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Tome premier.
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temps s’applique spécialement aux phénomènes célestesou aux usages sociaux.

1. Années astronomiques. On donne à l’année as-tronomique diverses dénominations que nous allonssuccessivement expliquer; mais il est nécessaire avanttout de déterminer sa durée réelle.

2. La durée de l’année astronomique solaire, cal-culée sur le temps qu’emploie le soleil à faire le tour del'écliptique, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre unsolstice et un solstice semblable, ou bien entre un équi-noxe et un équinoxe semblable, est de 365 jours, 5 h48'5i".

3. La durée de l’année astronomique lunaire est cal-culée sur la durée de ia lunaisons, chacune d’elles étantde 29 j. 12 h 44V' -A, cette année se compose ainsi de

354 jours 8 h 48' 34".

Ce sont ces fractions de temps difficilement appré-ciables pour les usages de la vie sociale , qui forment ladifférence existante entre l’année civile el l’année astro-nomique. On va voir, par les exemples que nous cite-rons, que cette différence était encore plus considérablechez les anciens peuples qu’aujourd’hui.

4. L’année tropique est l’année solaire vraie, c’est-à-dire le temps que met le soleil à revenit au même tro-pique, et par conséquent celui qui est nécessaire pourque chaque saison se reproduise dans le même ordre.C’est par cette raison que les astronomes l’appellentaussi année équinoxiale.

5. L’année sidérale est celle qui est calculée sur leretour apparent du soleil à la même étoile. Cette annéeexcède l’année tropique de 20' 20". En voici la raison :la rétrogradation des points équinoxiaux étant de 5o" 1,le soleil, après qu’il est parti d’un équinoxe, doit paraîtrerencontrer ce même équinoxe, l’année suivante, dansun point un peu en deçà de celui où il l’a quitté, etavant d’avoir ainsi achevé sa l'évolution entière, c’est-à-dire après avoir parcouru seulement 359° ôg r 9", 9, ducercle qu’il paraît décrire, ce qui produit la différenceque nous venons d’exposer.

6. On donne le nom d’année anomalistique à unerévolution entière de l’anomalie; elle excède l’annéetropique de 2a' 27" 2. Elle est employée par les astro-nomes pour déterminer le lieu de l’apogée, d’après laméthode proposée par Lacaille.

7. Années civiles. L’année civile a toujours été cheztous les peuples ou solaire ou lunaire ; mais de ladiversité des modes établis pour calculer cette période,sont nées les dénominations d ’embohsmique, de ju-lienne , de grégorienne, de bissextile et de commune,sous laquelle elle a été désignée, dénominations dontinous expliquerons successivement la signification.

Cette période a dû nécessairement se former des di-visions de période, moins longues et d’un calcul plus

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facile, par chacune des phases qui marquent une révo-lution entière du soleil (2) ou de la lune (3). Ainsi, uncertain nombre de j ours a formé la semaine ou la décadedes Grecs, un certain nombre de semaines ou de décades,le mois, un certain nombre de mois, l'année. A quelleépoque cette division de l’année, qui simplifie les cal-culs chronologiques, et facilite les relations sociales,s’est-elle établie? C’est ce qu’il n’est pas possible de dé-terminer d’une manière précise et incontestable, et c’estau reste une question entièrement dans le domaine dessciences littéraires. En rappelant ici les usages des peu-ples les plus célèbres de l’antiquité, relativement à ladivision de l’année, nous avons dû mettre de côtétoutes les conjectures, et ne prendre que des faits histo-riquement démontrés. Il sera nécessaire pour mieuxsaisir l’ensemble de ce rapide résumé, de parcourir letableau placé à la fin de cet article, en observant toutefoisque les mois des peuples dont nous décrivons l’année,y sont seulement classés d’après l’ordre qu’ils occupaientdans les anciens calendriers, et non pas dans l’ordre desrapports qu’ils peuvent avoir entre eux; concordanceque le lecteur pourra établir lui-même avec facilité.

8. L’année civile des Egyptiens était une année solairecomposée de 36o jours, divisée en 12 mois qui étaientinvariablement de 3o jours chaque; après le 12 0 mois onajoutait cinq jours épagomenes ou additionnels, qui por-taient ainsi à 365 jours la durée totale de l’année.

L’année égyptienne était une année vague , parcequ’elle 11’avait point de commencement fixe, commecela est établi dans les calendriers actuellement en usage.Ce commencement rétrogradait d’un jour tous les quatreans et répondait successivement à toutes les saisons LesEgyptiens ne connaissaient pas l’année bissextile (i3) etperdaient environ 6 heures tous les ans, de façon que14G1 de leurs années n’équivalent qu’à 1460 annéesjuliennes ( 14)-

9. L’année des Juifs était une année lunaire, compo-sée de douze mois alternativement de 3o et de 29 jours;elle était ainsi de 354 jours dans les années communes ,etde384 dans les années embolismiques ou intercalaires.Dans cette dernière circonstance, on ajoutait un treizièmemois de 29 jours nommé Veadar, ou deuxième Adar,et alors Adar était de 3o jours.

Chaque septième année, chez les Juifs, se nommaitencore l’année sabbatique. Pendant sa durée toutesles terres demeuraient en jachères. Le retour de chaqueseptième année sabbatique, c’est-à-dire chaque t\ifannée, s’appelait l’année àu jubilé ; c’était une année re-ligieuse qui était célébrée avec la plus grande solennité

10. L’année grecque était lunaire et composée dei2 mois alternativement de 29 ou de 3o jours. Elle étaitembolismique, comme l’année juive, les 3% 6*, 8% etc.,du cvcle lunaire.