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« centres et de l’astre. On peut donc, en multipliant et« en déterminant convenablement ces quantités, repré-« senter toutes les inégalités de ce mouvement apparent.* Telle est la manière la plus générale d’envisager l’hy-« pothèse des épicycles et des excentriques; car una excentrique peut être considéré comme un cercleK dont le centre se meut autour de la terre avec une“ vitesse plus ou moins grande, et qui devient nulles’il est immobile. »
« Ptolémée suppose le soleil, la lune et les planètes« en mouvement autour de la terre dans cet ordre de« distances : la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil ,« Mars, Jupiter et Saturne . Chacune des planètes su-« périeures au soleil était mue sur un épicycle dont le« centre décrivait autour de la terre un excentrique« daus un temps égal à celui de la révolution de la« planète. La période du mouvement de l’astre sur« l’épicycle, était celle d’une révolution solaire, et il« se trouvait toujours en opposition au soleil lorsqu’il« atteignait le point de l’épicycle le plus près de la« terre. Rien ne déterminait dans ce système la gran-« deur absolue du cercle et des épicycles : Ptolémée « n’avait besoin que de connaître le rapport du rayon» de chaque épicycle à celui du cercle décrit par son» centre. Il faisait mouvoir pareillement chaque pla-« nète inférieure sur un épicycle dont le centre décri-« vait un excentrique autour de la terre ; mais le mou-« vement de ce point était égal au mouvement solaire,« et la planète parcourait son épicyle pendant un temps« qui, dans l’astronomie moderne, est celui de sa révo-« lution autour du soleil; la planète était toujours eu« conjonction avec lui, lorsqu’elle parvenait au point« le plus bas de son épicycle. Rien ne déterminait« encore ici la grandeur absolue des cercles et des épi-« cycles. Les astronomes antérieurs à Ptolémée étaient« partagés sur les rangs de Mercure et de Vénus dans« le système planétaire. Les plus anciens dont il suivit« l’opinion, les mettaient au-dessous du soleil ; les« autres plaçaient ces astres au-dessus : enfin quelques' -Égyptiens les faisaient mouvoir autour du soleil. »
Telles sont les hypothèses principales du système dePtolémée . Ce système dont l’adoption générale rendittout progrès impossible,marque un point d’arrêt dans laMarche de l’esprit humain. Comme il rassemblait toutes!es connaissances antérieures à sa production, il fut3ussi durant une longue période, l’axe sur lequel vinrentSe grouper toutes les recherches postérieures.
7* Tandis que l’Europe et cette partie de l’Asie , que lapolitique romaine y avai t rattacliéepar ses conquêtes et seslois, subissaient une transformation complète dans leursMoeurs, leur religion et leur droit public; tandis quepuissantes révolutions changaient la face du mondeivilisé, que des royaumes s’élevaient sur les débris des
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royaumes, que des nations nouvelles s’élançantd’une zoneinconnue, venaient s’asseoir au foyer dévasté des vieillesnations, et que les sciences et les lettres disparaissaientcomme englouties sous les ruines des anciens monu-mens : une nation jeune, malgré ses antiques traditions,brave, spirituelle et remarquable par l’énergie de sonenthousiasme religieux, se révélait au monde par sa puis-sance intellectuelle, après l’avoir menacé par la puis-sance victorieuse de ses armes. Les sciences et les lettrestrouvèrent un refuge chez cette noble nation , alors queleur flambeau s’éteignait dans le sang des peuples où ilavait autrefois répandu de vives clartés. La religionnouvelle, qu’elle adopta avec l’ardeur naturelle de soncaractère, modifia durant quelque temps ses mœurspatriarchales, en lui inspirant une ferveur de prosély-tisme qui lui fit soumettre la raison au tranchant dusabre. Mais quand ses premiers klialyfes eurent accomplila pensée de Mahomet par d’immenses conquêtes, elleretrouva dans les loisirs de la paix toutes les traditionsde sa belle civilisation. Passionnée pour la poésie et pourl’éloquence, elle eut de nouveau des palmes pour lespoètes et les orateurs ; elle cultiva les sciences mathé-matiques, et surtout l’astronomie, dont son ciel sansnuages devait favoriser les observations; et l’Europe ,courbée sous la hache des hommes du Nord, ne la suivitque lentement, et de bien loin , dans la voie de la régé-nération et du progrès.
Telle fut la nation arabe, dont les glorieuses annalesrenferment tant de faits intéressans pour l’histoire dessciences, et que d’aveugles préjugés nous ont long-lempsmontrée comme une nation barbare, en calomniantjusqu’à sa religion.
Nous ne parlerons point de l’astronomie des anciensArabes: leurs connaissances pratiques dans cette sciencene s’élevaient guère au-dessus de celles que les Grecspossédaient avant Thalès, et ce fut seulement sous leskhalyfes de la dynastie des Abbassydes qu’ils commen-cèrent à en faire l’objet de recherches sérieuses. Le cé-lèbre El-Mansour, surnommé Abou-Djafar ( Almanzor -le-Victorieux), eut lapins grande part à la révolutionintellectuelle qui s’opéra chez les Arabes. Ce khalyfe, quimonta sur le trône vers le milieu du huitième siècle ( ande J.-C. 754 , de l’hégyre i3G), encouragea les sciencespar ses libéralités, par la faveur dont il honorait ceuxqui les cultivaient, et surtout par son propre exemple,car il s’adonna lui-même avec beaucoup d’ardeur àl’étude de l’astronomie. Ses successeurs marchèrent surses traces; le célèbre Haroun-âl-Raschyd et son fils Mo-liamed-el-Amyr favorisèrent de tout leur pouvoir lemouvement civilisateur qui s’était manifesté parmi lesArabes. Le brillant règne de ces princes a laissé dansl’Orient d’impérissables souvenirs; les contes ingénieux,qui ont amusé notre enfance, ne sont qu’un reflet de
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