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Jeunesse, le fit choisir par l’empereur Justinien pourdiriger, de concert avec Isidore, la construction de labasilique de Sainte-Sophie , chef-d’œuvre de l’art,qu’il acheva seul après la mort de ce grand architecte.C’est à lui qu’on attribue, avec raison, l’inventiondes dômes , couronnement qui termine avec autant dehardiesse que de majesté les monumens de ce genre.
Nous ne connaissons malheureusement les travauxd’Anthémius dans la mécanique et l’optique que par lesfragmens de son ouvrage : irtpi vapaêo%m ftyixartipiaruv,de Machinis paradoxis , etc., dont Dupuy , de l’Aca-démie des inscriptions , a publié la traduction. Danscet écrit, dont l’analyse nous conduirait trop loin,Anthémius résout plusieurs problèmes ingénieux d’op-tique , entre autres celui d’exécuter ce qu’on raconted’Archimède brûlant les vaisseaux romains avec desmiroirs. Voyez Mémoires de l’Académie des inscrip-tions , tome xlii.
ANTI LOGARITHME ( Alg .). Nom donné par quel-ques auteurs au complément arithmétique du logarithmed’un sinus, d’une tangente ou d’une sécante, c’est-à-dire à la différence entre ce logarithme et celui durayon.
AINTICIITONES ( Aslr . ). ( D’ârri, contre, oppose,et de , la terre. Peuples qui habitent dans les hémi-sphères opposés de la terre, mais à des latitudes égales :ainsi de deux peuples antichtones, l’un a l’été tandis quel’autre a l’hiver. Voyez Antipodes.
ANTINOUS ( Astr.). Constellation boréale vague-ment indiquée par Ptolémée comme une des étoiles quiavoisinent l’Aigle, mais qu’Hévélius ajoute la premièreau catalogue donné par cet ancien astronome, et place au-dessous de cette constellation. On ignore si ce nom a étédonné au groupe d’étoiles qui le portent, par les astro-nomes du temps d’Adrien, dont la douleur pour laperte de son favori se manifesta par d’inexcusables folies,ou si l’Antinoüs céleste est le même que Ganymède . Lesétoiles -r„ r J,h *, de la constellation de l’Aigle , sont repré-sentées dans nos cartes du ciel, comme placées sur lafigure d’Antinous , et indiquent la position qu’occupecette constellation, en l’admettant comme telle.
ANTIPODES {Astr. — Geogr. — Math. ) ,
c ontre, opposé, et de zr£r , Tttè'cs , pied. Points diamé-tralement opposés du globe terrestre. Cette expressionne s’applique vulgairement qu’aux êtres qui habitentdes contrées placées dans cette situation : la science a dû1 entendre d’une manière plus précise, et dans le sens dela définition que nous venons de donner. Les pays quis ont sur des parallèles à l’équateur, à un égal éloigne-ment de ce cercle, les uns au midi, les autres au nord ,enfin, qui ont le môme méridien , et qui sont sous ce mé-ridien à la distance les uns les autres de i8a°, c’est-à-
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dire de la moitié de ce méridien, sont antipodes lesuns aux autres, et leurs habitans marchant dans un senscontraire, ont effectivement les pieds diamétralementopposés. Les antipodes éprouvent à peu près les mêmesdegrés de chaleur et de froid, et ont des jours et des nuitsd’une égale grandeur ; mais ils subissent ces variations detempérature et de durée des jours en des temps opposés.Ainsi, quand il est midi pour l’un des antipodes, il estminuit pour l’autre ; et lorsque les jours ont atteint leurplus grand accroissement pour l’un, ils sont pourl’autre au point le plus court de leur durée.
AOUT {Astr.). Sextilis , et ensuite Augustus , lesixième mois, le mois d’Auguste . Le nom de sextilisavait été donné à ce mois, à cause du rang qu’il occupaitdans l’année de Romulus , qui n’était que de dix mois. Ildevint le huitième de l’année de Huma, et conservanéanmoins son nom primitif jusqu’à l’époque où Au-guste lui imposa le sien.
Pendant le mois d’août ou d’Auguste , le soleil paraitparcourir la plus grande partie du signe du Lion , etentre vers le a3 au signe de la Vierge.
APHÉLIE {Astr.). (De , loin , et de ÏAioy , soleil.)Point de l’orbite d’une planète où sa distance au soleilest la plus grande; c’est l’une des extrémités du grandaxe de l’ellipse que les planètes décrivent autour decet astre. L’autre extrémité de ce grand axe se nommepérihélie.
Dans les anciens systèmes d’astronomie, où l’on sup-posait la terre immobile au centre de l’univers, Y aphé-lie devient Yapogée. Voyez Apogee.
Les aphélies des planètes ne sont point fixes, parceque l’attraction mutuelle qu’elles exercent les unes sur lesautres donne à ces points un mouvement continuel plusou moins grand dans les diverses planètes, et qui se faitselon l’ordre des signes. L’exposition des lois de ce mou-vement n’est point ici notre objet. ( Voyez Perturua-tion.) Nous devons d’abord expliquer comment ondétermine la position de l’apliélie par les observationastronomiques.
Soit donc EBACE l’orbe ellip-tique d’une planète, et S le foyerde cet orbe occupé par le soleil.
Soit de plus ASP le grand axe, oucomme on le nomme, la ligne desapsides. A sera le point de Y aphé-lie, et P le point du périhélie. Or,l’axe partage l’ellipse en deux par-ties égales qui sont parcourues entemps égaux et avec les mêmes de-grés de vitesse, la plus grande vi-tesse étant au périhélie et la pluspetite à l’aphélie. Mais si l’on tirepar le foyer S une autre droite DE, elle partagera l’el-