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Tome premier.
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rendit un glorieux hommage à l’Archimède français . Cefut la seule consolation que reçut d’Arçon, péniblementaffecté de ce revers et qui ne trouva dans sa patrie quedes rieurs, peu disposés à faire la part de son génie danscette douloureuse circonstance. Il défendit néanmoinsson invention dans un mémoire où les hommes de l’artpurent le juger plus favorablement. Dans les annéessuivantes, d’Arçon publia un autre ouvrage de théoriesur les lunettes à réduit et à feux de revers, dont l’objetest d’établir une résistance imposante , quoiqu’à peu defrais, sur un très-petit espace isolé. En 1793, d’Arçon futchargé de faire une reconnaissance au mont Saint-Ber-nard , et il se distingua ensuite dans la campagne d’in-vasion de la Hollande, où ses combinaisons livrèrentplusieurs places, et entre autres Breda , aux armées ré-publicaines. Proscrit deux fois dans l’intervalle de cesdeux expéditions, et toujours sauvé par le respect quienvironne le talent, d’Arçon, membre de l’Institut, futappelé au Sénat, en 1799, par le premier consul Bo-naparte , qui honorait son caractère et sa science. Maisil jouit peu de temps de la faveur du jeune chef del’Etat : il mourut à Paris le i er juillet 1800, âgé de67 ans.

D’Arçon était un homme remarquable à tous égards,doué d’une puissante imagination et d’une infatigableactivité : il appartient à la fois à la théorie et à la pra-tique de l’art militaire. Ses écrits se distinguent par unegrande abondance d’idées, et sont semés de traits degénie qui fout passer sur les négligences de style qu’ony remarque quelquefois.

Le plus important des écrits publiés par d’Arçonet celui qui en forme à peu près le résumé, est intitulé :Considérations politiques et militaires sur lesJorlifica-tions, Pai'is, imprimerie de la république, 1795, in-8°.

ARCTIQUE ( Aslr . ). D’ilpurcs, ourse, nom du pôleseptentrional, qui lui a été donné parce que la dernièreétoile de la constellation boréale, qu’on appelle la Pe-tite-Ourse , en est très-voisine.

Le cercle polaire arctique est un petit cercle de lasphère, parallèle à l’équateur, et éloigné du pôle de23 ° 28'. Comme le cercle polaire antarctique, qui luiest opposé, il est décrit par le pôle de l’écliptique. Lapartie de la terre qu’on appelle zone septentrionale , estcomprise dans la distance qui existe entre le cercle po-laire arctique et le pôle arctique même. Voy. Pôle etZone.

ARCTOPIIILAX ( Astr .), (d ’apurts, ourse , et cp’iÀal,gardien, cest-à-dire, le Gardien de l’Ourse), c’est lenom qu on donne à la constellation voisine à la fois dela Grande et de la Petite-Ourse, et qu’on appelle pluscommunément le Bouvier. Voy. ce mot.

ARCTURUS ( Astr.). (D’apurSpcs, queue de V Ourse,mot formé àlapKTis, Ourse, et de vp«, queue.) Étoile fixe

de la première grandeur, située dans la constellationdu Bouvier, vers laquelle paraît se diriger la queue déla Grande-Ourse .

Les Arabes ont donné à cette étoile le nom d’AnA-mech. On observe dans Arcturus un mouvement qui luiest propre, et qui est de 4' environ par siècle; c’est-à-dire que cette étoile avance vers le midi de cette quan-tité, et diminue par conséquent de latitude. Elle estmarquée a dans les catalogues.

ARCTUS ou A.PKT02 {Astr. ). Nom donné par lesGrecs aux deux constellations de l’hémisphère septen-trional , que nous désignons d’après eux sous ceux dePetite- Ourse et de Grande- Ourse . Voy. Ourse.

ARE ( Métrologie ). Unité des mesures agraires dansle nouveau système métrique français . C’est un carrédont le côté a dix mètres de longueur, et conséquem-ment cent mètres carrés de superficie. TJhectare, ou\’arpent métrique, est composé de cent ares.

Le rapport du mètre à l’ancienne toise de Paris étantcelui de 1 à o, 5 13074, Y are est à la toise carrée comme1 est à 26,3244929476. Ainsi, pour convertir un nombrequelconque d’ares en toises carrées, il faut multiplierce nombre par 26,3244929476, et, réciproquementpour convertir un nombre quelconque de toises carréesen ares, il faut le diviser par cette même quantité. C’estde cette manière qu’on trouve qu’un hectare équivautà 2632,44929476 toises carrées , et que l’ancien arpentde Paris , composé de 900 toises carrées, équivaut à34,1887 ares, ou, ce qui est la même chose, à 3418,87mètres carrés.

ARÉOMÈTRE (Phys.), (de iputoç, léger, subtil, etfiirpoy, mesuré). Instrument pour mesurer la densité desliquides. L’invention de cet instrument est due, selonquelques auteurs, à Hvpathia, fille de Théon ; maisselon d’autres, il était déjà connu et employé par Ar-chimède . Il consiste aujourd’hui, le plus communé-ment, en un petit globe de verre qui se prolonge enun tube long, étroit et cylindrique; on ferme ce tubehermétiquement, après avoir introduit dans le globe unequantité de mercure suffisante pour faire prendre à l’ins-trument une situation verticale lorsqu’on le plonge dansun liquide. La densité d’un liquide est estimée par leplus ou moins de profondeur à laquelle le globe des-cend, c’est-à-dire que le fluide dans lequel il descend le jplus est le plus léger, et que celui dans lequel il descendle moins est le plus lourd. Voy. Pesanteur spécifique.

Tour établir une comparaison entre la densité des di-vers liquides, il suffit donc de placer le long du tube uneéchelle dont les nombres indiquent immédiatement cesdensités, en partant d’un point fixe. Par exemple, lors-que l’aréomètre s’enfonce jusqu’à la division marquée1200, la densité est 1200; s’il s’enfonce jusqu’à 800, lu