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triques et thermométriques doivent être faites aux deuxstations dans le même moment. Il faut donc deux ob-servateurs munis d’instrumens parfaitement semblables.Voyez à ce sujet le mémoire très-intéressant que M. Ra-mond a publié en l’an XIII. Voyez aussi : De Luc, Re-cherches sur les modifications de Vatmosphère , Horse-ley et Maskeline, Transactions philosophiques, vol.lxiv; Trembley et Saussure, vol. n; Roy, Trans > phil.,1777 j Laplace, Méc. cél. , vol. ni, p. 189. M. Pronya donné, dans la Connaissance des temps, de l’année1816, une formule qui dispense de faire usage des lo-garithmes. On trouve également, dans Y Annuaire dubureau des longitudes, une table, due à M. Oltmanns,d’un usage extrêmement facile.
AMBIGÈNE ( Géoni. ). Courbe hyperbolique dutroisième ordre, dontl’une des branches in-finies est située hors desasymptotes. La courbeDEF est une telle hy-perbole : sabrancheDEest inscrite à l’asymp-^ ,tote AB, et son autrebranche EF est circon-scrite à Fasymptote AC. Newton s’est servi le premierdu mot ambigène pour désigner cette espèce particulièred’hyperbole. Voy. Hyperbole.
AMBLYGONE ( Ge'om. ). Triangle amblygone :c’est un triangle dont un des angles est obtus. On lenomme plus ordinairement triangle obtusangle. ( No-tions pre'lim. 3g. )
AMIABLE ( Arithm. ). Nombres amiables. C’est unepaire de nombres dont chacun est égal à la somme desparties aliquotes de l’autre. Tels sont, par exemple,les nombres 284 et 220. Les parties aliquotes du pre-mier sont : 1,2,4,71, 142; celles du second : 1, 2,4 , 5 , 10, 11, 20, 22, 44 , 55 , 11 o ; et l’on a
,84 = 1 + 1 + 4+ 5 +» jo = 1 + 2 + 4 + 71 +
10 n + 30 + ji -t- 44 + 55 + 110,4,.
On ne connaît, jusqu’à présent, que trois paires denombres amiables :
284 et.220
17296.i 84 i 5
9363538 ....9437056
Ils ont été donnés par Schooten dans se3 Exercitationesmathematicœ , sec. 9. Ce mathématicien paraît avoir,le premier, employé le terme amiable pour désignerces nombres, quoique Rudolff, Descartes et autres lesaient traités avant lui.
AMONTONS (Guillaume), membre de l’Académiedes sciences , né en i 663 , mort en 1705, a rendu sonnom célèbre dans la mécanique par la découverte de
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plusieurs procédés importuns, et surtout par la règlequ’il a donnée pour calculer le flottement. On sait quedans toute machine le frottement est ordinairement unepartie assez considérable du poids à mouvoir. Mais celtethéorie n’avait point été expliquée avant Amontons . Onne saurait évaluer à priori le poids équivalent à l’actiondu frottement, parce que cette action étant une résis-tance occasionnée par l’aspérité des surfaces qui se meu-vent pressées l’une contre l’autre, les éminences del’une s’engrènent dans les inégalités de l’autre; la puis-sance qui tire ne peut entraîner le poids ou la surfacequi le soutient sans le soulever un peu. Il faut néces-sairement pour cela une force proportionnelle au sou-lèvement. Il serait donc nécessaire de connaître la naturede ces inégalités pour calculer rigoureusement le frot-tement. Amontons employa la méthode de l’expériencepour résoudre ce problème, et en renfermer la théo-rie dans deux propositions fondamentales. La pre-mière est que la résistance occasionnée par le frotte-ment est à peu près le tiers de la force qui applique lessurfaces l’une contre l’autre; la seconde, que le frotte-ment ne suit pas, comme on serait tenté de le penser,le rapport des surfaces, mais seulement celui des pres-sions. C’est d’après ces principes qu’Amontons donnedes règles pour calculer la quantité du frottement et laquantité de puissance nécessaire pour le surmonter.(Voyez Mémoires de P Académie des sciences, 1699. )On doit encore à Amontons de curieuses expériencessur le baromètre, le thermomètre, etc., qui se trouventconsignées dans les Mémoires de VAcadémie dessciences des années 1698, 1699, 1702, R
1703, 1704 et 1705.
AMPLIFICATION (Opt.). Ce mot,
en optique, signifie l’augmentation dudiamètre d’un objet vu dans unelunette.
L’amplification d’unelunette astronomi-que simple à deux verres est équiva-lente au nombre de fois que le rayon desphéricité, ou la longueur du foyer del’objectif, contient le rayon de sphéri-cité de l’oculaire. En effet, soit A lecentre et B le bord d’un objet, le pointA sera vu de l’œil O par le rayon AaOqui traverse les deux lentilles sans éprou-ver de réfraction ; nous faisons abstrac-tion de tous les autres rayons partis dupoint A, et qui vont se réunir au foyerparla réfraction de l’objectif. Le bord Benvoie également un rayon principal BZ>au foyer ab de l’objectif; ce rayon, pour-suivant sa route, éprouve une réfractionen entrant dans la seconde lentille; il en 0éprouve aussi une seconde, en e, en sortant de cette len*