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Tome premier.
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un grand nombre d’instrumens supérieurs à ceux donton avait fait usage jusqu’alors, et entre autres un gno-mon d’une grande dimension, à l’aide duquel il putfaire des observations importantes sur les diminutionsde l’obliquité de l’écliptique et de l’excentricité duglobe terrestre.

9. C’est à peu près à cette époque qu’Alphonse, roide Castille, et Frédéric II, empereur d’Allemagne ,commencèrent à encourager les études astronomiques,ut que la science, rendue à l’Europe par les Arabes ,jeta quelques rayons de lumière au milieu des épaissesténèbres qui couvraient ce pays. Les tables astrono-miques dressées par les soins du premier de ces princes,la traduction de YAlmageste de Ptolémée, due auxencouragemens du second, furent les premiers indicesimportans de la révolution intellectuelle que l’Europe allait subir dans les siècles suivaus. L’astronomie, dont lesconnaissances étaient alors mêlées à beaucoup d’erreurset de rêveries astrologiques, fut spécialement l’objet dequelques utiles travaux, parmi lesquels se distinguentceux de Sacro-Bosco (Jean de Halifax ), de Campanus deNovarre, de Girard de Crémone, qu’on croit avoir étéle premier traducteur de Y Almagesie en latin.

Gr.î mouvement continua durant le XIV e et le XV esiècle. Pierre d’Apono, Marc de Bénévent et George■Purbacb se jetèrent avec une sorte d’enthousiasme surles éa its des anciens, les commentèrent, les analysèrent,^préparèrent ainsi la voie des découvertes dans laquelle1 ® science allait s’élancer après eux. Ce fut alors queparut le célèbre Jean Muller, plus connu sous le nomde Regiomontanus , l’un des observateurs les plus re-marquables du système astronomique de Ptolémée , dontil découvrit même, dit-on, les erreurs, qu’il fut sur lepoint do sacrifier à l’ancienne opinion pythagoricienne.Mais le moment n’était pas venu de cette grande etheureuse, révolution, et l’honneur de la commencerétait réservé à un autre. Regiomontanus acheva d’im-penses travaux dans toutes les parties de l’astrono-11116 > et son observation de la comète de 14.72, pour^quelle il écrivit un traité spécial, est encore aujour-. ^ Ul d’un haut intérêt. Cet astronome, qui mourutJ e mie ; l a j ssa <j e nombreux disciples le soin de perfec-tionner sa méthode et de continuer ses observations.311111 6 nx se distingue Bernhard Walther , que, suivantUsa ge de, ce temps, on a appelé TŸ altherus. Il est leP 1 e ®ier astronome moderne qui ait observé le phéno-Pî -ne de la réfraction.

Gessavans et laborieux astronomes, ainsi qu’un grannombre d’autres qui tiennent une place honorable dai1 histoire de la science, ne firent aucune découverte imPortante ; mais ils préparèrent celles duXVI' siècle, ètde renovation dans laquelle nous allons enfin entrer, <ou nous allons Yoir pour la dernière fois le génie «tu

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prises avec les préjugés et les erreurs dont une longuesuite de, siècles avaient pour ainsi dire consacré la ja-louse autorité.

10. Le système de Ptolémée , comme on l’a dit plushaut, avait résumé toute l’astronomie ancienne : il futdurant près de quatorze cents ans la base fondamentalede la science ; il régna sans contestation, et toutes lesobservations furent faites dans le sens de l’hypothèsequ’il avait convertie en loi. Ainsi, l’histoire de l’astro-nomie, envisagée d’une manière générale, peut se di-viser en trois grandes périodes. La première est celledes systèmes pratiques, si l’on peut s’exprimer ainsi,c’est-à-dire celle où chaque nation avait adopté une hy-pothèse suivant ses préjugés, ses besoins sociaux et sescroyances religieuses. Cette époque est peut-être celledes plus grands travaux de l’humanité : à travers denombreuses erreurs, on voit cependant peu à peu cheztoutes les nations des idées raisonnables, des appréciationsjustes des phénomènes célestes, servir de base à desobservations utiles. Durant cette période, l’homme par-vient à s’assurer de la sphéricité de la terre et de celledes planètes : il observe la déclinaison de l’écliptique, etdécouvre la précession des équinoxes. Alors un sage ex-pose sur le système de l’univers une idée juste, qui nepeut triompher des préjugés existans, fondés sur des ap-parences, que cette idée trop avancée n’explique pasd’une manière assez précise, assez satisfaisante. Une se-conde période historique commence à Ptolémée ; elle n’apas d’autre nom que celui de cet astronome, qui, mettantun terme aux vagues incertitudes du passé, s’empare del’avenir, et enchaîne la raison humaine dans les cerclesingénieux que son hypothèse a tracés dans le ciel. Alorsles travaux astronomiques n’ont plus d’autre but que detrouver une mesure plus exacte de la terre, une divisiondu temps qui tienne compte des distances les moins sai-sissables par les sens, de déterminer avec plus de préci-sion l’apogée du soleil, l’inclinaison de l’écliptique et!tous les phénomènes célestes. Après quatorze siècles,l’humanité conçoit enfin des doutes sur la réalité de cesystème. Une troisième et brillante période commencepour l’histoire de l’astronomie : c’est celle de Copernic .Une fois le préjugé vaincu dans sa base essentielle, l’es-prit humain marche de découvertes en découvertes, eten moins de deux siècles tous les travaux des généra-tions passées sont anéantis, toutes les hypothèses ren-versées; la science, dans son vol hardi, ets’appuvantsurd’incontestables certitudes, mesure la distance de la terreau soleil, pèse tous les globes dans sa main puissante, etdétermine les lois en vertu desquelles ils se meuventdans l’espace; elle pénètre au sein de tous les mystèresde la création, et explique tous les phénomènes célestesavec une autorité qui n’admet ni doute ni hésitation.L’homme, en vertu de sa raison, déclare alors être en