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Tome premier.
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des instrumens a permis de vérifier diverses particula-rités de Saturne , qui avaient dû lui échapper, ont étédéterminées ; mais les observations les plus récentes, etqu’on est autorisé à croire les plus exactes, n’ont apportéque peu de changemens dans l’appréciation du phé-nomène que présente Vanneau de Saturne proprementdit, dont il nous reste maintenant à expliquer les phasesde disparition et de réapparition.

L’ombre que projette cet anneau ou plutôt ces an-neaux, sur le corps de la planète, du côté le plus voisindu soleil, et l’ombre que la planète projette elle-mêmesur eux du côté opposé, démontrent qu’ils sont un corpssolide et opaque. I/axe de rotation de Saturne est per-pendiculaire au plan des anneaux, et durant le mouve-ment de la planète dans son orbite, il conserve toujoursson parallélisme. Le plan des anneaux conserve aussi àpeu près la même inclinaison sur le plan de l’orbite.L’inclinaison à l’écliptique est de 28° 4o', et les nœudsdes anneaux correspondent à 170° et 35 o° de longitude.Ainsi, quand la planète paraît à l’un ou à l’autre dese s nœuds, le plan des anneaux passe par le soleil qui1 éclaire de côté ; dans les mêmes époques la terre quien - est plus éloignée en raison de la petitesse de son°rbite, passe nécessairement dans le plan peu d’instans®van» ou après que ce plan passe exactement par lecentre du soleil. Alors, bien que les anneaux soientencore éclairés, ils ne paraissent plus que comme uneseule ligne droite très-déliée, qui coupe le disque de laplanète et la dépasse des deux côtés ; mais il faut desmstrumens d’une puissance extraordinaire pour l'aper-cevoir. Ceci explique la première observation de Ga-lilée .

Ce phénomène de la disparition des anneaux se re-produit deux fois durant la révolution de Saturne ,c’est-à-dire à des intervalles de 1 5 ans ; mais par suitede la lenteur du mouvement de cette immense planète,la terre ayant le temps de rencontrer deux autres fois

plan des anneaux, leur disparition est double en gé-néral.

La science qui a pu déterminer les mouvemens desastres et les lois d’après lesquelles ces mouvemens s'o-pèrent , est encore impuissante à expliquer les causes dela construction merveilleuse de plusieurs d’entre eux.Cependant, en décrivant Saturne et le système completde cette planète, nous rendrons compte avec plus dedéveloppemens des autres particularités qui lui sontcommunes avec ses anneaux. ( Voyez Saturne. )

•ANNEAU. L’anneau astronomique ou universel êstUn instrument composé de plusieurs cercles, qui sert àtrouver l’heure du jour-en un lieu quelconque de laterre. Il est représenté Pu. \W,Jig. 2. ( Voyez Gnomo-Kl QtJE et Cadran.)

ANNÉE ( Hist. Astr. ) L’étymologie de ce mot est

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fort controversée ; nous ne chercherons point à la fixer.Il est du moins à peu près certain pour les Françaisqu 'année vient du mot latin annus, qui signifie la mêmechose. On appelle ainsi un certain nombre de jours quiforment une période fixe ou variable, solaire ou lunaire,suivant qu’on mesure le temps par les révolutions dusoleil ou par celles de la lune.

Le premier besoin des hommes réunis en société ?dû être de diviser l’année par parties égales, d’après ltretour périodique et la durée des saisons. C’est là le pointde départ de l’histoire, car la tradition écrite ou orale neretracerait que de vagues souvenirs, si elle ne se rattachaità des époques authentiques, également remarquées partoutes les nations. C’est donc sur l’observation du coursdes astres que la détermination de l’année a toujours étéfondée. Mais quoique les phénomènes astronomiques quiservirent de base aux premiers calculs, soient le résultatde lois immuables, etse renouvellent uniformément, ilsn’ont pas lieu nécessairement dans le même temps, rela-tivement aux peuples qui habitent des zones différentes,c’est-à-dire qu’ils ne produisent pas les mêmes effetsd’une manière générale. Il est résulté des appréciationsrelatives de ces effets divers, que toutes les nations nese sont pas accordées entre elles, dans leurs rapportssociaux, sur la manière de compter le temps et d’enopérer la division. Telle est sans aucun doute la sourcedes fables chronologiques qui voilent les premiers pasde l’homme sur la terre, et qui ont attribué à quelquesraces primitives une antiquité, dont la religion et lascience ont également démontré la folle exagération.C’est à la science seule que nous devons en appeler ici ;l’histoire de ses découvertes et de ses progrès successifsdont nous pouvons embrasser l’ensemble, est à la foisun monument irrécusable de l’âge plus récent de l’hu-manité et de la puissance de perfectibilité dont elle estdouée. Il n’est pas possible que les connaissances hu-maines aient acquis en près de six mille ans le degréd’exactitude et de réalité où elles sont parvenues, tan-dis que, durant d’immenses périodes qui auraient précédécette époque historique, l’homme ne serait péniblementarrivé qu’à la découverte de vagues hypothèses. Il fau-drait du moins supposer que sa destination et ses facul-tés intellectuelles ont subi depuis ces temps inconnusune modification essentielle; ce qui ne peut être admispar la raison, parce que dans les divers modes de divi-sion de l’année, adoptés par les anciens peuples, onpeut déjà reconnaître une haute direction intellectuelle,et des évaluations ingénieuses des mouvemens célestesfondées sur l’expérience. La science n’est venue plustard ajouter à ces découvertes que l’exactitude et la ri-goureuse précision de ses formules.

L’année, prise dans son acception didactique, estastronomique ou civile , suivant que cette division du