-
Cl c
tient, d’après ce qui a été dit (i3), mais ce pro-
duit est d fois plus grand que celui qu’on demande,
Ç
puisqu’il s’agit de multiplier par et non P as P ar c,et que ^ est d fois plus petit que c; il faut donc rendre
d*c
-L- d fois plus petit; et pour cela il suffit de multiplier
Cl*C
son dénominateur par d,{i 3), le résultat est donc levéritable produit de ^ XOn trouverait par suite que
aces£ X 5 XÿX £ etc.
a. c.e.g,e te.
b. d.f.h,etc.
18.La division des fractions se change en multiplication
en renversant l’ordre des termes de la fraction diviseur;
, , .. a c , . 1 ad
c est-a-dire que ^ ^ est la môme chose que X - =
a.d _ . , -
£-^-. On peut trouver aisément les raisons de cette rè-gle; mais nous en allons donner une démonstration quisera en môme temps un exemple du mécanisme de l’ai-
OC
gèbre. Désignons le quotient cherché par -, x et y
étant des nombres inconnus qu’il s’agit de déterminer,et nous aurons
a c _ x
b’d y
Mais alors -. et - étant les facteurs de t, nous de-d y b’
r ons avoir
---y*-
b~d x j>