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trop incomplets aujourd’hui pour qu’il soit possible d’é-tablir une théorie rigoureuse. Les chances de la vie hu-maine, quoique beaucoup mieux connues que toutes lesautres, ne sont pas même déterminées d’une manièrecertaine ; ainsi, on doit considérer la théorie actuelledes assurances comme une approximation à peu prèssuffisante, et que des travaux ultérieurs perfectionne-ront successivement.
Les assurances contre les risques maritimes, les incen-dies , la grêle, etc., et en général contre la destructiond’un objet matériel quelconque, se calculent de la mêmemanière. On évalue l’objet à assurer; le montant decette évaluation est la somme que l’assureur s’engage àpayer en cas de perte; et cette même somme, multi-pliée par un facteur constant, qui est la probabilité sup-posée de la perte, forme la prime due par l’assuré.Ainsi, l’expérience ayant établi qu’il périt moins de unsur cent des vaisseaux anglais baleiniers, le facteur con-stant adopté par les compagnies d’assurances pour cesbatimens est -jij ; le propriétaire d’un tel vaisseau doitdonc payer une prime égale à la centième partie de lavaleur de sa propriété pour la faire assurer.
Les assurances sur la vie se partagent en deux grandesdivisions : i° les assurances dont les sommes doiventêtre payées après la mort des assurés; 2 ° les assurancespayables du vivant des assurés. Ces divisions présententune foule de combinaisons particulières dont on peuttrouver les détails dans les statuts des compagnies d’as-surances. Quant aux calculs que ces combinaisons exi-gent, ils sont tous fondés sur les probabilités de la viehumaine; mais comme leur théorie est intimement liéeà celle des rentes viagères , nous renvoyons sou expo-sition à l’article qui traite de ces rentes.
La France possède peu d’ouvrages sur les assurances;et nous devons regretter que l’excellent traité deM. Francis Baily , intitulé : lhe Doctrine of lije an-nuilies and assurances n’ait point encore été traduit.
ASTAROTIi {Astr.). Un des noms de la planète deVenus.
ASTÉRÉOMÈTRE. Instrument destiné à calculer lelever et le coucher des astres dont on connaît la décli-naison et l’heure du passage au méridien. La descrip-tion de cet instrument a été donnée par M. Jeaurat dansles Mémoires de V Académie des Sciences pour 1 7 7 0 -
ASTÉRIO {Astr.). Nom d’un des chiens de la con-stellation des Chiens de chasse .
ASTÉRISME {Astr.). Du latin asterimus , dérivé dugrec iéliSf, étoile. Ce mot s’employait autrefois dans lalangue astronomique pour celui de Constellation .
ASTÉROÏDES {Astr.). Nom donné par Herschellaux quatre nouvelles planètes, Junon, Pallas, Vesta etCérès , découvertes par MM. Piazzi, Olbers et Har-ding. Ce qui a fait dire, sans doute à tort, que le célèbre
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Anglais ne voulait accorder qu’à lui seul l’honneur d’a-voir découvert une planète.
ASTÉROPE {Astr.). C’est le nom de l’une des septétoiles principales qui composent les Pléiades.
ASTRAL {Astr.). Ce qui a rapport aux astres , ou cequi dépend des étoiles et des astres , comme année as-trale, sydérale, etc. Ce mot est peu en usage.
ASTRÉE. C’est un des anciens noms de la constella-tion de la Vierge. Voy. ce mot.
ASTRES (du latin as tram). Mot général qui s’appli-que aux étoiles, aux planètes et aux comètes.
ASTRODICTUM {Astr.). Instrument astronomiqueinventé par M. Wetghel , par le moyen duquel plu-sieurs personnes peuvent voir le même astre dans lemême instant.
ASTROGNOSIE. Nom d’une branche de l’astrono-mie qui a pour objet la connaissance des étoiles fixes ,c’est-à-dire leurs noms , leurs rangs, leurs situations,etc., etc.
ASTROKION. Un des noms de la belle étoile, plusconnue sous celui de Sirius.
ASTROLABE (de arrip , astre, et de ^a.ft?cma , jeprends). Ancien instrument astronomique très-ressem-blant à notre sphère armilliaire. U y a plusieurs espècesd ’astrolahes : le premier et le plus célèbre instrument dece genre est celui que fit construire Hipparque àAlexandrie , et qui lui servit pour diverses observationsastronomiques. Aujourd’hui ou ne fait plus usage desastrolabes, dont les curieux d’antiquités peuvent trou-ver la description dans les ouvrages de Clavius etd'Adrien Melius.
ASTRONOMIE {Histoire ). D’Arrlf, astre, et vi/uss,loi. Science des lois des aslres , ou des mouvemens descorps célestes.
L’astronomie est une des branches les plus impor-tantes des mathématiques appliquées. Elle comportetrois grandes divisions spéciales : la première est l’nj-tronomie sphérique, c’est-à-dire qui explique les phé-nomènes célestes d’après cette hypothèse, que la terreest au centre d’une sphère dont les astres occupent lasurface; la seconde est l ’astronomie théorique, sciencequi expose les différens rapports des corps célestes entreeux, comme leur position relative, leur éloignement,leur vitesse, et qui par conséquent, s’applique à décrirela véritable forme de l’univers; la troisième est l’art/'o-nomie physique , dont l’objet est de déterminer les cau-ses des mouvemens célestes par les principes de la mé-canique. Ces divisions de la science, établies par Ké-pler et adoptées depuis lui, en comprennent toute lathéorie, dont l’application générale aux observations,à la confection des instrumens, aux calculs, se nommepar opposition astronomie pratique.
Diverses sciences, telles que la géographie mathénut «