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Tome premier.
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densité est 800. La densité de l’eau est marquée par1000, qui est le point fixe de départ.

Ce que l’on nomme pèse-sels, pèse-acides, pèse-es-prits, sont des espèces d’aréomètres dont les degrés del’échelle 11e sont pas destinés à faire connaître la densité,mais seulement le degré de concentration des liquides.Le plus populaire de ces instrumens est le pèse-acide ouaréomètre de Baumé. Pour le graduer, on marque o lepoint où il s’arrête dans l’eau pure, et 15 celui où il s’ar-rête dans un mélange de 85 parties d’eau et de i5 desel marin. L’intervalle de ces deux points étant diviséen i5 parties égales, on prolonge l’échelle au dessousde o et au-dessus de i5, avec ces mêmes parties. Deuxliquides de poids inégaux donneront évidemment desdegrés différens sur l’aréomètre; mais on n’en pourrarien conclure immédiatement sur les densités réelles deces liquides. Aussi cet aréomètre, ainsi que tous lesautres du même genre, sont-ils seulement des iustru-mens de commerce qui servent à régler le prix desmarchandises.

ARÉOMÉTRIE. C’est l’art de mesurer la pesan-teur spécifique ou la densité des liquides. Voy. Densité.

ARGETENÀR, ou plus exactement ANGËT-ÊL-NAIIR ( Astr. ). Nom d’ une étoile de la quatrièmegrandeur, qu’on trouve dans la constellation d’Eiu-dan.

ARGO ( LE NAVIRE ), OU LE VAISSEAU DES ARGONAUTES{Astr.). Nom de l’une des constellations de l’hémisphèreméridional, qu’on appelle plus communément le Na-vire ou le Vaisseau, et qui, suivant Flamsted, est com-posé de 64 étoiles.

ARGUMENT {Astr.). C’est, en général, un nombrequi sert à en trouver un autre dans une table; et, enparticulier, c’est une quantité de laquelle dépend uneéquation, une inégalité ou une circonstance quelconquedu mouvement d’une planète. Ainsi :

L’argument de latitude est la distance d’une planèteà son nœud ascendant, parce que cette distance sert àcalculer la latitude de la planète.

L’argument annuel est la distance du soleil à l’apo-gée de la lune, ou l’arc de l’écliptique compris entre lesoleil et cette apogée.

L’argument de Véquation du centre, est l’anomalie°u la distance à l’aphélie ou à l’apogée, parce que l’é-quation du centre se calcule, dans une orbite elliptique,pour chaque degré d’anomalie, et qu’elle varie suivantles cliangemens d’anomalie.

L’argument de la parallaxe est l’effet qu’elle pro-duit sur une observation , lequel sert pour déterminer1® parallaxe horizontale.

AR1DED {Astr.). Nom de l’étoile qui paraît formerce qu’on appelle la queue du Cygne, dans la coustella-llon de ce nom, et qui est marquée /3 dans les catalogues.

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AR1ES ( Astr. ). Voyez Bélier.

ARISTARQUE, de Samos, géomètre et astronomecélèbre, appartient à la première et brillante époquede l’école d’Alexandrie, quoique scs opinions sur lemouvement de la terre l’aient souvent fait désignercomme un disciple de l’école pythagoricienne. Il vivaitdurant le troisième siècle avant J.-C. Ptolémée rap-porte en effet une observation de solstice faite par Aris-tarque la 5o e année de la première période de Callipc,qui correspond à la 281 e avant l’ère chrétienne. Cettecirconstance remarquable ne permet pas de se trompersur l’époque réelle de son existence, malgré le dissenti-ment des biographes modernes à ce sujet.

On a déjà eu l’occasion de mentionner ailleurs {voyezEcole d’Alexandrie) quelques-uns des travaux d’Aris-tarque de Samos; et l’on sait que, parmi les découvertesdont l’antiquité lui a fait honneur, sa méthode pour dé-terminer la distance du soleil à la terre par la dichotomiede la lune, tient incontestablement le premier rang.Voyez Dichotomie.

Aristarque a peut-être acquis une gloire plus solide etplus grande, en tentant de généreux efforts pour fairerevivre l’opinion pythagoricienne du mouvement de laterre, et la faire prévaloir à Alexandrie sur l’hypothèsecontraire, adoptée alors par tous les astronomes, hypo-thèse que les travaux de Ptolémée érigèrent depuis ensystème. Il n’e6t pas sans intérêt pour l’étude de la sciencede reporter quelquefois la pensée vers ces luttes antiquesentre l’erreur et la vérité, car elles renferment en elles dehautes leçons philosophiques. L’opinion de Pythagorcétait juste; mais elle était trop évidemment contraire à lacosmogonie ancienne, qui reposait spécialement sur l’im-mobilité delà terre au centre de l’univers, pour triomphertout à coup des vieilles erreurs de l’homme, quoiqu’elleexpliquât les apparencessurlesquelles ces erreurs s’étaientétablies. Aristarque , qui avait embrassé cette opinion,avait senti la nécessité d’en démontrer les principes avecplus de développement que ses prédécesseurs. Il com-posa un livre sur ce sujet, dans lequel il s’appliqua àréfuter toutes les objections que l’hypothèse pythagori-cienne avait fait soulever. Ce livre est perdu; maisArchimède en parle avec assez d’étendue dans un de sesimmortels écrits ( Arenarius ), pour qu’on puisse sefaire une idée de son importance scientifique. D’aprèsles citations qu’en fait cet illustre maître, on voit qu’Aris-tarque plaçait le soleil immobile au milieu des fixes,ne laissant de mouvement qu’à la terre , dans son orbite,autour de cet astre. A l’objection tirée de ce que, danscette disposition , les étoiles fixes seraient sujettes à unediversité d’aspect, suivant les différentes places que laterre occuperait, Aristarque répondait que toute l’or-bite de cette planète ne remplissait dans l’espace qu’unpoint d’une grandeur insensible, comparée à la dis-